Yémen: manifestation monstre à Sanaa pour le 3e anniversaire de la guerre
Des dizaines de milliers de partisans d’Ansarullah au Yémen ont manifesté lundi dans la capitale Sanaa à l'occasion du troisième anniversaire du déclenchement de l'intervention militaire commandée par l'Arabie saoudite, selon des journalistes.

Ce grand rassemblement a suivi le tir nocturne d'une salve de sept missiles balistiques yéménites vers le territoire saoudien.
La grande place Sabyine, dans la capitale yéménite Sanaa, était noire de monde lundi en milieu de matinée et la télévision d’Ansarullah, Al-Massirah, indiquait que des manifestants continuaient d'affluer vers le lieu du rassemblement.
Chants guerriers, poèmes et discours enflammés contre l'Amérique et «Israël» ont émaillé la manifestation organisée sur le thème de la «résistance à l'agression».
C'est ce thème qui a été longuement développé par le chef d’Ansarullah, Abdel Malek al-Houthi, qui a affirmé dans un discours dimanche soir que les Yéménites étaient «prêts à plus de sacrifices».
Le 26 mars 2015, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et leurs alliés ont lancé l'opération militaire dite «Tempête décisive» contre le Yémen.
En trois ans, quelque 10.000 personnes ont été tuées, 53.000 blessées et, à part la faim, le choléra et la diphtérie menacent la population.
Crimes de guerre
Plusieurs raids imputés à la coalition ont fait de nombreuses victimes civiles, notamment sur une salle de mariage à Mokha (sud-ouest) le 28 septembre 2015 (131 martyrs) et lors d’une cérémonie funéraire à Sanaa le 8 octobre 2016 (140 martyrs, plus de 500 blessés).
Human Rights Watch a affirmé en juin que les Emirats arabes unis, deuxième pilier de la coalition après Ryad, administraient au moins deux «structures de détention informelles» au Yémen. Abou Dhabi a démenti.
Fin septembre, le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU a décidé de l’envoi d’experts internationaux.
Le 23 mars 2018, Amnesty International a accusé des pays occidentaux de fournir des armes à l’Arabie saoudite et ses alliés qui se rendent coupables de «crimes de guerre potentiels».
L’ONG affirme avoir documenté 36 raids aériens de la coalition qui ont tué 513 civils.
Source: agences et rédaction
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