L’Iran réfute la propagande «façon nazie» sur le nombre de morts, promet «zéro clémence» pour les émeutiers
Par AlAhed avec agences
Le chef du pouvoir judiciaire iranien a promis dimanche le 25 janvier des procès «au plus vite» contre les personnes arrêtées lors des émeutes ayant secoué la République islamique, et des punitions «sans la moindre clémence» pour ceux qui seront reconnus coupables.
«Le peuple exige à juste titre que les accusés et les principaux instigateurs des émeutes et des actes terroristes et violents soient jugés au plus vite», a déclaré Gholamhossein Mohseni Ejeï, cité par l’agence Mizan, l’organe du pouvoir judiciaire.
Promettant «la plus grande rigueur» dans les enquêtes, il a aussi affirmé que «la justice implique de juger et de punir sans la moindre clémence les criminels qui ont pris les armes et tué des personnes, ou commis des incendies criminels, des destructions et des massacres».
Un «gros mensonge»
Dans le même contexte, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a rejeté une récente allégation selon laquelle environ 30.000 personnes auraient été tuées lors des récentes émeutes, orchestrées par des puissances étrangères.
M. Baghaï a déclaré dimanche que ce chiffre, apparu dans une publication récente sur X par Open Source Intel, rappelait les méthodes utilisées dans l’Allemagne nazie sous Adolf Hitler, qui s’appuyait sur la répétition incessante d’un «gros mensonge».
«Un GROS MENSONGE façon Hitler: n’est pas là le nombre de personnes qu’ils comptaient tuer dans les rues d’Iran?!» a-t-il écrit sur son compte X en référence à des informations selon lesquels des émeutiers soutenus par des puissances étrangères auraient cherché à tuer un grand nombre de civils et jeter la faute sur le gouvernement.
«Ils ont échoué, et maintenant ils essaient de truquer le tout dans les médias. C’est vraiment ignoble!» a-t-il poursuivi.
Selon les chiffres officiels du gouvernement iranien, plus de 3.000 personnes ont été tuées lors d’émeutes et d’actes terroristes survenus dans des villes et villages iraniens début janvier.
Les manifestations pacifiques contre la cherté de la vie et la dévaluation du rial qui avaient commencé fin décembre ont dégénéré le 8 janvier en une violence inédite et des émeutes soutenues par l’étranger.
Ces violences ont causé d’importants dégâts aux biens publics et privés, avec la destruction généralisée de commerces, d’institutions gouvernementales et d’infrastructures de services publics.
Les autorités iraniennes ont affirmé que les services de renseignement américains et «israéliens» étaient directement impliqués, en termes de financement, formation et soutien médiatique aux émeutiers et aux terroristes armés qui sévissaient dans les rues.