
A une semaine de l’Euro, l’exécutif socialiste toujours confronté aux grèves
À sept jours de l'ouverture de l'Euro de football en France, l'exécutif socialiste est toujours confronté à une crise sociale et à des grèves qui plombent l'économie et inquiètent les professionnels du tourisme.

Le président François Hollande et son Premier ministre Manuel Valls payent au prix fort cette contestation sociale, cristallisée autour du projet de réforme du droit du travail, indiquent des sondages calamiteux. Les grèves observées par une minorité de salariés, mais qui suscitent la compréhension d'une majorité des Français, affectent notamment les transports en commun, la fourniture d'électricité et les raffineries de pétrole.
«Ce que le gouvernement est en train de faire (...), c'est régler chacune des situations » à l'origine des conflits qui se sont greffés à la contestation de la loi travail», a déclaré la ministre du Travail, Myriam el-Khomri. L'exécutif a déjà lâché du lest dans plusieurs secteurs stratégiques, comme le contrôle aérien menacé d'une grève des aiguilleurs, mais il n'est pas parvenu jusqu'ici à éviter un préavis de grève du 11 au 14 juin chez les pilotes d'Air France, ni une grève illimitée à la SNCF (transport ferroviaire), bastion du syndicat contestataire CGT. Le n°1 de la CGT, Philippe Martinez, assure «qu'il n'est pas question de bloquer l'Euro», mais il a promis pour cette semaine «la plus forte mobilisation depuis trois mois».
Par ailleurs, hier, plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Nantes, Rennes, Lyon, Marseille, Toulouse et Paris. Des heurts ont eu lieu en marge de ces manifestations, faisant des blessés parmi les policiers et les manifestants.
Source : AFP
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