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Imam des opprimés

«Israël» envisage d’expulser les officiels britanniques du centre de coordination pour l’après-guerre à Gaza

«Israël» envisage d’expulser les officiels britanniques du centre de coordination pour l’après-guerre à Gaza
folder_openŒIL SUR L'ENNEMI access_timedepuis 14 heures
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Par AlAhed avec sites web

«Israël» étudie la possibilité d’expulser des représentants britanniques, et potentiellement d’autres officiels européens, du centre de coordination piloté par les États-Unis pour l’après-guerre à Gaza, rapporte le Financial Times.

Cette option intervient sur fond de vives tensions entre «Tel Aviv» et Londres autour de l’extension controversée des colonies de la zone E1 en Cisjordanie occupée.

Selon le Financial Times, qui cite des sources proches du dossier, le «gouvernement israélien» a évoqué ces dernières semaines la possibilité d’écarter le Royaume-Uni de l’International Gaza Support Center (IGSC), le quartier général multinational chargé de superviser le cessez-le-feu conclu sous l’égide de Washington entre «Israël» et le Hamas. D’après le site américain d’actualité juive «The Yeshiva World», les discussions porteraient également sur une éventuelle exclusion de représentants allemands et italiens, en réaction aux critiques croissantes de ces pays envers la politique du «gouvernement» de Benjamin Netanyahu dans les territoires palestiniens.

Le Royaume-Uni, deuxième contingent du centre après les États-Unis

Selon des informations obtenues par le «Jerusalem Post» auprès de responsables au fait du dossier, le Royaume-Uni dispose actuellement du deuxième contingent le plus important, après celui des États-Unis, au sein du quartier général du CMCC installé à «Kiryat Gat», et l’adjoint du général américain qui commande la force est britannique. La décision d’expulser d’autres représentants internationaux nécessiterait toutefois, selon des sources citées par le Financial Times et reprises par le site Just Security, l’aval du «Conseil de la paix (Board of Peace)», un point cependant contesté par une autre source. Un porte-parole de cette instance a indiqué au quotidien économique britannique qu’elle restait engagée aux côtés d’«Israël» pour maintenir la coordination multinationale et faire avancer le «plan de paix» porté par Donald Trump pour Gaza.

Les Pays-Bas et l’Espagne déjà écartés du centre

Le «ministre israélien des Affaires étrangères», Gideon Sa’ar, a annoncé mardi l’expulsion des représentants néerlandais du centre, après l’adoption par les Pays-Bas d’une législation interdisant le commerce de produits «israéliens» issus des colonies de Cisjordanie, d’al-Qods Est (Jérusalem-Est) et du plateau du Golan occupés, une mesure qui doit entrer en vigueur le mois prochain.

Selon «The Yeshiva World», l’Espagne avait déjà été exclue du centre auparavant, «Israël» ayant alors invoqué son «parti pris obsessionnellement anti-israélien».

Cette possible exclusion britannique intervient dans un contexte de dégradation des relations entre «Israël» et le Royaume-Uni, provoquée par l’extension du projet de colonisation E1, qui romprait la continuité territoriale entre les principaux centres de population palestinienne de Cisjordanie occupée.

Le secrétaire britannique aux Affaires étrangères, Ed Miliband, a qualifié ce plan d’«inacceptable et destructeur» dans une déclaration écrite la semaine dernière, précisant que son ministère préparait un «ensemble complet de mesures» en réponse, incluant des sanctions ciblées contre «ceux qui participent à l’extension illégale des colonies».

Plus de cent anciens diplomates français et britanniques ont par ailleurs publié la semaine dernière une lettre ouverte accusant «Israël» de détruire systématiquement Gaza et sa population, peu après la condamnation par onze pays, dont la France et le Royaume-Uni, de la publication d’appels d’offres pour la construction du projet E1.

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