Liban-Sud: «Israël» incendie un hôpital à Meis el-Jabal, le ministère de la Santé dénonce une «faillite morale»
Par AlAhed avec sites web
Le ministère libanais de la Santé a condamné l’incendie de l’hôpital gouvernemental de Meiss el-Jabal, dans le gouvernorat de Nabatiyé, au Liban-Sud, qualifiant l’acte de «barbare» et de «crime de guerre caractérisé». Le ministère a dénoncé une attaque «israélienne» «flagrante, brutale et indignée» malgré le cessez-le-feu en vigueur.
Situé dans une localité proche de la «Ligne bleue» séparant le Liban et la Palestine occupe, l’hôpital de Meiss el-Jabal assure depuis 2002 des services médicaux aux habitants du district de Marjayoun et des zones frontalières.
Dans un communiqué relayé par l’Agence nationale d’information (NNA), le ministère de la Santé a affirmé que l’établissement avait fait l’objet d’une «destruction systématique» visant à priver la population civile du Sud de services médicaux essentiels.
Le ministère a souligné qu’il œuvrait depuis plusieurs années à la réhabilitation et au rééquipement de l’hôpital, notamment après la dernière agression «israélienne». L’établissement avait été rénové et doté d’équipements médicaux afin de renforcer les capacités sanitaires dans les zones frontalières et de pouvoir accueillir les habitants déplacés.
Selon le ministère, l’armée «israélienne» avait auparavant occupé l’hôpital et l’avait transformé en caserne militaire, avant de l’incendier complètement. Cette destruction, affirme-t-il, prive désormais les habitants du Sud d’un accès à des soins hospitaliers essentiels.
Le ministère libanais de la Santé a également estimé que l’attaque contre l’établissement constituait une «faillite morale» et dénoncé une atteinte systématique au secteur de la santé. Il a rappelé que les établissements médicaux et le personnel sanitaire bénéficient d’une protection en vertu du droit international humanitaire.
«S’attaquer aux institutions médicales et au personnel sanitaire constitue un crime de guerre à part entière et une violation flagrante du droit international», a affirmé le ministère, appelant la communauté internationale à mettre fin à son silence et à demander des comptes à «Israël» pour les attaques visant le secteur de la santé libanais.
Le ministère a enfin appelé l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et les autres instances internationales concernées à intervenir face à la situation des infrastructures sanitaires dans le sud du Liban.
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