Hollande «assume» son échec sur le chômage et brandit ses réformes
A l’offensive depuis ses vœux de la Saint-Sylvestre, François Hollande a «assumé» lundi l’échec de sa politique de lutte contre le chômage mais brandi avec combativité l’étendard des réformes visant à réveiller l’espoir d’une sortie de crise.
Lancé dans une tentative de reconquête de l’opinion à l’aube d’une année électorale décisive (départementales en mars, régionales en décembre), le chef de l’Etat, invité pendant deux heures de France Inter, l’a concédé: face au chômage qui a atteint un
nouveau record en fin d’année, «il y a une responsabilité, celle que j’assume».
«Je suis président de la République, je ne vais pas dire: +c’est la faute de l’étranger, de la crise+», a-t-il insisté.
François Hollande s’est toutefois vivement défendu de se limiter à «un traitement social du chômage», affirmant mener les réformes nécessaires pour «créer durablement de l’emploi» et prêt à prendre «tous les risques» pour y parvenir.
Sans annoncer d’initiatives, il a égrené la liste des chantiers de l’exécutif comme le pacte de responsabilité avec sa baisse massive des prélèvements sur les entreprises ou la loi d’activité et de croissance dite «loi Macron», qui regroupe des initiatives hétéroclites allant des voyages en bus au travail du dimanche en passant par les tarifs des notaires.
«Je changerai tout ce qui bloque, empêche, freine et nuit à l’égalité et au progrès», a-t-il proclamé, ostensiblement offensif.
Hollande ne pense pas «pour l’instant» à 2017
Pour le président Hollande, le salut réside dans la croissance, seule à même de faire reculer durablement le chômage. «Je ferai tout pour que la croissance soit la plus haute possible, pour que nous ayons plus de 1% de croissance», la prévision du gouvernement pour 2015, a-t-il lancé.
A l’adresse des classes moyennes, frappées par les hausses fiscales, le chef de l’Etat a réaffirmé son «engagement (...) de ne pas créer de nouveaux impôts à partir de 2015» tout en évoquant du bout des lèvres une possible «baisse des prélèvements» en 2016 et 2017 si la croissance était au rendez-vous.
Quant à la politique de réduction des déficits publics qui ont encore dérapé cette année conduisant le gouvernement à repousser de deux ans, à 2017, l’objectif d’un retour à 3% du PIB, elle sera poursuivie sans fléchir, a-t-il assuré. «Si la croissance est un peu supérieure» en 2015 à la prévision officielle, «cela ira à la réduction des déficits».
Interrogé sur 2017, le chef de l’Etat a botté en touche: il ne se préoccupe pas «pour l’instant» de cette échéance ni des éventuelles primaires. Il sera temps de juger à la fin de son quinquennat s’il a pris ou non «le bon chemin» pour redresser la France, a-t-il observé.
Réunion à Astana pour «des progrès» sur l’Ukraine
Au chapitre international, il s’est voulu tout autant à l’offensive, annonçant une rencontre impromptue avec la chancelière allemande Angela Merkel dimanche à Strasbourg pour «parler de l’avenir de l’Europe». Bruxelles travaille d’arrache-pied au plan Juncker prévoyant 315 milliards d’euros d’investissement en trois ans.
Très actif dans la recherche d’une solution politique à la crise ukrainienne, il a confirmé qu’il se rendrait à Astana (Kazakhstan) le 15 janvier pour y retrouver les présidents russe et ukrainien Vladimir Poutine et Petro Porochenko ainsi qu’Angela Merkel, mais «à une condition, c’est qu’il puisse y avoir de nouveaux progrès».
Bousculant le calendrier de sa rentrée par son offensive médiatique, le président entend surfer sur la légère embellie de sa popularité: 13% à l’automne, entre 17 et 25% en décembre.
Il poursuivra son marathon médiatique fin janvier avec sa cinquième conférence de presse semestrielle.
Source: agences et rédaction
Lancé dans une tentative de reconquête de l’opinion à l’aube d’une année électorale décisive (départementales en mars, régionales en décembre), le chef de l’Etat, invité pendant deux heures de France Inter, l’a concédé: face au chômage qui a atteint un
nouveau record en fin d’année, «il y a une responsabilité, celle que j’assume».«Je suis président de la République, je ne vais pas dire: +c’est la faute de l’étranger, de la crise+», a-t-il insisté.
François Hollande s’est toutefois vivement défendu de se limiter à «un traitement social du chômage», affirmant mener les réformes nécessaires pour «créer durablement de l’emploi» et prêt à prendre «tous les risques» pour y parvenir.
Sans annoncer d’initiatives, il a égrené la liste des chantiers de l’exécutif comme le pacte de responsabilité avec sa baisse massive des prélèvements sur les entreprises ou la loi d’activité et de croissance dite «loi Macron», qui regroupe des initiatives hétéroclites allant des voyages en bus au travail du dimanche en passant par les tarifs des notaires.
«Je changerai tout ce qui bloque, empêche, freine et nuit à l’égalité et au progrès», a-t-il proclamé, ostensiblement offensif.
Hollande ne pense pas «pour l’instant» à 2017
Pour le président Hollande, le salut réside dans la croissance, seule à même de faire reculer durablement le chômage. «Je ferai tout pour que la croissance soit la plus haute possible, pour que nous ayons plus de 1% de croissance», la prévision du gouvernement pour 2015, a-t-il lancé.
A l’adresse des classes moyennes, frappées par les hausses fiscales, le chef de l’Etat a réaffirmé son «engagement (...) de ne pas créer de nouveaux impôts à partir de 2015» tout en évoquant du bout des lèvres une possible «baisse des prélèvements» en 2016 et 2017 si la croissance était au rendez-vous.
Quant à la politique de réduction des déficits publics qui ont encore dérapé cette année conduisant le gouvernement à repousser de deux ans, à 2017, l’objectif d’un retour à 3% du PIB, elle sera poursuivie sans fléchir, a-t-il assuré. «Si la croissance est un peu supérieure» en 2015 à la prévision officielle, «cela ira à la réduction des déficits».
Interrogé sur 2017, le chef de l’Etat a botté en touche: il ne se préoccupe pas «pour l’instant» de cette échéance ni des éventuelles primaires. Il sera temps de juger à la fin de son quinquennat s’il a pris ou non «le bon chemin» pour redresser la France, a-t-il observé.
Réunion à Astana pour «des progrès» sur l’Ukraine
Au chapitre international, il s’est voulu tout autant à l’offensive, annonçant une rencontre impromptue avec la chancelière allemande Angela Merkel dimanche à Strasbourg pour «parler de l’avenir de l’Europe». Bruxelles travaille d’arrache-pied au plan Juncker prévoyant 315 milliards d’euros d’investissement en trois ans.
Très actif dans la recherche d’une solution politique à la crise ukrainienne, il a confirmé qu’il se rendrait à Astana (Kazakhstan) le 15 janvier pour y retrouver les présidents russe et ukrainien Vladimir Poutine et Petro Porochenko ainsi qu’Angela Merkel, mais «à une condition, c’est qu’il puisse y avoir de nouveaux progrès».
Bousculant le calendrier de sa rentrée par son offensive médiatique, le président entend surfer sur la légère embellie de sa popularité: 13% à l’automne, entre 17 et 25% en décembre.
Il poursuivra son marathon médiatique fin janvier avec sa cinquième conférence de presse semestrielle.
Source: agences et rédaction
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