
Un Franco-Libanais porte plainte contre «Israël» pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité
Par AlAhed avec agences
Un Franco-Libanais, résidant en France, a déposé plainte contre X à Paris pour «crimes de guerre» et «crimes contre l'humanité», après la mort de quatre membres de sa famille dans une frappe «israélienne» sur la ville de Tyr, dans le sud du Liban.
Cet homme de 42 ans a perdu presque toute sa famille. La frappe a provoqué l'effondrement de l’immeuble où se trouvaient sa mère, âgée de 61 ans, sa sœur, son neveu de 10 ans et sa nièce de quatre ans. Tous ont été tués. Son père se trouve toujours entre la vie et la mort.
Son avocat, Me Emmanuel Daoud, affirme que l’armée «israélienne» n’a diffusé aucun ordre d’évacuation. Il a expliqué sur France Info que la frappe «israélienne» a visé une zone résidentielle. «Cinq immeubles où n'habitaient que des civils sans armes ont été détruits purement et simplement», a-t-il déclaré.
Dans la plainte, il est indiqué que les opérations militaires «israéliennes» ont principalement visé des civils, en détruisant des écoles, des hôpitaux, des ponts et des zones d’habitation.
«Depuis le 2 mars dernier, plus d'un million de personnes ont été déplacées [...] l’ampleur des violences a gravement affecté les populations les plus vulnérables et a causé la mort ou les blessures de nombreux enfants», est-il précisé dans le document.
Cette plainte est recevable en France, les juridictions françaises étant compétentes en matière de crimes internationaux (crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide) commis à l’étranger en vertu du principe de compétence universelle.
Selon l’avocat, les attaques «israéliennes» peuvent être qualifiées de crimes de guerre au regard du droit international humanitaire. Il affirme pouvoir prouver «l'existence au Liban d'une attaque contre la population civile généralisée ou systématique en application d'un plan concerté».
L’avocat estime que la mort de cette famille doit être examinée à la lumière des attaques systématiques contre des zones civiles, de «l’absence systématique d’avertissement et du ciblage d’immeubles d’habitation, constituant un mode opératoire documenté et réitéré».
Il rappelle le lourd bilan des attaques «israéliennes» au Liban : 3 783 martyrs et 11 699 blessés recensés au 14 juin par le ministère libanais de la Santé. Il s’agit de la deuxième plainte de ce type déposée en France concernant l’offensive militaire «israélienne» au Liban.
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