
L’otage française au Yémen libérée et bientôt de retour en France
L’otage française Isabelle Prime, retenue au Yémen depuis février, a été libérée dans la nuit de jeudi à vendredi 7 août. Elle doit rejoindre la France vendredi soir.
Sa captivité aura duré près de six mois. L’otage française Isabelle Prime, qui était retenue au Yémen depuis février 2015, a été libérée dans la nuit de jeudi à vendredi. Elle sera accueillie vendredi en France par François Hollande.
«Notre compatriote Isabelle Prime a été libérée cette nuit», selon un communiqué de l’Elysée. «Elle était retenue en otage
au Yémen depuis le 24 février 2015.» «La France a déployé tous ses efforts pour parvenir à ce dénouement heureux», poursuit le texte.
Agée de 30 ans et originaire de l’ouest de la France, «Isabelle Prime est actuellement sous la protection des services français. Elle rejoindra notre pays dans les heures qui viennent», selon la même source qui n’a pas donné plus de précision sur le lieu et l’heure d’arrivée.
Le président de la République «exprime toute sa gratitude à tous ceux qui ont œuvré à cette solution, et notamment au Sultan Qaboos Ibn Saïd, Sultan d’Oman».
Le président François Hollande a dit partager «la joie de la famille d’Isabelle qui a su faire preuve de beaucoup de courage et d’une grande responsabilité au cours de cette longue attente».
La dernière libération d’un otage français remonte à celle de Serge Lazarevic en décembre 2014, alors que le quinquagénaire franco-serbe était détenu depuis trois ans par le groupe Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi) dans le nord du Mali. Il était alors présenté comme le dernier otage français.
Isabelle Prime, arrivée en 2013 au Yémen, travaillait pour la société Ayala Consulting, dont le siège social se trouve en Floride, aux Etats-Unis, spécialisée dans la conception de programmes de protection sociale.
Enlevée par des hommes déguisés en policiers
Francisco Ayala, président de la société, a précisé jeudi soir qu’il avait appris la libération de son employée via un coup de téléphone du ministère français des Affaires étrangères. «Toute l’affaire a été menée dans le plus grand secret», a-t-il affirmé. «Le gouvernement français ne nous a rien dit ni à moi ou ni même à son père» concernant les efforts visant à obtenir la libération de la jeune femme.
Son interprète yéménite Chérine Makkaoui et elle-même avaient été enlevées le 24 février dernier à Sanaa par des hommes déguisés en policiers alors qu’elles se rendaient en voiture à leur travail. Chérine Makkaoui avait déclaré avoir été libérée le 10 mars à Aden, dans le sud du Yémen.
Une vidéo de la Française avait été mise en ligne sur YouTube début juin. Dans ce document de 21 secondes, la jeune femme, vêtue de noir et assise à même le sol, s’adressait aux présidents français François Hollande et yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi pour leur demander d’agir en vue de sa libération. Aucune information n’a filtré depuis sur l’identité des ravisseurs.
Source : AFP
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