Iran: Les forces armées pleinement préparées à repousser toute agression
Par AlAhed avec agences
Les forces armées de la République islamique d’Iran sont pleinement préparées à repousser tout acte d’agression contre le pays, a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, lors de sa conférence de presse hebdomadaire qui s’est tenue lundi le 12 janvier à Téhéran.
Interrogé sur la possibilité du déclenchement d’une guerre, M. Baghaï a déclaré que l’Iran suit de près la situation.
«La nation iranienne a démontré qu’elle défend avec force et courage l’intégrité du pays», a-t-il affirmé avant de réitérer que «notre niveau de préparation augmente progressivement et prudemment» et que «les forces armées du pays sont totalement prêtes à repousser tout acte d’agression tout comme elles l’ont été par le passé».
En outre, Esmaïl Baghaï a déclaré que des émeutes avaient éclaté en Iran à la suite des propos interventionnistes tenus par des responsables américains et «israéliens».
Des manifestations pacifiques, en protestation contre la cherté de la vie, ont donné l’occasion à des fauteurs de troubles de semer la zizanie et transformer ces manifestations en émeutes en utilisant des armes chaudes et froides contre les forces de l’ordre et les biens publics et privés.
Le porte-parole de la diplomatie faisait allusion aux manifestations de rue limitées dans plusieurs villes iraniennes pour protester contre l’instabilité économique.
Les manifestations ont dégénéré en violences après que des personnalités américaines et «israéliennes» ont encouragé, dans des déclarations publiques relayées par des médias persanophones liés à «Israël», le vandalisme et les troubles.
En Iran, les autorités reconnaissent la légitimité des manifestations pacifiques et elles s’engagent à remédier aux problèmes économiques et accusent des éléments soutenus par l’étranger d’exploiter les inquiétudes liées à la hausse du coût de la vie et à la dépréciation de la monnaie nationale, directement liée aux sanctions unilatérales américaines visant la Banque centrale de la République islamique d’Iran et les exportations de pétrole.
Les troubles sont soutenus par les États-Unis et «Israël»
Ailleurs dans ses remarques, M. Baghaï a indiqué que les responsables américains et «israéliens» ont cette fois-ci révélé leur ingérence de manière très ouverte.
«Il est clair que ces interventions visent à inciter à la violence et au chaos en Iran», a-t-il affirmé, avant de préciser que ces propos violaient le droit international et que Téhéran présenterait les documents ultérieurement.
Plus loin dans ses propos, le porte-parole de la diplomatie iranienne a réagi aux propos du président américain Donald Trump concernant les pourparlers avec la République islamique, en affirmant que «le canal de communication est ouvert entre le ministre iranien des Affaires étrangères et l’envoyé spécial du président américain (Steve Witkoff), par lequel des messages sont échangés chaque fois que cela s’avère nécessaire».
Selon ses propos, ce canal s’ajoute au canal officiel, à savoir l’ambassade de Suisse qui fait office de section des intérêts américains en Iran.
Washington a soulevé certains points, a indiqué le porte-parole de la diplomatie iranienne et réaffirmé que l’Iran n’a jamais quitté la table des négociations et qu’il s’est toujours engagé en faveur de la diplomatie.
Il a ajouté que la République islamique recherche une négociation constructive et mutuelle.
Les liens Téhéran-Beyrouth profondément enracinés
Dans un autre volet de ses propos, M. Baghaï a fait référence à la récente visite du ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi au Liban, soulignant que les liens entre les deux pays sont profondément enracinés.
Dans la foulée, il a souligné que ce déplacement était axé sur la coopération économique, ajoutant que les relations Téhéran-Beyrouth ont un grand potentiel d’élargissement.
«Les affaires intérieures du Liban ne regardent que les Libanais. Pour nous, l’essentiel c’est l’intégrité du Liban, dans la mesure où ce pays limitrophe avec une entité occupante et agresseuse vit une situation compliquée», a poursuivi le porte-parole de la diplomatie iranienne.
Ces remarques tombent alors que depuis l’entrée en vigueur de l’accord de cessez-le-feu entre «Israël» et le liban, le 27 novembre 2024, d’incessantes attaques «israéliennes» ont causé la mort de centaines de civils libanais.
Les forces d’occupation devaient se retirer du sud du Liban avant janvier 2026, mais ce retrait ne s’est fait que partiellement avec une présence militaire continue dans cinq postes-frontière.
Enfin, M. Baghaï a dénoncé le deux poids deux mesures des pays européens en matière de droits de l’homme, précisant que la République islamique avait informé la partie européenne de sa plainte, lui rappelant ses responsabilités.
«Ces attitudes doubles et insidieuses à l’égard de la nation iranienne concernant les droits de l’homme ne sont pas nouvelles. La partie européenne a réprimandé l’Iran en se basant sur des clichés», a-t-il conclu.
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