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Imam des opprimés

La vie, l’héritage et le martyre de l’imam Khamenei, architecte de la Révolution et de l’Axe de la Résistance

La vie, l’héritage et le martyre de l’imam Khamenei, architecte de la Révolution et de l’Axe de la Résistance
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Par AlAhed

Le Leader martyr de la Révolution islamique d’Iran, l’imam Sayyed Ali Khamenei, s'est imposé comme l'une des figures politiques et religieuses les plus influentes du Moyen-Orient contemporain. Son parcours est étroitement lié à celui de la Révolution islamique en Iran. De son engagement précoce dans le mouvement révolutionnaire à plusieurs décennies à la tête de la République islamique, son héritage est présenté comme celui d'un dirigeant ayant marqué l'histoire par la construction de l'État, la continuité idéologique, les conflits régionaux et l'affirmation de l'Axe de la Résistance.

Premier Axe : Des origines modestes à l'éveil révolutionnaire

L’imam sayyed Ali Khamenei est né le 19 avril 1939 à Mashhad, ville sainte abritant le mausolée de l’imam Ali ibn Moussa el-Rida (PSL). Il grandit dans une famille humble et pieuse. Son père, l’éminent érudit Javad Khamenei, était un savant religieux renommé à Mashhad, ce qui lui offrit dès son plus jeune âge un environnement spirituel et intellectuellement stimulant, comme il l’a lui-même déclaré dans un entretien enregistré à propos de son père.

Il commença ses études religieuses très tôt, mémorisant le Coran et étudiant des textes introductifs à Mashhad. En 1958, il s’installa à Qom, ville sainte, pour poursuivre des études supérieures au sein de son prestigieux séminaire, qui a été et demeure un phare du savoir religieux dans le monde islamique. C’est à Qom qu’il rencontra l’inspirateur spirituel et chef du mouvement, l’imam Rouhollah Khomeini, et qu’il fut séduit par sa pensée révolutionnaire et sa vision politique de l’Islam, fondée sur le rejet de l’hégémonie et l’établissement d’un État islamique.

La prise de conscience et les présages de la Révolution

Des années avant cet événement capital, le jeune Ali Khamenei vivait un moment décisif de sa vie. Il avait treize ans lorsqu'il entendit un prédicateur révolutionnaire s'en prendre à la monarchie dans une mosquée traditionnelle de Mashhad, en 1952. Cet événement éveilla en lui une profonde prise de conscience sur les idées islamiques révolutionnaires et la nécessité de lutter contre la dictature du Shah et les américains, britanniques et «israéliens» qui le soutiennent.

Avec le lancement de la vague révolutionnaire menée par l'Imam Khomeini au début des années 1960, sayyed Khamenei rejoignit le mouvement et devint l'un des commandants de terrain de la révolution à Mashhad et au Khorasan. Il fut arrêté six fois par la SAVAK (la police secrète de la monarchie) pour ses activités révolutionnaires et exilé dans les régions frontalières, mais il ne faiblit pas et ne se soumit pas. Ces premières épreuves forgèrent son sens du leadership et le préparèrent à la grande responsabilité qui l'attendait.

Second Axe : Après la Révolution - du champ de bataille au siège du pouvoir

1. La révolution de 1979 : la naissance d’un nouvel ordre

Avec la victoire de la révolution islamique en février 1979 et la chute du régime fantoche du Shah, l’ayatollah Khamenei s’est imposé comme une figure de proue du Conseil révolutionnaire et l’un des fondateurs du nouvel ordre. Il a assumé des responsabilités sensibles en matière de sécurité et de défense, notamment celle de vice-ministre de la Défense, supervisant les affaires du Corps des gardiens de la révolution islamique naissant et dirigeant la prière du vendredi à Téhéran. Il s’est distingué comme un révolutionnaire éloquent et mûr, doté d’une voix captivante, expliquant les objectifs de la révolution, mobilisant le soutien à sa défense et contrant les campagnes de désinformation occidentales.

2. La guerre imposée et la présidence

En septembre 1980, dans un acte de trahison arabo-sioniste abject, Saddam Hussein a lancé une guerre contre l’Iran, principalement avec le soutien et sous la direction des États-Unis. Il a exploité le chaos laissé par le régime renversé et les circonstances qui ont suivi la révolution, tentant de l'écraser dans sa phase initiale.

Ce fut un tournant dans la vie de Khamenei. Il revêtit l'uniforme militaire et rejoignit le front, représentant l'ayatollah Khomeini au Conseil suprême de défense et se rendant à de nombreuses reprises sur les lignes de front.

En octobre 1981, suite à l'assassinat du président Mohammad Ali Rajai, sayyed Khamenei fut élu président de la République islamique avec un score écrasant de 95 % des voix. Il accéda à la présidence durant la période la plus sombre de la guerre, alors que le nouveau régime devait faire face à une agression dévastatrice de l'Irak, soutenue par les États-Unis et certains États arabes, à des sanctions économiques paralysantes et à une guerre médiatique féroce.

Le président Khamenei dirigea l'État avec une détermination sans faille, supervisant la «libération de Khorramshahr» en 1982, une grande victoire qui marqua la fin de la défaite et démontra la capacité de résilience et d'offensive de l'Iran. Il a également géré la guerre durant ses dernières années, jusqu'à la résolution 598 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui imposa un cessez-le-feu en 1988. À ce moment-là, l'Iran, et l'ayatollah Khamenei lui-même, entrèrent dans une nouvelle phase, marquée par des circonstances inédites : l'après-guerre et le décès de l'imam Khomeini, guide et fondateur de la révolution.

3. La tentative d'assassinat : le martyr vivant

En juin 1981, alors qu'il prononçait le prêche du vendredi à la mosquée Abou Dhar de Téhéran, des agents de l'Organisation des Moudjahidines du peuple d'Iran (OMPI/MEK), organisation hypocrite et perfide, firent exploser une bombe dissimulée dans un enregistreur. Grièvement blessé au côté droit, il tomba dans un coma temporaire et dut être hospitalisé à Téhéran. L'ayatollah Khamenei survécut miraculeusement, mais son bras droit resta paralysé, une condition qui le suivit jusqu'à la fin de sa vie. Ses poumons et ses cordes vocales furent également touchés. Cet événement ancra son statut de «martyr vivant» dans le cœur des Iraniens, faisant de lui un symbole de résilience et de détermination inébranlables, et renforça sa résolution à poursuivre la voie de la révolution et du jihad.

Troisième Axe : La Direction Suprême – Plus de trois décennies de constance et de construction

1. La Direction Suprême : Une histoire de volonté

Après la fin de la guerre, le 3 juin 1989, l'âme de l'Imam Khomeini s'est éteinte à l'âge de 87 ans, laissant un immense vide à la tête de la nation. À cette époque, l'Ayatollah Khamenei, alors âgé d'une cinquantaine d'années, était Président de la République islamique et une figure très respectée du peuple, des oulémas et de l'élite iraniens. Il était considéré comme le successeur le plus probable de l'Imam Khomeiny en raison de son parcours révolutionnaire et jihadiste, de ses compétences intellectuelles et religieuses, de son expérience, de son sens politique et de son habileté politique. L'Imam Khomeiny lui-même l'avait loué lors de réunions privées et avait exprimé sa confiance en ses qualités de leader. Après une longue session et de profondes discussions au sein de l'Assemblée des experts, l'Ayatollah Khamenei fut choisi comme nouveau Leader de l'Iran. Cela marqua un tournant majeur dans sa vie, car le nouveau dirigeant serait non seulement une figure politique, mais aussi le chef suprême de la Révolution islamique et le successeur intellectuel, révolutionnaire et spirituel du grand Imam Khomeini.

2. Construction de l'État : De la faiblesse à la force

Durant les trente-quatre années qui ont suivi la guerre Iran-Irak, le Leader Khamenei a hissé l'Iran au rang des nations avancées et civilisées, accomplissant des progrès considérables qui ont fait du pays une puissance majeure incontournable dans de nombreux domaines.

A. Dans les domaines de la sécurité et des affaires militaires :

Sous sa direction, les appareils de sécurité et militaires se sont considérablement développés. L'armée iranienne a surpassé les autres armées de la région, et le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) est passé d'une institution de sécurité à une force régionale et transnationale. L'Imam Khamenei a accordé une attention particulière à la Force al-Qods, la désignant comme une force dotée de missions et de responsabilités extérieures, dédiée aux affaires d’al-Qods et de la Palestine et à leur libération, sous le commandement du général Qassem Soleimani, tombé au champ d'honneur. La Force al-Qods visait également à diffuser les idéaux de la révolution et à soutenir la cause des opprimés et des démunis dans le monde entier. De plus, l'Iran a développé ses capacités balistiques et s'est doté d'un puissant arsenal de missiles dans la région, comprenant des drones, des missiles balistiques et des missiles de croisière, dont la portée atteint le cœur d'«Israël» et peut frapper toutes les bases américaines de la région. Ces dernières années, le gouvernement iranien a également œuvré au développement de capacités de défense aérienne et navale avancées. Il a mis en place une industrie militaire de pointe qui a transformé l'Iran, d'importateur, en exportateur d'armes et d'équipements militaires.

B. Dans les domaines scientifique et technologique :

Malgré l'embargo et les sanctions qui le paralysent, l'Iran a connu un bond qualitatif dans les domaines scientifique et technologique. Il est devenu l'un des rares pays au monde capable d'enrichir l'uranium, a lancé des satellites dans l'espace et a acquis des nanotechnologies médicales et industrielles de pointe. La production scientifique iranienne a atteint des niveaux élevés aux niveaux régional et mondial. L'imam Khamenei a toujours été un fervent défenseur des scientifiques et des chercheurs, convaincu que le savoir est un pouvoir et que celui qui est ignorant est impuissant.

C. Dans le domaine économique :

Sous sa direction, l'Iran, malgré les sanctions économiques paralysantes imposées par les États-Unis et l'Europe, a atteint l'autosuffisance dans de nombreux secteurs industriels, agricoles et pharmaceutiques. Il a mis en place une «économie de résistance», rendant l'Iran moins vulnérable aux pressions et sanctions extérieures et lui permettant d'assurer sa sécurité alimentaire, pharmaceutique et industrielle.

3. À la tête de l'Axe de la Résistance: Transformer les rêves en réalité

L'«Axe de la Résistance» représente la plus grande réussite du Leader Khamenei sur le plan géopolitique. Il a bâti une alliance stratégique de forces, de partis et de groupes armés en Palestine, au Liban, en Irak, en Syrie et au Yémen, faisant de l'Iran le cœur d'un projet islamique de résistance à l'hégémonie sioniste-américaine.

La Résistance islamique au Liban (Hezbollah) :

Sous la direction du grand martyr, Sayyed Khamenei, le Hezbollah est passé d'un simple groupe local à la force militaire et politique la plus puissante du Liban et de la région. Le Hezbollah est devenu le fer de lance de la lutte contre l'occupation israélienne et a mené le jihad et la résistance jusqu'à la libération complète en juin 2000. Il a également défendu le Liban et repoussé l'invasion israélienne en juillet 2006. Sous la direction de son secrétaire général, Sayyed Hassan Nasrallah, tombé au champ d'honneur lors d'une frappe aérienne israélienne le 27 septembre 2004, pendant l'offensive sur Gaza, il a commencé à menacer le cœur d'«Israël» avec ses missiles de grande précision.

Hamas, Jihad islamique et autres factions de la résistance palestinienne :

L'Iran a apporté son soutien aux factions de la résistance palestinienne, leur fournissant armes, financement et entraînement, ce qui leur a permis de mener des combats de libération et de s'opposer à l'occupation israélienne. L’opération «Déluge d’Al-Aqsa» du 7 octobre 2003, qui a brisé le mythe de l’invincibilité de l’armée israélienne, était le fruit direct de ce soutien apporté pendant des décennies sous l’égide du Leader, l’ayatollah Khamenei.

Yémen : Ansarullah 

Lorsque l'agression saoudo-américaine contre le Yémen a débuté en 2015, l'Iran n'a pas abandonné le peuple yéménite. Il a apporté un soutien militaire et technique à Ansarullah, qui s'est transformé en une force capable de cibler le cœur du territoire saoudien et émirati, ainsi que l'occupation israélienne, et de s'opposer directement aux États-Unis, au Royaume-Uni et à «Israël» lors de leur agression contre le Yémen entre 2023 et 2025. L'Iran a également imposé un blocus maritime à l'entité occupante à Bab el-Mandeb et en mer Rouge jusqu'à ce qu'elle cesse son agression et le siège de Gaza.

La Résistance islamique irakienne :

Après l'invasion américaine de l'Irak en 2003, l'Iran a contribué à combler le vide laissé par les Américains, en développant d'importantes institutions jihadistes, politiques et militaires œuvrant à la résistance contre l'occupation américaine de l'Irak et à la lutte contre son influence et son hégémonie, afin d'obtenir la liberté, la souveraineté et les droits du peuple irakien. L'Iran a également contribué à la formation des Forces de mobilisation populaire (Hached Chaabi), qui ont combattu Daech et empêché l'Irak de tomber sous son emprise. Les factions de la résistance irakienne sont devenues partie intégrante de l'Axe de la Résistance, une épine dans la présence américaine en Irak et un obstacle majeur pour l'entité d'occupation israélienne.

Syrie : Protéger le cœur de l'arabité

Lorsque la guerre menée par «Daech» a éclaté en Syrie en 2011, menaçant de placer Damas sous le contrôle de groupes takfiristes soutenus par les États du Golfe et l'Occident, l'Iran, sous la direction de Khamenei, est intervenu par le biais du Corps des gardiens de la Révolution islamique et des factions de la résistance irakienne, libanaise, afghane et pakistanaise afin de protéger le régime et le peuple syriens de l'effondrement. Cette position honorable a porté un coup fatal au projet américano-sioniste-takfiriste en Syrie et dans la région, ouvrant la voie à la pérennité et à la résilience de la résistance.

Quatrième axe : Héritage intellectuel et religieux – Leadership spirituel mondial

1. Autorité religieuse

Sur le plan religieux, l'ayatollah Khamenei était une autorité religieuse unique en son temps, comme l'a décrit son fils, Sayyed Mojtaba Khamenei. D'importants débats juridiques et universitaires ont confirmé son autorité religieuse et son influence mondiale exceptionnelles. Il a rédigé des milliers de pages de textes consacrés à la jurisprudence, émis des centaines de milliers de fatwas éclairées pour ses disciples du monde entier, et publié des dizaines d'ouvrages sur la philosophie, l'éthique, la poésie et la littérature islamiques. Il est considéré comme l'une des autorités religieuses les plus éminentes et les plus suivies en Iran et dans le monde arabe et islamique, et ses disciples sont présents partout dans le monde.

2. Wilayat al-Fakih et jurisprudence de la résistance

Khamenei n'était pas un simple e Jurisconsulte. Il était le théoricien d'une nouvelle jurisprudence : la «jurisprudence de la résistance». Selon cette jurisprudence, chaque musulman doit s'opposer à l'injustice et à l'hégémonie, quels que soient les sacrifices requis. Il incarnait ainsi la théorie du «jurisconsulte-tuteur», selon laquelle l'autorité religieuse n'est pas seulement une source de fatwas, mais doit aussi être un chef politique et un leader du jihad, guidant la nation vers la sécurité.

3. «L'autorité religieuse» dans le monde islamique

Nombre de musulmans sunnites du monde arabe et islamique considéraient l'ayatollah Khamenei comme le seul «chef de la Résistance», transcendant les clivages sectaires traditionnels. Ses écrits et ses discours portaient sur les grands enjeux du monde musulman : la Palestine, al-Qods, l'unité islamique, la prise en charge et le soutien des opprimés, la lutte contre l'hégémonie et l'arrogance, la nécessité de la liberté, de la souveraineté et de l'indépendance, le refus de la normalisation et le rejet de la division et de la discorde. Cette vision sage et judicieuse a conquis le cœur de millions de musulmans à travers le monde, y compris dans les pays arabes dont les régimes étaient politiquement hostiles à l'Iran.

Cinquième Axe : Faire face à l'arrogance – Tenir bon face au «Grand Satan»

1. Les États-Unis : L'ennemi principal

Dès les premiers temps de son jihad dans sa jeunesse, en passant par son accession au pouvoir politique puis à Wilayat al-Fakih, jusqu'à son martyre, l'Imam Khamenei avait une vision perspicace des Etats-Unis, de ses tromperies, de ses méthodes et de ses machinations. Il répétait fréquemment la déclaration de l'Imam Khomeini : «L'Amérique est le Grand Satan, l'ennemi principal de l'Iran, de la Révolution islamique et des peuples opprimés.» Il considérait ce pays comme le fer de lance de l'hégémonie occidentale sur le monde islamique, le principal soutien et commanditaire de l'entité d'occupation «israélienne», et la cause profonde de tous les problèmes auxquels sont confrontés les musulmans et le monde. Il estimait que toute concession ou soumission à «l'Amérique» était une «capitulation» et une «trahison». Par conséquent, il a catégoriquement rejeté toute capitulation face aux pressions américaines et aux sanctions maximales, et a refusé d'engager des négociations directes avec Washington, considérant ces négociations comme futiles et peu fiables.

Malgré les négociations indirectes qui ont abouti à l'Accord de Vienne sur le nucléaire iranien de 2015, il a continué de mettre en garde contre les dangers de faire confiance aux États-Unis et à l'Occident, et de se fier à eux, voire de croire en eux, et de faire des concessions politiques ou juridiques susceptibles de compromettre les intérêts, la souveraineté et les droits du peuple iranien. Lorsque Trump s'est retiré de l'accord nucléaire en 2018 et a rétabli les sanctions maximales, la sagesse du Leader de la Révolution et la justesse de sa vision et de sa perspicacité ont été démontrées à tous.

2. «Israël»: La tumeur cancéreuse qu'il faut éradiquer

Depuis les débuts de son mouvement jihadiste jusqu'à son rôle politique et de dirigeant suprême, il est resté fidèle à la voie, aux valeurs et aux principes de la révolution et à la ligne du grand Imam Khomeini, maintenant son hostilité absolue envers «Israël», qu'il qualifiait de «tumeur cancéreuse au sein de la nation islamique». Il affirmait que «libérer la Palestine du fleuve à la mer est un devoir religieux et humanitaire». Il ne s'est pas contenté de déclarations, d'interventions médiatiques et d'un soutien politique à la cause palestinienne. Il a traduit ses paroles en actions concrètes visant à la disparition d'«Israël». Il a envoyé des armes, de l'argent et du matériel aux factions palestiniennes à Gaza et en Cisjordanie, leur a apporté tout le soutien nécessaire, a établi des camps d'entraînement et de réhabilitation, et a transformé la commémoration de la «Journée d’al- Qods» en un enjeu majeur et croissant, ainsi qu'en une tradition annuelle importante en Iran et dans le monde entier. Dans toutes ses réunions, ses discours et ses directives, il a insisté sur l'inévitabilité de la disparition d'«Israël», affirmant que les générations futures assisteraient à la fin de cette entité usurpatrice.

3. La stratégie de la «patience stratégique» :

Le génie militaire de Khamenei était manifeste dans sa théorie de la «patience stratégique». Celle-ci consiste à éviter d'être entraîné dans une guerre à grande échelle souhaitée par l'ennemi à un moment inopportun, ou de s'enliser dans des conflits internes ou des luttes sectaires. Il a donc privilégié d'autres méthodes et moyens qu'il jugeait plus douloureux et dommageables pour l'ennemi. Il s'est attaché à renforcer et développer les capacités nationales, à bâtir un système de défense et de missiles redoutable et à soutenir la résistance légitime partout où elle existait. Cette stratégie a assuré la survie de la République islamique, de son système et du système de résistance, malgré tous les défis, les coups durs et les complots malveillants du sionisme mondial, et malgré le coût et la gravité des sacrifices, notamment son martyre, que Dieu l'agrée, et celui de nombreux dirigeants iraniens et de l'Axe. Cependant, tout cela n'a pas affaibli le trône de la République islamique, ni sa force, ni conduit à la chute et à l'affaiblissement du système, grâce à ses mesures judicieuses, à son organisation rigoureuse et à ses directives avisées. C'est ce qui a choqué les ennemis et stupéfié les alliés, humilié les Etats-Unis et «Israël», et les a contraints à battre en retraite, à capituler, à se soumettre et à accepter les conditions imposées par le grand Iran lors de la dernière agression.

Sixième axe : La dimension humaine et sociale – Le guide et le chef du peuple

1. Scènes d'austérité et d'humilité

Contrairement à la vie de luxe et d'extravagance des empereurs du régime précédent et des dirigeants actuels, l'Imam Khamenei se distinguait par son ascétisme et son humilité. Il vivait dans une modeste maison à Téhéran, dormant sur une natte, et refusait de posséder un palais privé où lui et sa famille auraient pu se complaire dans le luxe et les ornements. Il incarnait véritablement la conduite, la vie et le caractère de son grand ancêtre, l'Imam Ali ben Abi Talib (que la paix soit sur lui), comme s'il vivait à notre époque, ou comme si nous vivions à la sienne.

L’ayatollah Khamenei est resté proche de son peuple, vivant à ses côtés, partageant son quotidien, comprenant ses préoccupations, exprimant ses sentiments et se consacrant à le servir, le protéger et le défendre avec le plus grand sérieux, la plus grande vitalité et la plus grande énergie, comme s'il était dans la fleur de l'âge. Comme il l'a dit un jour : «Ma vie approche de mes quatre-vingt-dix ans, mais mon esprit demeure à vingt ans.»

Ces scènes et images le montrant rencontrant quotidiennement toutes les couches de la société, embrassant et serrant la main de certains de ses disciples les plus chers et dévoués, s'asseyant avec les pauvres, les nécessiteux et les opprimés, offrant de sa propre main des présents à ceux qui recherchaient sa bénédiction, visitant les familles des martyrs et leurs tombes, ainsi que les blessés et leurs familles, reflètent l'image du Leader détaché du matérialisme, austère dans les affaires du monde et entièrement dévoué aux objectifs de la révolution.

2. Relations avec la jeunesse et les intellectuels

L’imam Khamenei portait une attention particulière à la jeunesse, considérant sa négligence comme «le plus grand des péchés». Il encourageait les jeunes chercheurs, consacrait du temps à rencontrer les étudiants et leurs professeurs, et insistait sur la nécessité de les soutenir et de prendre soin d'eux. Il exhortait à élever les générations futures dans l'esprit du jihad et de la résistance. Il entretenait également une relation privilégiée et respectueuse avec les oulémas, les séminaires et les étudiants en sciences religieuses – une relation comparable à celle d'un père avec ses enfants ou d'un maître avec ses élèves. Il les connaissait par leur nom, s'intéressait à leurs affaires et participait à leurs rencontres religieuses et littéraires.

3. Le Grand Penseur et le Leader Exceptionnel

L'Imam Khamenei était un grand philosophe, un penseur profond et un théoricien stratégique de premier plan, tant sur le plan intellectuel que politique, à l'échelle mondiale. Il se distinguait par son énergie inépuisable et sa vitalité constante, son esprit inflexible et son calme, ainsi que par la haute estime qu'il occupait dans le cœur des Iraniens en particulier et des musulmans du monde entier. Son énergie et ses capacités exceptionnelles surpassaient la vitalité et l'activité de la plupart des jeunes, malgré son âge avancé. Il était infatigable et inébranlable, toujours diligent, actif et déterminé à défendre les intérêts de l'Iran, de la région, de l'Axe et du monde. Il ne se passait guère de semaine sans qu'il tienne de nombreuses réunions directes avec de hauts fonctionnaires et employés du gouvernement, des érudits et des étudiants, des universitaires, des ingénieurs, des médecins, des ouvriers, des jeunes, des femmes iraniennes et même de jeunes enfants. Son esprit exceptionnel et inspirant était sans égal, laissant derrière lui un héritage magnifique et précieux, dont les bienfaits et l'influence continueront d'enrichir les générations futures.

4. Le Leader et l'unité islamique : un projet stratégique de puissance

L'Imam Khamenei était l'un des plus éminents défenseurs de l'unité islamique. Il ne la considérait pas comme une option tactique, mais comme un impératif stratégique. Il comprenait parfaitement que la survie, la stabilité et la souveraineté de la nation musulmane dépendaient de la cohésion et de l'harmonie entre les musulmans, transcendant les différences sectaires et doctrinales que les ennemis cherchent à exploiter, à entretenir et à amplifier.

Il a concrétisé cette vision en fondant et en parrainant le Forum mondial pour le rapprochement des écoles de pensée islamiques depuis 1990. Ce forum sert de cadre institutionnel à l'unité islamique, réunissant des religieux et des penseurs de diverses écoles de pensée islamiques lors de ses activités et événements annuels.

Il s'est également investi dans l'organisation de la Conférence annuelle pour l'unité islamique à Téhéran dès sa création en 1990. Cette conférence internationale, organisée chaque année par le Forum mondial pour le rapprochement des écoles de pensée islamiques pendant la commémoration de l'anniversaire du Prophète, également connue sous le nom de Semaine de l'unité islamique, rassemble des érudits, des penseurs, d'éminentes personnalités islamiques, des ministres de pays islamiques, des muftis et des professeurs d'université du monde entier et d'Iran. Elle offre aux érudits une plateforme de rencontre, d'échange et de renforcement de la compréhension mutuelle. Il profitait également de chaque occasion pour rappeler les dangers des manœuvres des ennemis visant à semer la discorde parmi les musulmans et pour analyser leurs mécanismes et leurs outils.

5. Leadership et gestion des risques et des crises

Durant la grave pandémie de COVID-19 qui a frappé l'Iran, l'Imam Khamenei a pris une décision sage et judicieuse : développer et produire un vaccin entièrement iranien, créé par des scientifiques, des experts et des jeunes Iraniens, afin de sauver des vies et de protéger la population contre ce virus mortel. Il était convaincu que ce virus était soutenu par des régimes internationaux corrompus et criminels. Sa décision était également motivée par sa volonté de protéger le peuple iranien des dangers des vaccins américains, britanniques et autres vaccins occidentaux importés, qu'il jugeait dangereux et peu fiables, et dont il craignait même qu'ils soient génétiquement modifiés pour nuire aux populations des pays en développement. Il a été le premier à lancer personnellement le vaccin devant les caméras du monde entier, adressant un message de sécurité, de paix et de réconfort à son peuple bien-aimé, qu'il a toujours aimé, protégé et pour lequel il s'est toujours sacrifié. Cette décision éclairée a sauvé la vie de centaines de milliers d'Iraniens et a démontré la capacité de l'Iran à être compétitif et à innover, le vaccin étant considéré comme compétitif à l'échelle mondiale face aux plus grandes entreprises pharmaceutiques. C'est pourquoi le peuple iranien lui est resté fidèle, comprenant son désir de le protéger des tromperies de l'industrie pharmaceutique occidentale.

Septième Axe : Martyre - L'instant qui a tout changé

1. L'instant de l'assassinat

À l'aube du 28 février 2026, en pleine guerre ouverte entre les États-Unis et «Israël» contre l'Iran, le quartier général du Leader à Téhéran fut la cible de missiles guidés et de frappes aériennes conjointes américano-«israéliennes». C’est ainsi qu’il est tombé en martyr ainsi que certains membres de sa famille. Ce crime américano-sioniste perfide et sans précédent a sapé tous les accords et traités internationaux, détruit les fondements de l'ordre mondial et révélé au monde le visage le plus criminel, odieux, tyrannique et corrompu du sionisme américain.

Le grand leader refusa de quitter son poste et de se réfugier dans des abris alors que son peuple subit bombardements, tirs d'artillerie et attaques ciblées, sans abri ni refuge. Il persista, comme tout son peuple, à poursuivre le jihad, avec honneur, dignité et résistance, même au prix de sa vie et de son corps déchiré en sacrifice pour son peuple, sa révolution, sa patrie islamique et son système.

Il consentit le sacrifice suprême, un martyre sacré et béni, sans égal, qui unit son peuple et sa nation et leur insuffla un nouvel élan. Parmi eux, les grands moudjahidines de l'Islam et les vaillants Gardiens de la Révolution, qui déchaînèrent sur l'ennemi leurs missiles, leur détermination, leur vengeance, leurs armes et leurs drones. Ils leur infligèrent une défaite écrasante et détruisirent complètement leurs bases, forteresses et places fortes, par la puissance de Dieu et par le sang ardent du Guide martyr, qui balaya les ennemis de l'Islam et les ennemis du cher peuple musulman d'Iran.

2. Réactions internes : Unité et cohésion

Le martyre du Leader ne fut pas un choc passager, mais un événement décisif sur lequel l'ennemi fonda tous ses espoirs vains et ses ambitions misérables. Or, ce qui choqua et affligea les ennemis, ce fut que l'Iran ne fléchit pas, ne s'affaiblit pas, ne tomba pas et ne s'effondra pas. Au contraire, il renaquit, plus uni et plus fort. Ceci engendra :

• L'unité nationale :

Toutes les divergences et tous les désaccords au sein des élites politiques et intellectuelles et dans la rue iranienne s'estompèrent. La nation iranienne était unie dans l'esprit d'un seul homme, le Guide martyr Khamenei, et tous se rallièrent derrière le nouveau Guide et le système inébranlable. Ils considéraient le sang pur du Leader comme un défi pour le peuple et le système.

• Mobilisation populaire massive :

 Des millions de jeunes Iraniens se sont portés volontaires pour rejoindre les forces du Bassidj, l’armée et les Gardiens de la révolution afin de poursuivre l’œuvre de leur leader martyr et de défendre l’Iran, le système et les acquis de la révolution.

• Escalade du discours sur le jihad et la résistance:

Après l'assassinat de Khamenei, la résistance contre les États-Unis et «Israël» est devenue un devoir sacré en Iran. Les oulémas, prédicateurs, penseurs, intellectuels et hommes politiques iraniens, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays, ont adopté un discours jihadiste unifié, plus rigoureux, résolu et fervent qu'auparavant, animés par la volonté de venger le leader martyr et de répondre avec la plus grande fermeté à l'agression et à ses instigateurs.

Combler le vide :

La question cruciale était celle du vide laissé par Khamenei, son successeur à la tête de la révolution, l'identité du nouveau Leader, juste et compétent, et la manière dont le processus d'élection se déroulerait dans le contexte de choc de l'assassinat, des pressions de la guerre et des interventions ennemies. C'était là le point fort sur lequel misait l'ennemi, dans sa folie, pour renverser le régime. L'assassinat perfide visait le leader martyr et certains membres de sa famille, notamment son fils, Sayyed Mojtaba, que l'ennemi avait identifié très tôt comme un dirigeant potentiel et sur lequel il s'était concentré pendant près de vingt ans. Ainsi, Sayyed Mojtaba figurait lui-même sur la liste des cibles américano-israéliennes, au même moment où le Guide suprême martyr, l'ayatollah Khamenei, était visé. Mais la volonté de Dieu Tout-Puissant fut décisive.

Dieu prit Sayyed Khamenei, le fils, sous Sa protection et Sa grâce, lui accordant miraculeusement sécurité et bien-être. Il l'a choisi pour être le nouveau chef de la bénie Révolution islamique, le porteur de sa bannière élevée et de son drapeau flottant, pour poursuivre son chemin à la suite des deux grands Imams, l'ayatollah Khamenei martyr et le fondateur ayatollah Khomeini, sans aucune déviation ni ambiguïté, et pour préserver ses nobles objectifs, afin qu'elle demeure à son apogée, à son sommet, sur son chemin sacré de lutte, même si les mécréants la haïssent.

3. Réactions régionales et internationales

L'Axe de la Résistance :

Les dirigeants du Hezbollah, du Hamas, du Jihad islamique, des factions de la résistance, d'Ansarullah et des mouvements de résistance irakiens ont pleuré Khamenei, proclamant leur désir de vengeance et leur deuil, promettant des conséquences terribles pour les États-Unis et «Israël», et lançant des attaques massives et dévastatrices contre eux. Ce moment a confirmé avec force que l'esprit du martyr Khamenei et son sang béni resteraient vivants dans leurs cœurs jusqu'au Jour du Jugement.

Peuples arabes et musulmans :

Si la plupart des régimes ont fait preuve de crainte et de prudence dans leurs réactions officielles (allant des condoléances au silence complet), le peuple arabe et musulman a profondément pleuré Khamenei. (En Irak, au Yémen, au Liban, en Palestine, en Syrie, en Égypte, en Jordanie, au Maroc, au Soudan, en Libye, en Tunisie, en Algérie, au Pakistan, en Afghanistan, en Indonésie, en Malaisie, en Azerbaïdjan et dans tous les autres pays musulmans, ainsi que parmi les communautés musulmanes à l'étranger), des millions de personnes du monde arabe et musulman ont pleuré le chef du jihad, de la résistance et de l'Islam, manifestant et écrivant des milliers d'élégies et de poèmes poignants.

Huitième Axe : Les Répercussions du Martyre de l'Imam Khamenei

1. Sur le plan intérieur iranien

Le martyre du Leader a créé un vide temporaire, rapidement comblé par un remarquable rétablissement de l'ordre politique. Peu de temps après, l'Assemblée des experts s'est réunie et a élu sayyed Mojtaba Khamenei comme nouveau Leader. Ce fut un véritable coup de tonnerre pour les ennemis, les choquant et les stupéfiant, et semant en eux désespoir et frustration. Khamenei le Jeune s'était montré décisif, résolu et ferme dans son premier ouvrage, «Affaires intérieures et étrangères», où il soulignait qu'il n'y aurait aucune retraite, mais bien la poursuite du jihad jusqu'à la défaite de l'ennemi et l'accomplissement de la vengeance – un objectif qui fut effectivement atteint.

Le martyre de l'ayatollah Khamenei a donné naissance à un esprit de résistance nouveau, inébranlable et révolutionnaire. L'armée iranienne et le Corps des gardiens de la révolution islamique ont lancé des frappes dévastatrices et d'une violence inouïe contre les agresseurs et leurs bases, faisant face à l'agression avec un courage sans égal. Les agresseurs ont subi de lourdes défaites sur terre, sur mer et dans les airs, contraignant les Etats-Unis et Israël à éprouver un profond regret et une immense douleur pour leur crime odieux et leur grave péché.

2. Au niveau de l'Axe de la Résistance :

Le martyre de l'ayatollah Khamenei n'a pas anéanti «l'esprit d’al-Qods» qui animait la résistance, contrairement aux plans et aux espoirs de l'ennemi. La riposte iranienne et celle des factions de la résistance à l'assassinat furent immédiates et massives : une attaque de missiles d'une violence extrême contre les bases américaines dans la région, les navires de guerre américains en mer et l'entité occupante malveillante se poursuivit sans relâche pendant des semaines. Cet événement prouva que l'Axe n'était pas un simple ensemble de factions susceptibles de se réduire, de se dissoudre et de battre en retraite au premier coup, aussi violent soit-il, mais bien une entité forte et résiliente, capable de fermeté, de représailles et de vengeance.

3. Sur la stabilité régionale

Le martyre de l'Imam Khamenei a plongé toute la région dans un violent chaos :

Ce martyre et cet assassinat n'étaient pas de simples événements que l'on pouvait surmonter par de vaines manœuvres ou apaiser par des offres alléchantes. Il s'agissait plutôt d'un événement capital qui a paralysé la politique et la diplomatie. La puissance militaire qui a ébranlé toute la région et le monde entier a progressé, et les bases américaines ont subi des pertes destructrices, les rendant inopérantes dans une dizaine de pays où elles étaient présentes depuis près de quarante ans. L'exportation d'énergie, de produits dérivés et de produits pétrochimiques s'est complètement arrêtée, et la région, comme le reste du monde, est entrée dans une paralysie totale. Les flammes de la guerre et des combats acharnés ont éclaté contre l'entité occupante criminelle, dont on n'avait pas tenu compte. Les États-Unis et leur abjecte allié se sont avérés incapables de remporter une victoire militaire et d'atteindre leurs objectifs déclarés. Ils ont été contraints, humiliés et soumis, de conclure un traité de paix et de se soumettre aux conditions de Téhéran.

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