Des images satellites montrent l’ampleur des dégâts sur une base aérienne «israélienne» après la frappe de missile iranienne
Par AlAhed avec sites web
Des images satellites réalisées lundi indiquent que la base aérienne de «Ramat David», qui appartient à l’armée de l’air «israélienne» et qui se trouve dans le nord de la Palestine occupée, a été endommagée par les tirs de missiles balistiques effectués par l’Iran dans la soirée de dimanche en représailles aux attaques «israéliennes» sur la banlieue sud de Beyrouth, capitale libanaise.
La frappe de représailles iranienne marque ainsi les premiers tirs de missiles directs sur les territoires occupés par «Israël» depuis le cessez-le-feu d’avril.
Des images datées du 8 juin, provenant du satellite Sentinel-2 de la Commission européenne et traitées par le site Copernicus Browser, révèlent une tache décolorée à l’emplacement de l’un des hangars de la base – le signe qu’il a été touché lors des attaques.
L’Iran a lancé 24 missiles balistiques en direction d’«Israël» dans la soirée de dimanche et dans la matinée de lundi, dont une grande partie a visé le nord de l’entité. Par ailleurs, lundi matin, le mouvement yéménite d’Ansarullah, a tiré deux missiles balistiques sur «Israël».
Le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a confirmé avoir ciblé la base de «Ramat David» — un centre stratégique utilisé par les forces «israéliennes» pour lancer des attaques contre la capitale libanaise — avec des missiles balistiques Kheibar Shekan (à propergol solide) et Qadr (à propergol liquide).
Avec une vitesse de Mach 9 et la capacité de manœuvrer sa trajectoire, le missile balistique iranien Kheibar Shekan de nouvelle génération représente un défi important pour les systèmes de défense Arrow et THAAD. Avec une portée de 1 450 km, le missile peut facilement porter une ogive d’un poids d’environ 550 kg, contenant des explosifs puissants ou des munitions à fragmentation.
La base aérienne, située à environ 15 kilomètres au sud-est de «Haïfa», abriterait trois escadrons de chasseurs F-16 et un escadron de drones dont l’existence est gardée secrète. Par le passé, l’armée «israélienne» a reconnu que certaines de ses bases militaires avaient été touchées par des missiles iraniens, indiquant toutefois que ces installations restaient pleinement opérationnelles.
La censure militaire «israélienne» interdit en général toute publication concernant les emplacements exacts des impacts de missiles, notamment ceux qui ont touché des sites sensibles, par crainte que cela ne permette à l’Iran d’affiner leurs cibles.
La base a été la cible de nombreux groupes de résistance régionaux. En juillet 2024, les médias affiliés au mouvement de résistance libanais Hezbollah avaient diffusé des images montrant les vulnérabilités de la base, notamment les batteries du système «Dôme de fer», les dépôts de munitions, les installations de stockage de carburant et les hangars.
En septembre 2024, le Hezbollah a frappé la base de Ramat David avec des missiles Fadi-1 et Fadi-2.
La Résistance islamique en Irak a mené des attaques de drones contre cette installation en avril et juillet de la même année.
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