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Imam des opprimés

«Bombarder Oman»: La nouvelle menace de Trump, signe de son exaspération face à l’impasse avec l’Iran

«Bombarder Oman»: La nouvelle menace de Trump, signe de son exaspération face à l’impasse avec l’Iran
folder_openPresse occidentale access_timedepuis 2 heures
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Par AlAhed avec Courrier International

Alors que l’accord-cadre signé par l’Iran et les États-Unis est arrivé à échéance lundi, le président républicain s’en est violemment pris à son allié du Golfe. Pour la presse américaine, cette nouvelle menace témoigne de l’exaspération de Donald Trump face à l’enlisement du conflit au Moyen-Orient.

Selon The New York Times, c’est une attaque qui laisse «transparaître la frustration de Donald Trump face à son incapacité à mettre fin à la guerre qu’il a déclenchée».

Lundi 17 août, le président américain a menacé de frapper Oman si le pays se mettait en travers d’un accord sur le détroit d’Ormuz, alors que Mascate et Téhéran mènent depuis plusieurs semaines des discussions sans Washington à propos de ce passage maritime stratégique.

«Si Oman se met en travers de notre chemin, on va leur bombarder la gueule», a déclaré Trump au journaliste de Fox News Trey Yingst, en réponse à une question sur les échanges en cours entre les deux pays.

«Menacer grossièrement de bombarder l’allié qui tente de faire circuler les pétroliers dans le détroit et de faire baisser le prix de l’essence est à mon avis pour le moins discutable», commente Rex Huppke, éditorialiste à USA Today. Le journaliste y voit là un «nouvel exemple du comportement de plus en plus instable» du président américain «qui met crûment en lumière les doutes concernant ses capacités cognitives en pleine période de guerre».

Pour la BBC, «On ignore ce que Donald Trump considère précisément comme une obstruction à ses objectifs» concernant le détroit d’Ormuz. Trump a proféré sa menace contre Oman quelques heures après que l’Iran avait annoncé que les deux pays étaient parvenus à un accord permettant aux navires de traverser le détroit, note le média britannique.

Des responsables américains ont indiqué au Wall Street Journal «que la situation concernant Oman était floue». Le pays du Golfe, qui borde le détroit d’Ormuz au sud, négocie avec l’Iran afin de permettre une augmentation du trafic commercial sur cette voie maritime. Selon les responsables américains, «ces négociations pourraient contribuer à réduire la pression sur les marchés mondiaux de l’énergie ainsi que la hausse des prix du pétrole aux États-Unis». Mais au sein de l’administration, «certains craignent qu’Oman n’aide dans le même temps l’Iran à négocier un accord nucléaire plus favorable à Téhéran [qu’à Washington], alimentant ainsi la colère de Trump», explique le Wall Street Journal.

Citant des responsables américains, le quotidien rapporte que certains hauts conseillers de l’administration Trump «accusent en privé Oman de jouer un double jeu et de se ranger largement du côté de l’Iran, plutôt que de chercher à obtenir le meilleur accord possible entre» les États-Unis et l’Iran. «D’autres estiment au contraire que les liens de longue date qu’entretiennent Oman et l’Iran constituent un atout pour le processus de médiation», souligne The Wall Street Journal. Selon ces responsables, Trump fait d’Oman un «bouc émissaire», car le président américain «cherche à faire porter à d’autres la responsabilité de son échec à conclure un accord nucléaire».

«En définitive, ses menaces contre Oman ne sont que le reflet de sa frustration face à une situation qu’il a lui-même créée, et pour laquelle il ne dispose d’aucune bonne option», affirme le spécialiste de l’Iran Nate Swanson au New York Times. «Il s’en prend instinctivement à ceux qui l’entourent et, cette fois, c’est Oman qui s’est retrouvé dans sa ligne de mire», note cet expert qui a travaillé au sein des administrations Trump et Biden sur le dossier iranien.

 

 

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