Yémen: Soixante martyrs dans une frappe de la coalition, Ansarullah appelle à se mobiliser
Des avions de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite ont frappé samedi une prison yéménite près d'Hodeidah, au bord de la mer Rouge, tuant 60 personnes dont des détenus, ont déclaré dimanche de responsables locaux, de proches et de responsables médicaux.

La prison du quartier d'al-Zaydiyah comptait 84 prisonniers quand elle a été frappée samedi soir à trois reprises, précisent ces sources. Elle se trouve à l'intérieur d'un complexe de sécurité qui, selon un journaliste de Reuters, a été totalement détruit.
Le site de la chaine de télévision yéménite al-Maseera a avancé que le bilan des victimes sera revu à la hausse alors que les recherches d’éventuels corps se poursuivent. Le bureau de santé dans la province a lancé des appels au secours pour faire des dons de sang pour sauver les blessés.
La province d'Hodeidah est contrôlée par le mouvement Ansarullah.
Par ailleurs, dix-sept civils au moins ont été tués samedi dans le sud-ouest du Yémen dans une autre frappe de la coalition, a-t-on appris auprès d'habitants et des autorités locales.
Ces nouveaux crimes surviennent dans la foulée d’une campagne médiatique mensongère menée par les médias saoudiens sur des bombardements yéménites présumés contre la Mecque.
Le porte-parole du mouvement yéménite Ansarullah a réagi aux récents crimes saoudiens, appelant les forces de l’armée et les comités populaires à multiplier leurs efforts pour neutraliser l’offensive de l’Arabie saoudite.
«Après 19 ans de destruction, il ne nous restait que le courage. Nous devons défendre audacieusement notre avenir face aux ennemis cruels qui ont facilement massacré une centaine de civils en une seule journée», a déclaré Mohammed Abdessalam.
Et d’ajouter : «J’espère que les forces de l’armée, les unités balistiques et les comités populaires multiplieront leurs efforts pour repousser les ennemis, en ayant recours à tous les moyens possibles et légaux».
Abdessalam a souligné que les corps des victimes des frappes de dimanche restaient toujours sous les décombres et que les secouristes n’avaient pas pu les en dégager, faute d'équipements.
Parallèlement, l'ancien président Abd-Rabbou Mansour Hadi a rejeté samedi un projet de paix de l'Onu. Selon une copie du projet consultée par Reuters, le plan écarterait du pouvoir Abd-Rabbou Mansour Hadi au profit d'un gouvernement composé de figures plus consensuelles.
Source : agences et rédaction
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