Selon Valls, les drames de Nantes, Dijon et Joué n’ont «aucun lien» entre eux
Manuel Valls a estimé mardi sur Europe 1 qu’il n’y avait «aucun lien» entre les drames de Nantes, Dijon ou Joué-lès-Tours mais a dit «comprendre les inquiétudes vives et légitimes» après cette succession d’évènements.
«Nous ne minimisons pas» ces actes, a ajouté le Premier ministre, en réponse à une accusation lancée la veille par la présidente du FN, Marine Le Pen.
Il réunira «en fin de matinée» (mardi) des ministres à Matignon pour faire le point sur la situation. François Hollande a demandé lundi à Manuel Valls d’organiser une «réunion
ministérielle» pour «mobiliser les services de l’Etat».
«Nous ne voulons pas uniquement commenter, nous agiter sur les ondes [...] mais rassurer, comprendre ce qui s’est passé, apporter la bonne réponse, la réponse la plus efficace possible, chaque fois qu’il y a eu cet évènement», a-t-il détaillé.
Un automobiliste a foncé lundi sur un marché de Noël bondé dans le centre de Nantes, blessant 10 personnes, avant de se porter plusieurs coups de couteau, au lendemain d’un incident similaire survenu à Dijon. Les autorités évoquent dans les deux cas des agissements de déséquilibrés.
«La meilleure réponse face aux menaces, aux peurs, aux évènements que nous venons de connaître, c’est le sang-froid, bien sûr la vigilance, la protection que nous devons aux Français, la mobilisation des forces de l’ordre doit le permettre», a fait valoir Valls, avant d’ajouter: «Dans une grande démocratie comme la nôtre, avec un peuple qui est mûr, la meilleure réponse est de continuer à vivre tranquillement avec bien sûr la nécessaire vigilance».
Jean-Marie Le Guen, le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, a de son côté appelé mardi à éviter tout «amalgame totalement inopérant» après les évènements de Joué-lès-Tours, Dijon et Nantes.
«Je veux exprimer mon émotion, des Français ont été blessés, certains gravement dans ces actes qui choquent beaucoup de nos compatriotes. Il faut raison garder, essayer
d’écouter ceux qui sont en charge des enquêtes. Il y a, à l’évidence, une problématique peut-être de nature terroriste, notamment à Joué-lès-Tours», a déclaré Le Guen sur France 2.
Mais «ce qui nous est dit sur ce qui s’est passé à Dijon et Nantes laisse penser que nous sommes devant des personnes fragiles psychologiquement – je pourrais m’exprimer en des termes plus graves – qui dans un moment particulier, les fêtes de Noël, dans une angoisse particulière sont passées à des actes très douloureux pour ceux qui en sont les victimes», a poursuivi le secrétaire d’Etat.
Samedi, un homme qui affichait le drapeau de «Daech» sur son réseau social a agressé des policiers avec un couteau au commissariat de Joué-lès-Tours avant d’être abattu. Lundi soir, un automobiliste a foncé sur un marché de Noël bondé dans le centre de Nantes, blessant 10 personnes avant de se porter plusieurs coups de couteau, au lendemain d’un incident similaire survenu à Dijon. Les autorités ont évoqué dans les deux cas des agissements de déséquilibrés.
«Ce n’est pas parce qu’une personne prend une image dominante dans la société à un moment donné, veut participer à une espèce de violence qui existe par ailleurs, que cette personne est animée en réalité par une problématique politique ou religieuse. Elle est animée par ses propres troubles mentaux, elle veut s’identifier en quelque sorte», a poursuivi Le Guen. Le «mimétisme», a-t-il dit, et «le passage à l’acte à des périodes festives sont des phénomènes connus en termes d’analyse psychiatriques».
S’il y a un «danger terroriste dans ce pays», «ne faisons pas d’amalgame qui sont totalement inopérants», a conclu Le Guen.
Source: agences et rédaction
«Nous ne minimisons pas» ces actes, a ajouté le Premier ministre, en réponse à une accusation lancée la veille par la présidente du FN, Marine Le Pen.
Il réunira «en fin de matinée» (mardi) des ministres à Matignon pour faire le point sur la situation. François Hollande a demandé lundi à Manuel Valls d’organiser une «réunion
ministérielle» pour «mobiliser les services de l’Etat».«Nous ne voulons pas uniquement commenter, nous agiter sur les ondes [...] mais rassurer, comprendre ce qui s’est passé, apporter la bonne réponse, la réponse la plus efficace possible, chaque fois qu’il y a eu cet évènement», a-t-il détaillé.
Un automobiliste a foncé lundi sur un marché de Noël bondé dans le centre de Nantes, blessant 10 personnes, avant de se porter plusieurs coups de couteau, au lendemain d’un incident similaire survenu à Dijon. Les autorités évoquent dans les deux cas des agissements de déséquilibrés.
«La meilleure réponse face aux menaces, aux peurs, aux évènements que nous venons de connaître, c’est le sang-froid, bien sûr la vigilance, la protection que nous devons aux Français, la mobilisation des forces de l’ordre doit le permettre», a fait valoir Valls, avant d’ajouter: «Dans une grande démocratie comme la nôtre, avec un peuple qui est mûr, la meilleure réponse est de continuer à vivre tranquillement avec bien sûr la nécessaire vigilance».
Jean-Marie Le Guen, le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, a de son côté appelé mardi à éviter tout «amalgame totalement inopérant» après les évènements de Joué-lès-Tours, Dijon et Nantes.
«Je veux exprimer mon émotion, des Français ont été blessés, certains gravement dans ces actes qui choquent beaucoup de nos compatriotes. Il faut raison garder, essayer
d’écouter ceux qui sont en charge des enquêtes. Il y a, à l’évidence, une problématique peut-être de nature terroriste, notamment à Joué-lès-Tours», a déclaré Le Guen sur France 2.Mais «ce qui nous est dit sur ce qui s’est passé à Dijon et Nantes laisse penser que nous sommes devant des personnes fragiles psychologiquement – je pourrais m’exprimer en des termes plus graves – qui dans un moment particulier, les fêtes de Noël, dans une angoisse particulière sont passées à des actes très douloureux pour ceux qui en sont les victimes», a poursuivi le secrétaire d’Etat.
Samedi, un homme qui affichait le drapeau de «Daech» sur son réseau social a agressé des policiers avec un couteau au commissariat de Joué-lès-Tours avant d’être abattu. Lundi soir, un automobiliste a foncé sur un marché de Noël bondé dans le centre de Nantes, blessant 10 personnes avant de se porter plusieurs coups de couteau, au lendemain d’un incident similaire survenu à Dijon. Les autorités ont évoqué dans les deux cas des agissements de déséquilibrés.
«Ce n’est pas parce qu’une personne prend une image dominante dans la société à un moment donné, veut participer à une espèce de violence qui existe par ailleurs, que cette personne est animée en réalité par une problématique politique ou religieuse. Elle est animée par ses propres troubles mentaux, elle veut s’identifier en quelque sorte», a poursuivi Le Guen. Le «mimétisme», a-t-il dit, et «le passage à l’acte à des périodes festives sont des phénomènes connus en termes d’analyse psychiatriques».
S’il y a un «danger terroriste dans ce pays», «ne faisons pas d’amalgame qui sont totalement inopérants», a conclu Le Guen.
Source: agences et rédaction
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