Les Européens réunis à Bruxelles appellent à l’«unité» contre le terrorisme

Les pays européens et des responsables de l'UE ont lancé lundi des appels à l'«unité» pour combattre le terrorisme après les attentats meurtriers de Paris, lors d'une réunion des 28 ministres des Affaires étrangères réunis à Bruxelles.
«Ils veulent nous diviser, nous sommes encore plus unis», a lancé la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, à son arrivée lundi à un conseil des Affaires étrangères, réunissant des ministres des Etats membres.
Mme Mogherini a notamment appelé les Européens «à unir leurs forces, à partager de l'information, un agenda politique, et à faire converger leurs efforts diplomatiques, économiques, et parfois militaires», face à la menace terroriste.
«Ce n'est pas une attaque contre un seul pays, ce n'est pas une attaque seulement contre l'Europe, c'est une attaque contre la civilisation», a-t-elle souligné avant la réunion européenne largement consacrée au dossier syrien.
De son côté, le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Harlem Désir, a également souligné que si «c'est la France qui a été attaquée, c'est toute l'Europe qui a été touchée».
«Nous avons été frappés ensemble, nous répondrons ensemble et nous vaincrons ensemble le terrorisme et l'armée terroriste de Daech», a-t-il insisté, appelant à «prendre des décisions» dans le domaine notamment de la coopération judiciaire et policière contre le terrorisme.
Il a notamment cité la nécessité d'établir un fichier européen des passagers aériens (PNR) et de discuter de la possibilité de renforcer les contrôles aux frontières.
Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, a estimé qu'il fallait «partager de plus en plus de renseignements» entre pays. «Nous avons une très bonne coopération avec les autorités françaises», s'est-il félicité.
«L'Europe doit être solidaire en ce moment», a estimé le commissaire européen Johannes Hahn. «Nous ne devons pas faire actuellement l'amalgame entre notre problème migratoire et ces attaques terroristes violentes», a-t-il ajouté.
«Il faut se garder en Europe de faire l'amalgame entre terrorisme et migration», a également insisté le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn, dont le pays préside le Conseil de l'UE.
«Il y a un ennemi commun, c'est Daech», a-t-il ajouté, assurant qu'il n'y aurait «aucune dissonance en ce qui concerne l'apport de l'UE dans cette lutte».
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier a estimé qu'il était du «devoir» des Européens «d'être aux côtés de la France».
Steinmeier souhaite qu'une «dynamique de négociation» soit enclenchée au niveau international sur le dossier du conflit en Syrie.
Il faut être «plus efficaces et en finir avec cette barbarie qui est probablement la barbarie la plus grave que l'humanité ait connue depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale», a déclaré le ministre espagnol José Manuel Garcia Margallo.
Source : agences et rédaction