Détroit d’Ormuz: Les parties étrangères n’ont aucun rôle à jouer, selon la Marine du CGRI
Par AlAhed avec sites web
Téhéran affirme que toute tentative américaine d'intervenir dans la gestion du détroit d'Ormuz compromettra la sécurité régionale et entraînera une riposte.
La Marine du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a adressé, jeudi, une nouvelle mise en garde aux États-Unis contre toute tentative d'intervention dans le détroit d'Ormuz, affirmant que les acteurs étrangers n'ont «aucun rôle à jouer» dans cette voie maritime stratégique.
Dans un communiqué, le CGRI a dénoncé les efforts américains visant à mettre en place une route maritime alternative au sud du détroit et à escorter des navires en dehors des dispositifs de sécurité établis par l'Iran.
«Une fois de plus, nous déclarons que les étrangers n'ont aucune part à cette terre et au détroit d'Ormuz», souligne le communiqué, qui considère ces initiatives comme une violation des accords régionaux, notamment du mémorandum d'entente d'Islamabad.
Le CGRI a averti que tout «aventurisme» de l'armée américaine ou toute tentative d'imposer de nouveaux itinéraires de navigation se heurterait à «une réponse écrasante» et risquerait de compromettre la réouverture progressive du détroit ainsi que les intérêts des États dépendants de cette route maritime.
La Marine du CGRI assure ces dernières semaines la sécurité et la gestion du trafic dans le détroit. Téhéran affirme que la capacité de transit a retrouvé environ 50 % de son niveau d'avant-guerre et indique poursuivre l'augmentation progressive des autorisations de passage pour les navires respectant les règles de sécurité et les itinéraires définis par la République islamique.
Des données citées par la société d'analyse HFI Research indiquent qu'au cours des dernières 24 heures, aucun très grand pétrolier (VLCC) non iranien n'a emprunté le détroit, tandis que les escortes navales américaines auraient cessé leur présence dans la zone. Selon cette analyse, le trafic dans le corridor sud, au large d'Oman, est désormais interrompu, les navires semblant privilégier la voie maritime nord contrôlée par l'Iran.
HFI Research estime que la situation dans le détroit d'Ormuz demeure particulièrement tendue et qu'un retour rapide à la normale apparaît peu probable.
Selon les données de Kpler, relayées par Bloomberg, seuls 14 navires marchands ont traversé le détroit le 8 juillet, soit le niveau le plus faible enregistré depuis l'entrée en vigueur du mémorandum d'entente d'Islamabad à la mi-juin. À titre de comparaison, 59 transits avaient été enregistrés le 24 juin, pour une moyenne d'environ 34 passages quotidiens au cours des trois semaines ayant suivi l'accord.
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