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Feu vert du Parlement français pour prolonger les frappes aériennes en Syrie

Feu vert du Parlement français pour prolonger les frappes aériennes en Syrie
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Le Parlement français a massivement voté mercredi soir pour autoriser la poursuite des frappes aériennes en Syrie. «Il n'y a pas d'alternative: nous devons anéantir Daech», a lancé le Premier ministre Manuel Valls.

Moins d'une semaine après le vote de la loi sur l'état d'urgence déjà à une quasi-unanimité, les députés ont voté par 515 voix, contre quatre et dix abstentions, «la prolongation de l'engagement des forces aériennes au-dessus du territoire syrien», comme le veut la Constitution lorsque la durée d'une intervention militaire excède quatre mois.Feu vert du Parlement français pour prolonger les frappes aériennes en Syrie

Les sénateurs l'ont approuvé de leur côté par 325 voix pour. 21 se sont abstenus, l'ensemble du groupe Communiste, républicain et citoyen et les écologistes Marie-Christine Blandin et Esther Benbassa.

M. Valls, s'est félicité aussitôt de ces deux votes dans un tweet: «Vote massif du Parlement pour notre action militaire en Syrie. La France se bat, avec ses armées et la force du droit».

Dans ce contexte post-attentats, ce débat a permis au Premier ministre de réaffirmer que la France est «en guerre» contre le groupe extrémiste «Deach». «Il n'y a pas d'alternative: nous devons anéantir Daech», a déclaré M. Valls, indiquant que «plus de 300 frappes» avaient été menées depuis le début de l'engagement des avions de combat français en Irak (septembre 2014) et en Syrie (septembre 2015).

Les 27 partenaires de Paris au sein de l'Union européenne vont apporter un soutien militaire direct ou indirect aux opérations extérieures de la France, notamment en Syrie, a annoncé pour sa part le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Seuls les députés Front de gauche se sont abstenus, estimant, selon leur orateur Jean-Jacques Candelier, «que la prolongation de l’intervention ne peut se faire que sous l’égide de l'ONU». «Nous sommes en état de légitime défense», lui a répondu Manuel Valls.

Berlin promet d'agir «au côté de la France»

Lancé dans un marathon diplomatique pour bâtir une coalition élargie «anti-Daech», le président français François Hollande a obtenu mercredi de Berlin la promesse de s'engager «vite» et «au côté de la France» dans la lutte contre le groupe extrémiste, avant de rencontrer jeudi son homologue russe Vladimir Poutine à Moscou.

Avant d'entamer des discussions sur la lutte contre le terrorisme et la question des réfugiés en Europe, le président français et la chancelière allemande Angela Merkel se sont rendus Place de la République à Paris, lieu emblématique des hommages rendus par les Parisiens aux 130 victimes des attentats du 13 novembre, revendiqués par «Deach».

Les deux dirigeants ont déposé une rose au pied de la statue au centre de la Place, débordant d'inscriptions, de fleurs et de bougies.

«Je souhaite que l'Allemagne puisse s'engager encore davantage dans la lutte contre Daech en Syrie et en Irak», a souligné M. Hollande lors d'une déclaration à l'Elysée au côté de la chancelière allemande. «Nous serons au côté de la France», lui a répondu cette dernière en promettant d'agir «vite».

Le chef de l'Etat français, après avoir rencontré depuis le début de la semaine David Cameron, Barack Obama et Angela Merkel, reçoit jeudi matin le président du Conseil italien Mateo Renzi avant de s'envoler pour la capitale russe où il s'entretiendra avec Vladimir Poutine.

Source: agences et rédaction

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