L’ONU s’inquiète des explosions et des démolitions «israéliennes» au Liban-Sud
Par AlAhed avec AFP
Les Nations unies ont fait part de leur inquiétude face à la poursuite des démolitions menées par «Israël» dans le sud du Liban, malgré le soi-disant cessez-le-feu en vigueur.
Cette déclaration survient après de fortes explosions provoquées dans la nuit de jeudi à vendredi par l’armée d’occupation «israélienne» près de la forteresse de Beaufort, classée sur la liste du patrimoine mondial en péril de l’Unesco.
«Israël» a dit que son armée avait utilisé quelque 700 tonnes d’explosifs pour mener ces explosions.
«L’ampleur des explosions et des démolitions qui ont lieu dans le sud du Liban est très préoccupante», ont déclaré les Nations unies dans un communiqué.
Elles ont parlé d’«un impact dévastateur sur les infrastructures civiles, le patrimoine culturel et la mémoire collective des communautés».
Le président libanais, Joseph Aoun, a dénoncé, vendredi, «une escalade extrêmement dangereuse», ainsi qu’une «menace directe» pour la mise en œuvre de l’accord-cadre conclu en juin en vue d’une «paix durable», selon lui.
Le président du Parlement libanais, Nabih Berri, a pour sa part condamné, vendredi, ces bombardements, ainsi que les attaques précédentes contre divers villages, villes et agglomérations du sud du Liban.
«Les répercussions de ces attentats terroristes, causés par 700 tonnes d'explosifs, qui ont généré une secousse sismique de magnitude 3,8 et ont été ressenties par les Libanais du sud et des montagnes jusqu'aux abords de Beyrouth, éveilleront sans aucun doute une prise de conscience nationale et humanitaire des atrocités commises par la machine de guerre israélienne contre l'humanité, le patrimoine, la culture et les infrastructures», a-t-il affirmé, ajoutant: «Si ces répercussions ne suscitent pas cette prise de conscience, alors l'humanité et son avenir sont assurément en danger.»
«Ce qui s'est passé est condamnable, et nous ne devons ni rester silencieux ni nous soumettre à cette réalité», a conclu M. Berri.
le Hezbollah a par ailleurs indiqué que l'État libanais était le «premier responsable de la poursuite des crimes israéliens», car il «persiste à parier sur la voie des concessions».
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