L’Iran a mis à profit les 60 jours prévus par le mémorandum pour se préparer à «étendre la guerre», selon le WSJ
Par AlAhed avec sites web
L’Iran aurait passé les deux mois suivant la signature du protocole d’accord avec les États-Unis à se préparer à une intensification des combats plutôt qu’à la diplomatie.
Selon un article du Wall Street Journal, citant des responsables iraniens et arabes, Téhéran estimait que les États-Unis gagnaient également du temps en vue d’une future attaque. C’est la raison pour laquelle, au cours des 60 derniers jours, l’Iran aurait intensifié sa production de missiles et de drones, et nommé des figures de la «ligne dure» à des postes clés. La période de 60 jours prévue dans le mémorandum expire aujourd’hui (lundi).
Selon cet article, des responsables des services de renseignement arabes auraient mis en évidence un «changement stratégique» au sein de la direction iranienne visant à «préparer ses forces à étendre la guerre».
Mohammad Hassan Sangtarash, analyste en matière de défense basé à Téhéran, déclare au journal : «Il existe également une opinion largement répandue en Iran selon laquelle la guerre principale n’a pas encore commencé.»
Selon des analystes cités par le journal, la réorganisation des instances de sécurité iraniennes confirmerait le passage à une posture plus agressive. Mohsen Rezaei, Commandant des Gardiens de la révolution pendant la guerre contre l'Irak, il fut nommé secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale. Hossein Taeb, Figure proche de sayed Khamenei, il a repris la tête du Bassij, avec pour mission de transformer cette force paramilitaire en une sorte de réseau de renseignement intérieur. Le contrôle des forces armées des Gardiens de la révolution et de l'armée régulière a également été renforcé. Le nouveau commandant des Gardiens de la révolution, Ahmad Vahidi, a reçu pour instruction de préparer de «puissantes opérations offensives contre l'ennemi». Selon des experts cités par le Wall Street Journal, sa nomination reflète la volonté des dirigeants iraniens de se préparer à une confrontation prolongée plutôt qu'à un retour à la normale.
D'après le Wall Street Journal, les dirigeants iraniens sont de plus en plus convaincus que la confrontation avec les États-Unis est inévitable et organisent leur économie et leur appareil d'État pour résister aux sanctions. Le fossé entre Washington et Téhéran apparaît donc profond : tandis que Trump semble considérer les pressions économiques et militaires comme un moyen de ramener l'Iran à la table des négociations, les dirigeants iraniens semblent interpréter ces négociations comme une pause potentielle avant une nouvelle phase du conflit. À cet égard, Mehdi Mohammadi, conseiller du négociateur en chef iranien, a déclaré : «L'Iran est prêt pour une confrontation majeure.»
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