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Commission européenne : L’accord avec la Turquie ouvre une voie royale aux terroristes

Commission européenne : L’accord avec la Turquie ouvre une voie royale aux terroristes
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L'accord controversé entre l'Union européenne et la Turquie n'a pas fini de faire parler lui. Prévu initialement pour réduire le flux de migrants illégaux en Europe, cet accord prévoit aussi et surtout une exemption de visas pour les citoyens turcs dans l'espace Schengen pour une durée de nonante jours. Une condition imposée par Ankara qui suscite de nombreuses inquiétudes en Europe, justifiées dans un rapport de la Commission elle-même.

Commission européenne : L’accord avec la Turquie ouvre une voie royale aux terroristes

Le rapport en question, sur lequel le quotidien britannique The Telegraph a pu mettre la main, confirme les craintes de nombreux pays européens: la suppression des visas pour les Turcs augmenterait considérablement le risque d'attaques terroristes sur le vieux continent.

Un passeport turc, porte d'entrée vers l'Europe

«On peut s’attendre à ce que, dès que les citoyens turcs recevront une exemption de visa à l’entrée dans l’UE, des étrangers essayeront d’obtenir un passeport turc afin de se faire passer pour citoyen turc et entrer dans l’UE sans vérification de visa, ou d’utiliser des identités de citoyens turcs ou d’obtenir une nationalité turque par des moyens frauduleux», lit-on dans le rapport de la Commission européenne.

Les auteurs du rapport dressé par la Commission européenne soulignent en outre que la suppression de visas pourrait attirer non seulement des migrants irréguliers mais aussi des criminels et des terroristes.

«La proposition de libéralisation des visas pour les citoyens turcs qui arrivent dans l’UE pourrait avoir un impact sur les attaques terroristes, car elle augmenterait la mobilité des terroristes dans l'espace Schengen, qu'ils soient citoyens turcs ou étrangers», lit-on dans le rapport.

Outre les risques de nouveaux attentats, la Commission s'inquiète aussi de la «mafia turque» qui fait dans la contrebande d'armes, le trafic de drogue ou encore la traite d'esclaves et de réfugiés. L’exemption de visa pourrait aisément «étendre leur business en Europe».

D’après l'accord signé le 18 mars, Ankara s'est engagé à accepter le retour sur son sol de tous les migrants entrés illégalement en Grèce depuis son territoire à partir du 20 mars 2016. Pour chaque réfugié syrien renvoyé en Turquie, un autre devra être «réinstallé» dans un pays européen, dans la limite de 72 000 places. En contrepartie, Bruxelles doit  fournir à Ankara jusqu'à six milliards d'euros, relancer les discussions sur l'intégration de la Turquie à l'UE et accélérer le processus de libéralisation du régime de visas pour les Turcs qui souhaitent se rendre dans l'Union européenne.

Un accord sous conditions

Avant que cet accord ne devienne réalité, la Turquie doit d'abord remplir un certain nombre de conditions. Les hautes sphères européennes exigent notamment à Ankara une meilleure lutte des autorités turques contre la corruption, la négociation d'un accord avec Europol ou encore une révision de la législation du pays sur le terrorisme, ce que refusent catégoriquement les dirigeants turcs.

Source : agences et rédaction

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