Terrorisme: Cazeneuve sollicite les géants US de la tech
Des semaines après les attentats de Paris et quelques jours après ceux de Copenhague, le ministre Français de l'intérieur Bernard Cazeneuve va se rendre dans la Silicon Valley pour rallier de nouveaux acteurs dans sa lutte contre le terrorisme: les géants de la tech.
Ainsi, le ministre de l'intérieur rencontrera des membres de la direction d'Apple, de Google, Facebook et Twitter. Son message sera le suivant: les géants de la tech et des réseaux sociaux doivent faire davantage pour limiter la propagation des messages extrémistes et doivent collaborer avec le gouvernement dans le chiffrement des
données.
«Nous sommes face à une nouvelle menace» a ainsi confié le ministre Français au Wall Street Journal, avant d’ajouter: «Nous avons besoin des compagnies américaines pour réaliser que ces groupes ont un important rôle à jouer».
La démarche de Bernard Cazeneuve s'inscrit dans la droite ligne des initiatives européennes qui visent à mettre la pression sur les géants de la tech pour trouver un moyen de mieux lutter contre le terrorisme. Aux États-Unis aussi, le débat prend de l'ampleur.
Plusieurs dirigeants de grandes entreprises US du Net ont refusé de participer à un panel sur la cyber-sécurité organisé par Barack Obama vendredi dernier. En cause, les conflits en cours sur le chiffrement des données et la vie privée.
Depuis les révélations sur la surveillance du Net par la NSA, les fournisseurs de services cherchent à rassurer leurs clients en proposant une protection accrue des données.
Les autorités américaines ne voient pas d'un bon œil ces nouvelles mesures et demandent aux entreprises de ne pas compliquer la tâche des enquêteurs et de la surveillance antiterroriste.
Le débat a aussi lieu en Europe. Après les attentats de Paris, le premier ministre britannique David Cameron s'en est violemment pris au chiffrement des données et a proposé de les interdire.
«La question reste: allons-nous autoriser des moyens de communication qui ne nous permettent pas [de surveiller ce qui s'écrit ou se dit]? Ma réponse à cette question est: non, nous ne devons pas», a-t-il déclaré.
Il a été reçu quelques jours plus tard par Barack Obama, qui a partagé ses critiques. «Si nous trouvons la preuve d'un complot terroriste...et en dépit d'un numéro de téléphone, d'un compte sur les réseaux sociaux ou d'une adresse email nous ne pouvons voir ce qu'il s'y passe, c'est un problème», a-t-il argumenté.
Source: agences et rédaction
Ainsi, le ministre de l'intérieur rencontrera des membres de la direction d'Apple, de Google, Facebook et Twitter. Son message sera le suivant: les géants de la tech et des réseaux sociaux doivent faire davantage pour limiter la propagation des messages extrémistes et doivent collaborer avec le gouvernement dans le chiffrement des
données. «Nous sommes face à une nouvelle menace» a ainsi confié le ministre Français au Wall Street Journal, avant d’ajouter: «Nous avons besoin des compagnies américaines pour réaliser que ces groupes ont un important rôle à jouer».
La démarche de Bernard Cazeneuve s'inscrit dans la droite ligne des initiatives européennes qui visent à mettre la pression sur les géants de la tech pour trouver un moyen de mieux lutter contre le terrorisme. Aux États-Unis aussi, le débat prend de l'ampleur.
Plusieurs dirigeants de grandes entreprises US du Net ont refusé de participer à un panel sur la cyber-sécurité organisé par Barack Obama vendredi dernier. En cause, les conflits en cours sur le chiffrement des données et la vie privée.
Depuis les révélations sur la surveillance du Net par la NSA, les fournisseurs de services cherchent à rassurer leurs clients en proposant une protection accrue des données.
Les autorités américaines ne voient pas d'un bon œil ces nouvelles mesures et demandent aux entreprises de ne pas compliquer la tâche des enquêteurs et de la surveillance antiterroriste.
Le débat a aussi lieu en Europe. Après les attentats de Paris, le premier ministre britannique David Cameron s'en est violemment pris au chiffrement des données et a proposé de les interdire.
«La question reste: allons-nous autoriser des moyens de communication qui ne nous permettent pas [de surveiller ce qui s'écrit ou se dit]? Ma réponse à cette question est: non, nous ne devons pas», a-t-il déclaré.
Il a été reçu quelques jours plus tard par Barack Obama, qui a partagé ses critiques. «Si nous trouvons la preuve d'un complot terroriste...et en dépit d'un numéro de téléphone, d'un compte sur les réseaux sociaux ou d'une adresse email nous ne pouvons voir ce qu'il s'y passe, c'est un problème», a-t-il argumenté.
Source: agences et rédaction
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