Jacques Myard: «Sans dialogue avec Damas, ce sera le chaos en Syrie et au Liban»
Le député UMP Jacques Myard, l'un des quatre élus à avoir fait le voyage en Syrie contre l'avis du Quai d'Orsay, a expliqué que ses interlocuteurs à Damas lui ont dit que si la France continuait de vouloir le départ du président syrien Bachar al-Assad «le chaos (s'installerait) sur tout le Proche Orient».
«L'ensemble de nos interlocuteurs nous ont clairement indiqué que si la France continue à exiger
le départ de Bachar au motif qu'il est infréquentable, la Syrie éclatera car il est le seul à pouvoir maintenir l'unité de l'armée, le Liban sera balayé, le chaos s'installera sur tout le Proche et Moyen Orient», écrit le député dans un communiqué dans lequel il détaille le déroulé du déplacement controversé en Syrie.
De l'ensemble «des prises de contact» et «entretiens», M. Myard retient par ailleurs qu'il «n'existe pas à ce stade de possibilité de victoire militaire sur le terrain d'une partie ou de l'autre» et que «seul un règlement politique peut ramener la paix».
Le fait que ces parlementaires aient rencontré le président syrien a suscité l'ire de l'exécutif français. «Ce genre de critiques me laisse froid, elles viennent de gens qui sont des salons parisiens», a réagi M. Myard. «Il faut dire à ces gens-là que s'ils ne veulent pas de Parlement et de députés libres, pas aux ordres de l'appareil étatique, il faut supprimer le Parlement». «Ce voyage correspond à ce que de nombreux parlementaires pensent: adapter notre politique au Moyen-Orient». Sur le plan géopolitique, le député UMP a déploré «la politique d'aveuglement et d'autisme» de la France vis-à-vis de Damas, à l‘heure de la montée en puissance du groupe terroriste «Daech».
Outre un «hôpital», les parlementaires ont visité «une ancienne école qui accueille 40 familles de réfugiés», «rendu visite au centre sanitaire du Croissant Rouge», «rencontré la responsable de la Croix Rouge, Mariam Gasser». Ils ont aussi «visité le Lycée Charles-de-Gaulle où malgré l'adversité, 250 enfants franco-syriens, continuent à apprendre le français dans des conditions périlleuses, deux roquettes étant tombées sur cet établissement sans faire heureusement de morts. Le lycée ne reçoit plus de subsides du gouvernement français: c'est inadmissible», a indiqué M. Myard. «De plus, à l'hôtel où nous étions nous avons rencontré une délégation américaine dirigée par l'ex-Attorney-General à la Cour Suprême, Ramzy Clark ce qui prouve qu'il existe bien des contacts certes indirects avec les Américains», a aussi souligné le député. Il précise dans ce communiqué que le déplacement «a été organisé avec le concours d'un certain nombre de personnes connaissant bien le Proche Orient et ayant des cabinets de consultants pour les entreprises françaises au Liban et en Syrie».
Source : AFP et rédaction
«L'ensemble de nos interlocuteurs nous ont clairement indiqué que si la France continue à exiger
le départ de Bachar au motif qu'il est infréquentable, la Syrie éclatera car il est le seul à pouvoir maintenir l'unité de l'armée, le Liban sera balayé, le chaos s'installera sur tout le Proche et Moyen Orient», écrit le député dans un communiqué dans lequel il détaille le déroulé du déplacement controversé en Syrie. De l'ensemble «des prises de contact» et «entretiens», M. Myard retient par ailleurs qu'il «n'existe pas à ce stade de possibilité de victoire militaire sur le terrain d'une partie ou de l'autre» et que «seul un règlement politique peut ramener la paix».
Le fait que ces parlementaires aient rencontré le président syrien a suscité l'ire de l'exécutif français. «Ce genre de critiques me laisse froid, elles viennent de gens qui sont des salons parisiens», a réagi M. Myard. «Il faut dire à ces gens-là que s'ils ne veulent pas de Parlement et de députés libres, pas aux ordres de l'appareil étatique, il faut supprimer le Parlement». «Ce voyage correspond à ce que de nombreux parlementaires pensent: adapter notre politique au Moyen-Orient». Sur le plan géopolitique, le député UMP a déploré «la politique d'aveuglement et d'autisme» de la France vis-à-vis de Damas, à l‘heure de la montée en puissance du groupe terroriste «Daech».
Outre un «hôpital», les parlementaires ont visité «une ancienne école qui accueille 40 familles de réfugiés», «rendu visite au centre sanitaire du Croissant Rouge», «rencontré la responsable de la Croix Rouge, Mariam Gasser». Ils ont aussi «visité le Lycée Charles-de-Gaulle où malgré l'adversité, 250 enfants franco-syriens, continuent à apprendre le français dans des conditions périlleuses, deux roquettes étant tombées sur cet établissement sans faire heureusement de morts. Le lycée ne reçoit plus de subsides du gouvernement français: c'est inadmissible», a indiqué M. Myard. «De plus, à l'hôtel où nous étions nous avons rencontré une délégation américaine dirigée par l'ex-Attorney-General à la Cour Suprême, Ramzy Clark ce qui prouve qu'il existe bien des contacts certes indirects avec les Américains», a aussi souligné le député. Il précise dans ce communiqué que le déplacement «a été organisé avec le concours d'un certain nombre de personnes connaissant bien le Proche Orient et ayant des cabinets de consultants pour les entreprises françaises au Liban et en Syrie».
Source : AFP et rédaction
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