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Par crainte de frappes iraniennes, les USA réduisent leur présence militaire et diplomatique au Moyen-Orient

Par crainte de frappes iraniennes, les USA réduisent leur présence militaire et diplomatique au Moyen-Orient
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Par AlAhed avec sites web

Les États-Unis réduiraient leur présence militaire sur des bases situées dans la région de l’Asie de l'Ouest, tout en diminuant les effectifs de plusieurs de leurs missions diplomatiques dans cette même zone, sur fond de menaces de représailles iraniennes en cas de nouvelle agression américano-«israélienne», indique NBC News dans un reportage diffusé le mercredi 21 octobre.

Le média américain souligne comment des installations américaines dans la région ont été la cible de frappes de représailles iraniennes, entraînant d'importantes pertes américaines.

Selon ce rapport, des militaires américains stationnés sur des bases en Jordanie figurent parmi les unités redéployées.

Washington retire également des troupes de ses installations au Koweït et au Qatar, réduisant ainsi sa présence militaire dans toute la région.

La veille, des informations avaient fait état d’une réévaluation, par le département américain de la Guerre, de l’avenir de ces installations militaires en Asie de l’Ouest à la suite des frappes de représailles iraniennes menées en réponse à la dernière agression américano-«israélienne», qui ont endommagé plusieurs infrastructures militaires américaines stratégiques.

Un haut responsable du département de la Guerre a indiqué que celui-ci travaillait avec le Commandement central américain (CENTCOM), chargé de superviser les forces américaines déployées dans la région, afin d’évaluer les installations endommagés et de déterminer lesquelles seraient nécessaires dans le cadre de la future posture militaire de Washington, selon Breaking Defense, un média spécialisé basé à Washington.

Parmi les installations visées lors des frappes iraniennes figurait la base aérienne d’al-Udeid, au Qatar, le principal avant-poste militaire américain dans la région.

Les frappes, menées par l'Iran en représailles à l’agression survenue entre le 28 février et le 7 avril, ont rendu inopérant le Centre d’opérations aériennes combinées du département américain de la Guerre dans cette zone.

Des installations militaires américaines en Arabie saoudite et en Jordanie ont également été ciblées, tandis que les infrastructures militaires américaines à Bahreïn ont subi d’importants dégâts, compromettant gravement les capacités logistiques régionales des forces armées américaines.

Le secrétaire par intérim de la Marine américaine, Hung Cao, a reconnu l’ampleur des destructions à Bahreïn, déclarant: «Ils ont tout rasé à Bahreïn.»

L’amiral Daryl Caudle, chef des opérations navales américaines a de son côté exclu un retour prochain de la Marine américaine à la base de soutien naval de Bahreïn.

Selon NBC News, parallèlement au retrait des troupes militaires de leurs bases, les responsables de plusieurs missions diplomatiques américaines dans la région ont été informés mercredi que leurs postes devraient fonctionner avec un nombre réduit d'effectifs.

Le porte-parole du département d’État américain, Tommy Pigott, a toutefois démenti un précédent article de Reuters selon lequel Washington s’apprêtait à ordonner à certains membres du personnel diplomatique et à leurs familles de quitter les ambassades américaines en Asie de l’Ouest, mais affirmé que le département d’État avait ordonné le départ des employés «non essentiels» de son ambassade à Riyad, ainsi que celui de leurs familles.

Tommy Pigott a justifié cette mesure par l’intensification des opérations menées par les forces armées yéménites.

Depuis juillet, les forces yéménites appliquent une politique de «siège pour siège» et d’«escalade pour escalade», dans le but de contraindre l’Arabie saoudite à mettre fin à sa campagne de blocus et d’agression contre le Yémen.

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