Jordanie: attaques armées contre des policiers près d’un site touristique, 10 morts
Dix personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées en Jordanie dimanche 18 décembre. Un groupe armé a attaqué les forces de sécurité de la ville de Karak au sud du pays. Cinq policiers ont été tués, ainsi qu'une touriste canadienne et trois civils jordaniens. L'opération de police est terminée, mais c'est le choc dans la ville et les raisons de cette attaque demeurent inconnues pour le moment.

Sept policiers, deux civils jordaniens et une touriste canadienne ont perdu la vie et 27 personnes, des policiers et des civils, ont été blessées dans une série de fusillades à Karak. Cette ville réputée pour sa citadelle croisée (XIIe siècle), l’une des plus grandes de la région, est située à environ 120 km au sud d’Amman.
Tout commence dans la petite ville de Qtraneh. La police est appelée pour un incendie. Aussitôt arrivée sur place, des hommes armés non identifiés qui étaient à l’intérieur de la maison ont ouvert le feu sur la patrouille, blessant un policier, puis se sont enfuis en voiture. Peu après, des hommes armés ont ouvert le feu sur une autre patrouille, selon ce texte. Au même moment, des hommes armés retranchés dans la citadelle ont tiré sur le commissariat de police de Karak, «blessant plusieurs policiers et passants» qui ont été conduits à l’hôpital.
Une source de sécurité a indiqué que des gens s’étaient retrouvés piégés dans un des premiers niveaux de la forteresse quand les hommes armés y ont trouvé refuge mais a démenti des informations de presse selon lesquelles ils avaient été pris en otage. «Ils ont eu peur de partir quand les hommes armés ont échangé des tirs avec les forces de sécurité», a-t-elle indiqué.
Terroristes ou criminels ?
Les assaillants étaient plusieurs et lourdement armés. Les motivations de ces hommes restent très peu claires. Il n y a eu aucune confirmation ou revendication. Beaucoup parlent de terroristes. Le royaume appartient à la coalition armée qui bombarde les territoires tenus par le groupe extrémiste «Daech».
D’autres sources parlent de simples criminels. La police jordanienne n’a pour le moment rien déclaré à ce sujet. Mais les autorités admettent que certains d’entre eux sont jordaniens. Si d’autres attaques armées ont déjà eu lieu sur des policiers, c’est la première attaque de ce genre dans un lieu touristique.
Sur internet, les Jordaniens se disent outrés et le hashtag #Karakfaceauterrorisme est rapidement apparu sur Twitter. Les Karakis sont choqués mais se disent prêts à résister à d’autres attaques. Des volontaires se sont regroupés à la municipalité pour aider la police en cas de besoin. Certains sont tout simplement venus donner leur sang dans les hôpitaux de la ville.

Source : agences et rédaction
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