Toute force étrangère débarquant en Iran sera anéantie, dit le conseiller de sayyed Khamenei
Par AlAhed avec sites web
Un haut conseiller militaire du Leader de la Révolution islamique, le général de division Yahya Rahim Safavi, a averti que toute force étrangère qui tenterait de débarquer sur le territoire iranien dans le cadre d’une éventuelle invasion serait «anéantie», soulignant l’importante réserve de personnel entraîné pour défendre l’Iran et sa population.
Lors d’une allocution télévisée mardi 22 septembre, Rahim Safavi, conseiller militaire de l’Ayatollah Sayyed Mojtaba Khamenei, a réaffirmé que l’Iran avait atteint un niveau significatif de capacités dans les domaines des missiles, de la défense aérienne et de la défense du territoire.
Il a souligné que toute force étrangère qui tenterait de débarquer sur le territoire iranien, où que ce soit, serait immanquablement anéantie.
Au moins 10 millions de Bassidjis entraînés
L’ancien commandant en chef du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a également indiqué que l’Iran disposait d’au moins 10 millions de Bassidjis entraînés, issus des forces de mobilisation populaire, capables de défendre l’ensemble du pays selon une approche distribuée, fondée sur une organisation en mosaïque et sur la guerre asymétrique.
Selon lui, le peuple constitue le principal pilier de la puissance et de la sécurité nationale de la République islamique d’Iran.
Une surveillance étroite des forces étrangères
Rahim Safavi a par ailleurs salué les progrès significatifs réalisés par l’Iran dans les domaines des missiles, des drones et de la défense aérienne.
Il a affirmé que l’Iran surveillait de manière exhaustive les activités militaires étrangères dans la région.
Dans le domaine maritime, il a notamment indiqué que les systèmes radar iraniens étaient capables de détecter les navires de guerre américains actuellement déployés dans la région, aussi bien dans le golfe Persique que dans l’océan Indien, et d’en déterminer la position.
Le général Safavi a également déclaré que l’Iran était en mesure de mener simultanément des opérations défensives et de représailles. Il a présenté les performances du pays face à toute éventualité de guerre comme une démonstration de résilience sociétale et de détermination stratégique.
Selon lui, la question centrale serait de savoir si la résilience sociale des États-Unis était supérieure à celle de l’Iran. «Celle de l’Iran est certainement supérieure. La guerre est une bataille de volontés», a-t-il affirmé.
Il a également déclaré que l’Iran connaissait ses objectifs et était pleinement résolu à défendre ses intérêts nationaux ainsi que sa dignité.
La réouverture d’Ormuz soumise aux conditions iraniennes
Abordant également la question du détroit d’Ormuz, Rahim Safavi a réitéré que sa réouverture dépendrait notamment de la levée du blocus naval illégal américain imposé à l’Iran.
«Le détroit d’Ormuz ne sera pas rouvert sous la pression militaire américaine. Il appartient uniquement à l’Iran et à Oman de mettre en place le mécanisme nécessaire. Nous sommes en contact avec les autorités omanaises à cette fin, malgré toutes les entraves imposées par les États-Unis, selon les informations dont nous disposons», a-t-il déclaré.
Le général Safavi a enfin précisé que la réouverture du détroit d’Ormuz serait soumise à l’acceptation par les États-Unis des conditions posées par l’Iran.
Pour un cadre de sécurité régionale sans présence américaine
Concernant la sécurité régionale, le général Safavi a déclaré que l’objectif plus large de l’Iran était d’établir, avec les États de la région, un cadre de sécurité pour le golfe Persique, sans ingérence américaine.
«Notre objectif est de neutraliser définitivement la menace qui pèse sur le peuple iranien et, avec les pays de la région, d’instaurer une sécurité durable et de favoriser un développement pérenne dans le golfe Persique, sans présence américaine», a-t-il souligné.
Il a également affirmé que l’Iran n’avait aucune intention d’expansion territoriale ni de changement de régime dans les pays arabes.
Il a enfin proposé la mise en place d’accords de sécurité régionaux conjoints afin d’empêcher les actes d’agression du «régime israélien» contre les États de la région.
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