noscript

Please Wait...

Sénatoriales: «nouvel uppercut» pour Hollande, «renforcement institutionnel» du FN

Sénatoriales: «nouvel uppercut» pour Hollande, «renforcement institutionnel» du FN
folder_openFrance access_time depuis 11 années
starAJOUTER AUX FAVORIS

Les élections sénatoriales ont infligé un «nouvel uppercut» au président François Hollande et marqué l'entrée «symbolique» au Palais du Luxembourg du Front national, qui voit ainsi renforcée sa présence «institutionnelle», commentent lundi les éditorialistes français.

La droite a retrouvé la majorité au Sénat en dépit d'une relative résistance de la gauche lors des élections sénatoriales de dimanche, qui ont envoyé pour la première fois deux élus du Front national au palais du Luxembourg.

Il s'agit de la troisième défaite électorale en six mois pour la gauche au pouvoir, aprèsSénatoriales: «nouvel uppercut» pour Hollande, «renforcement institutionnel» du FN
les municipales de mars et les européennes de mai.

Petite consolation, «il n'y a pas de vague bleue», a affirmé le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis.

A 22H00, la droite républicaine totalisait 188 sièges, soit 13 de plus que la majorité absolue (175), la gauche 155 et le FN 2. Le sort de trois sièges (en Guyane, à Saint-Martin et en Polynésie) n'était pas encore connu.

«Troisième revers pour le pouvoir en quelques mois. 2014 aura été son annus horribilis», écrit Patrice Chabanet dans Le Journal de la Haute-Marne.

Après les municipales et les européennes, la gauche vient de subir un nouveau «long dimanche de dé-fiançailles avec ses électeurs, qu'ils soient +grands+ ou normaux», analyse Bruno Dive dans Sud-Ouest.

Aucune surprise dans ce retour de la Haute Assemblée dans le giron de la droite, insistent les commentateurs de la presse quotidienne.

«La présidence de gauche n'aura été qu'une courte parenthèse, trois petites années, dans cette chasse gardée de la droite», relève Patrice Chabanet.

Pour Patrick Apel-Muller de L'Humanité, «la défaite était attendue après la sévèreSénatoriales: «nouvel uppercut» pour Hollande, «renforcement institutionnel» du FN
sanction des municipales» mais «elle a tourné hier à la Berezina». «La droite ramasse le Sénat comme le fruit tombé de trop de trahisons, d'infinies déceptions et de sourdes colères», estime l'éditorialiste du journal communiste.

«La France vire à droite non pas parce que l'UMP symbolise l'espoir mais parce que le PS, en vingt-neuf mois, a fait la preuve de son impéritie», cingle Paul-Henri du Limbert dans Le Figaro.

«Le punching-ball élyséen encaisse un nouvel uppercut en espérant tenir jusqu'à l'ultime round de 2017. C'est long, douloureux et au final, c'est aussi la France qui titube», ajoute Raymond Couraud dans L'Alsace.

Mais «plus que cette alternance assez classique, on retiendra que deux Front national entrent au Sénat», souligne Michel Urvoy. L'éditorialiste d'Ouest-France estime que «ce n'est pas illogique pour une formation qui pèse un quart de l'opinion».

Les Dernières Nouvelles d'Alsace, sous la plume de Didier Rose estime que «l'extrême droite gagne une nouvelle chambre d'écho pour ses thèses».

«Après les municipales et les européennes, la répétition des scrutins confirme le renforcement +institutionnel+ du FN», renchérit Jacques Camus dans La Montagne/Centre France.

Pour Michel Urvoy (Ouest-France), «la vraie nouveauté réside dans le fait que les élus des élus, dont on peut penser qu'ils n'agissent pas sur un coup de tête protestataire, votent aussi FN et valident ainsi la stratégie de Marine Le Pen».

Source: agences et rédaction

Comments

//