L’Iran prêt à la diplomatie, mais menace de riposter plus durement en cas d’agression
Par AlAhed avec sites web
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a indiqué dimanche 4 octobre que son pays restait prêt à parvenir à une solution «juste et honorable» par la voie diplomatique, mais qu'il apportera une réponse «encore plus écrasante» si ses «ennemis» recouraient à nouveau à des actions militaires.
Lors d'une réunion avec des ambassadeurs et des diplomates étrangers à Téhéran, il a également souligné le sérieux et la détermination de l'Iran tant pour se défendre que pour faire avancer la diplomatie.
Il a exprimé l'espoir de voir les Etats-Unis choisir la voie de la sagesse et de la rationalité.
«Il n'y a pas de solution militaire, ni aucune solution fondée sur de nouvelles sanctions. Seule une solution fondée sur la négociation, la justice, l'équité et la dignité diplomatique peut s'avérer efficace et apporter une résolution définitive pour mettre fin à cette guerre et à l'agression aussi illégale qu'injuste lancée contre l'Iran», a-t-il déclaré.
Dans cette perspective, M. Araghchi a précisé qu’il avait rencontré 42 ministres des Affaires étrangères en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, tandis que le président Massoud Pezeshkian avait rencontré une dizaine de chefs d’État.
Le chef de la diplomatie iranienne a jugé ses rencontres avec les pays voisins, en particulier les pays riverains du golfe Persique, très efficaces, respectueuses et amicales.
Téhéran, a-t-il ajouté, avait engagé une nouvelle démarche visant à instaurer la confiance entre la République islamique d’Iran et les pays voisins, un processus qui progresse bien, notamment dans la région du golfe Persique.
Selon lui, une volonté commune s’était dégagée en faveur de l’instauration de la paix, de la stabilité et de la sécurité dans le golfe Persique, avec la participation des pays de la région eux-mêmes. Il a précisé que ce processus était désormais activement mis en œuvre.
M. Araghchi a également évoqué ses réunions avec des responsables européens, soulignant la grande franchise des échanges entre l’Iran et ces pays.
Le patron de la diplomatie iranienne a réaffirmé que les pays européens devraient reconsidérer leur approche à l’égard de l’Iran, faisant notamment allusion à l’aveu du secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, qui a affirmé la participation de pays européens à la guerre d’agression menée par les États-Unis contre l’Iran.
Téhéran a reçu la proposition américaine en réponse à son plan visant à mettre fin aux hostilités et y a répondu, tandis que certains points supplémentaires doivent encore être communiqués aux Etats-Unis, selon le ministère iranien des Affaires étrangères.
Le 22 septembre, l'Iran a transmis aux Etats-Unis, par l'intermédiaire de médiateurs en marge de la 81e session de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, un projet de plan de sept jours visant à mettre fin aux hostilités et à rouvrir le détroit d'Ormuz.
Le 28 février, «Israël» et les Etats-Unis avaient lancé des attaques conjointes contre Téhéran et d'autres villes iraniennes. L'Iran avait riposté par des vagues d'attaques de missiles et de drones visant «Israël» ainsi que les bases et les installations américaines dans la région, et renforcé son emprise sur le détroit d'Ormuz. Les Etats-Unis avaient également imposé un blocus naval ainsi que de nouvelles sanctions à l'encontre de l'Iran.
Un cessez-le-feu a été conclu entre les parties belligérantes le 8 avril. Le 18 juin, l'Iran et les Etats-Unis ont signé un protocole d'accord visant à mettre fin à la guerre dans la région sur tous les fronts.
En vertu de ce protocole d'accord, les deux pays auraient dû mener des négociations dans un délai de 60 jours, expirant le 17 août, afin de parvenir à un accord définitif. Cependant, les deux parties n'ont pas réussi à réaliser des progrès suffisants, alors que les tensions ont continué de s'intensifier.
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