États-Unis: Après le Venezuela, Trump prépare une offensive contre Cuba, selon le WSJ
Par AlAhed avec PressTV
L’administration du président américain, Donald Trump, préparerait une nouvelle offensive pour un «changement de régime» à Cuba, moins d’un mois après l’enlèvement du président vénézuélien, a rapporté le quotidien américain Wall Street Journal, précisant que les tactiques américaines pour briser le système politique de La Havane reposeraient sur la guerre économique et la déstabilisation interne.
Selon des responsables américains cités par le WSJ, mercredi 21 janvier, Washington tente à déclencher un «changement de régime» à Cuba d’ici la fin de l’année ; ceci malgré de nombreuses tentatives échouées par le passé et le risque de catastrophe humanitaire.
Ces responsables fondent leur confiance sur deux éléments: «l’opération chirurgicale» du 3 janvier qui a conduit à l’enlèvement et à la «destitution» du président vénézuélien, Nicolas Maduro, ainsi que l’estimation selon laquelle l’économie cubaine, longtemps dépendante du pétrole vénézuélien, est au bord de l’effondrement sans Caracas.
Les analystes du renseignement américain font état de fréquentes coupures de courant et de graves pénuries de nourriture et de médicaments à Cuba, où près de 90% de la population vivent sous le seuil de pauvreté.
Pourtant, les sources ont déclaré qu’il n’existe encore un plan concret pour renverser le gouvernement cubain issu de la Révolution castriste de 1959.
La Maison-Blanche tente plutôt à identifier, au sein de l’État cubain, des personnalités susceptibles de collaborer avec les États-Unis, une stratégie déjà mise en place au Venezuela, où un proche du système aurait fait défection.
Pour rappel, les États-Unis ont lancé, 3 janvier 2026, un assaut militaire contre Caracas, enlevant le président vénézuélien et son épouse.
Cette agression flagrante a coûté la vie à 32 soldats cubains et à une vingtaine de membres des forces de sécurité de Maduro.
Parallèlement, les États-Unis intensifient leur guerre économique contre Cuba en coupant les approvisionnements en pétrole vénézuélien.
Des économistes estiment que le pays pourrait se retrouver à court de carburant d’ici quelques semaines.
Malgré la reconnaissance du risque du déclenchement d’une crise humanitaire, Trump perçoit le «renversement» du gouvernement cubain comme un moyen de consolider son héritage en matière de politique étrangère et de surpasser John F. Kennedy, qui n’était pas parvenu à destituer Fidel Castro.
Les responsables américains se sont montrés de plus en plus explicites au sujet de Cuba.
Le sous-secrétaire d’État par intérim, Jeremy Lewin, a déclaré que Cuba «doit choisir entre démissionner ou améliorer le sort de sa population», tandis que Trump a menacé, le 11 janvier, qu’aucun pétrole vénézuélien ni aucun financement supplémentaire n’arriverait au Cuba.
«Je leur conseille vivement de conclure un accord, avant qu’il ne soit trop tard», a-t-il lancé.
De leur côté, les dirigeants cubains ont rejeté catégoriquement ces menaces.
Le président Miguel Diaz-Canel a déclaré: «Il n’y a ni reddition ni capitulation possible, pas plus qu’un quelconque accord fondé sur la coercition ou l’intimidation».
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