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L’UE approuve la demande d’aide de la France suite aux attentats

L’UE approuve la demande d’aide de la France suite aux attentats
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Les 28 Etats membres de l'Union européenne ont répondu positivement mardi à la demande d'aide que la France a formulée en vertu de l'article 42.7 du traité de Lisbonne, après les attentats de Paris et Saint-Denis.

«A Bruxelles, je viens d'invoquer à l'instant l'article 42.7 au nom de la France #UE», écrit le ministre de la Défense, Jean-Yves Le L’UE approuve la demande d’aide de la France suite aux attentatsDrian sur Twitter.

L'aide européenne pourra se traduire par un soutien accru en Syrie, en Irak et en Afrique, a-t-il ajouté. L'article en question n'avait encore jamais été invoqué.

«Au cas où un Etat membre serait l'objet d'une agression armée sur son territoire, les autres Etats membres lui doivent aide et assistance par tous les moyens en leur pouvoir, conformément à l'article 51 de la charte des Nations unies», dit-il, cité par Reuters.

Dans son discours devant les deux chambres du Parlement réunies en Congrès à Versailles, François Hollande avait annoncé lundi qu'il demanderait au ministre de la Défense «de saisir dès demain ses homologues européens au titre de l'article 42.7».

Le nombre de personnes impliquées dans les attentats encore inconnu

Le Premier ministre français Manuel Valls a souligné mardi que le nombre de personnes impliquées dans les attentats de Paris vendredi était encore inconnu, évoquant sur la radio France Inter l'hypothèse de complices en France et en Belgique.

«Au moment où nous parlons, nous ne savons pas s'il y a des complices de ceux qui ont tué, de ceux qui ont commis cette horreur sur Paris», a déclaré le Premier ministre. «Il y a peut-être, il y a en France, en Belgique, des complices, des individus qui ont été associés à cette tuerie». «Donc nous devons aujourd'hui nous concentrer sur l'enquête», a-t-il souligné. «Nous n'avons pas encore toute la réalité, toute la vision de la réalité et notamment du nombre de personnes impliquées dans les attentats de vendredi soir». «Y a-t-il deux ou trois équipes, comment ont-ils opéré, que s'est-il passé exactement au Stade de France, l'enquête progresse, mais avec la discrétion nécessaire», a-t-il poursuivi.

«L'objectif est de faire en sorte, non seulement de détruire Daech (...), mais aussi de pouvoir interpeller, arrêter, comprendre ce qui s'est réellement passé», a dit Manuel Valls. Outre les sept kamikazes tués vendredi sur les lieux des attentats, les enquêteurs traquent un homme, Salah Abdeslam, qui serait le huitième homme des trois équipes ayant directement participé aux tueries, et qui est visé par un mandat d'arrêt international.

Selon les enquêteurs, Salah Abdeslam a côtoyé Abdelhamid Abaaoud, extrémiste belge de 28 ans, qui vivrait en Syrie, membre très actif de «Daech» et soupçonné d'être le commanditaire d'attentats projetés en Belgique.

Deux suspects, dont l'identité n'a pas été révélée, ont été inculpés lundi à Bruxelles pour terrorisme à la suite des attentats meurtriers de Paris.

128 perquisitions dans la nuit de lundi à mardi

Dans la nuit de lundi à mardi, les forces de l'ordre françaises ont procédé à 128 perquisitions dans le cadre de l'état d'urgence décrété après les attentats de Paris, a annoncé à la radio France Info le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

La nuit précédente, une vaste opération similaire avait conduit à 168 perquisitions administratives, dans 19 départements, donnant lieu à 23 interpellations et à la saisie de 31 armes.

Plus de 10.000 personnes à surveiller en France

Sur le même plan, plus de 10.000 personnes, à l'instar d'Omar Ismaïl Mostefaï qui s'est fait exploser vendredi soir dans la salle de concerts parisienne du Bataclan après avoir tiré sur les spectateurs, font en France l'objet de fiches dites «S» de renseignement, notamment des radicaux.

Fiche S pour «sûreté de l'État»: la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) alimente quotidiennement ce fichier, qui vise des hooligans, des membres de groupes d'utra-gauche ou d'extrême-droite, etc.

La fiche S est surtout destinée à attirer l'attention des forces de sécurité si l'un des fichés est contrôlé ou interpellé. Elles doivent alors en référer aussitôt aux services de renseignement. Les fiches S, outre les antécédents judiciaires, sont alimentées par les services de renseignement français et étrangers.

Sur ces personnes, certaines sont connues et ont été condamnées pour faits de terrorisme, depuis les attentats de 1995 notamment, d'autres sont considérées comme pouvant se radicaliser ou comme l'étant déjà.

Cela avait été le cas de suspects cités dans les attaques commises ou déjouées en France depuis les attentats de janvier contre le journal satirique Charlie Hebdo et le supermarché parisien Hyper Cacher (17 morts). Ou de Mohamed Merah, l'auteur des tueries perpétrées en mars 2012 dans le sud-ouest du pays.

Yassin Salhi, qui a tué et décapité son patron Hervé Cornara en Isère (centre-est) en juin dernier, avait aussi été fiché "S" pendant deux ans sans avoir pour autant éveillé l'attention des services de police.

Car être l'objet d'une fiche S ne signifie pas être surveillé en permanence ou même occasionnellement. «C'est plus souvent un indicateur, une espèce de thermomètre sur lequel il faut veiller en permanence et qu'il faut alimenter pour qu'elle soit efficace», selon un policier.

Il y a plusieurs degrés dans les fiches S classées de S1 à S15, non en fonction d'un degré de dangerosité présumé mais en fonction des actions à entreprendre quand on se trouve en présence d'un suspect.

Source : agences

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