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Air France : l’exécutif s’immisce dans la crise

Air France : l’exécutif s’immisce dans la crise
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Entre soutien à la direction d’Air France et fermeté à l’encontre des manifestants qui ont provoqué des incidents lundi, l’exécutif s’immisce dans la crise que traverse la compagnie.

Alors que les photos de deux dirigeants de la compagnie s’échappant d’une réunion houleuse dans leurs chemises déchirées ont fait le tour du monde, François Hollande a dénoncé mardi 6 octobre des «violences inacceptables» qui Air France : l’exécutif s’immisce dans la crisenuisent à «l’image» de la France :

«Ça compte, le dialogue social. Et quand il est interrompu par des violences, des contestations qui prennent des formes inacceptables, on voit ce que ça peut avoir comme conséquences sur l’image, sur l’attractivité [du pays].»

Mais les mots les plus durs sont venus du premier ministre Manuel Valls, qui s’est rendu au siège d’Air France. Le chef du gouvernement a vu dans les échauffourées de la veille «l’œuvre de voyous» qui devront être punies par des «sanctions lourdes».

Procédure disciplinaire en cours

Un comité central d’entreprise (CCE) qui se tenait au siège d’Air France a été interrompu lundi par des salariés. Alors que la direction a confirmé la possible suppression de 2 900 postes, la situation a brusquement dégénéré à tel point que le directeur des ressources humaines Xavier Broseta et le responsable de l’activité long-courrier Pierre Plissonnier ont quitté les lieux chemise arrachée, avant de s’échapper en escaladant un grillage.

Au total, les incidents ont fait sept blessés, dont un grave, un vigile qui a dû être hospitalisé. La compagnie a porté plainte lundi soir pour «dégradations», «entrave au déroulement du CCE» et «violences aggravées». Une enquête en flagrance a été confiée à la police aux frontières tandis qu’une procédure disciplinaire est en cours au sein de la compagnie, a déclaré le PDG d’Air France-KLM Alexandre de Juniac, sans préciser toutefois si les auteurs des violences ont été identifiés.

La direction dit être ouverte aux discussions

Le président du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) Air France, syndicat majoritaire chez les pilotes, a appelé mardi l’Etat à sortir du silence pour régler le conflit au sein de la compagnie. Il a pointé sur Europe 1 le rôle de l’Etat, qui détient 17 % du capital du groupe et est «présent à tous les étages» d’Air France.

L’Etat «assume et assumera ses responsabilités. Mais la solution pour Air France vient d’abord de l’entreprise elle-même», a répondu Valls. Interrogé sur le sujet à l’Assemblée nationale lors des questions au gouvernement, le premier ministre a demandé aux pilotes de «faire preuve de responsabilité et de lucidité».

De Juniac a lui redit sa disponibilité pour de nouvelles discussions : «L’essence de notre plan dit A était de rester dans les numéros un mondiaux. Du fait de l’échec des négociations, nous avons dû passer à un plan de restructuration. Si maintenant les organisations syndicales représentant les pilotes sont prêtes à de vraies négociations, notre porte est ouverte».

Le plan alternatif, dit «plan B» présenté lundi, doit entraîner un sureffectif de 300 pilotes, 900 PNC (personnel navigant commercial, c’est-à-dire hôtesses et stewards) et 1 700 personnels au sol. Le dossier pourrait revenir entre les mains de Gilles Gateau, le directeur de cabinet adjoint et conseiller social de Valls, pressenti pour devenir DRH d’Air France – une nomination pas encore officialisée qui pourrait intervenir en début d’année 2016.

Source : sites web et rédaction

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