Une Française voulant aller en Syrie retrouvée en Belgique
Une opération de police menée lundi 15 septembre chez un fondamentaliste, en Belgique, à quelques heures de l'ouverture des débats sur le projet de loi antiterroriste en France, a permis de retrouver une jeune Française de 14 ans. En juillet, cette adolescente originaire de l'Isère avait annoncé à ses parents son intention de se rendre en Syrie. En réalité, elle était hébergée chez un Algérien, figure du radicalisme à Liège, mais sans antécédents judiciaires en France. A un membre de sa famille, elle a confié vivre au côté de son «mari».
Cette adolescente «dont les parents avaient signalé la disparition le 18 juillet et qui avait
manifesté à plusieurs reprises son intention de se rendre en Syrie, a pu être retrouvée grâce à un signalement d'Interpol», s'est félicité Bernard Cazeneuve, à l'Assemblée.
L'un des objectifs du texte est d'empêcher le départ de jeunes Français vers la Syrie en instaurant notamment une interdiction administrative de sortie du territoire, matérialisée par la confiscation de la carte d'identité et du passeport.
Déjà interceptée à l'aéroport de Lyon
La jeune fille n'en est pas à sa première fugue. Déjà, le 25 février dernier, elle avait été interceptée in extremis à l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry, par la police aux frontières. Elle prévoyait de prendre un vol à destination d'Istanbul, en Turquie. L'homme qui l'avait conduite à l'aéroport avait été interpellé par la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire trois mois plus tard.
«A ceux et à celles qui songent au départ, que ce soit du fait d'une attirance morbide pour la violence, par désespérance, au nom d'un idéal religieux dévoyé, ou même par romantisme et par compassion pour les victimes du régime de Assad, je veux dire qu'ils commettent une erreur funeste et une faute irréparable. Parce que leurs douleurs, leurs frustrations ou leur quête de sens ne trouveront aucune réponse, aucun exutoire, dans l'anéantissement des plus faibles qu'eux. Parce que leur patrie, quelles que soient leurs origines, c'est la France», a affirmé le ministre.
«Le nombre des jeunes Français radicalisés combattant sur le théâtre d'opérations syrien n'a cessé de croître. Les effectifs combattants sont ainsi passés depuis le 1er janvier dernier de 224 à 350, comprenant au moins 63 femmes et 6 mineurs», a-t-il souligné.
«L'étude des filières djihadistes au départ de la France, composées pour les deux tiers de ressortissants français, montre qu'il s'agit d'une population jeune et hétérogène, majoritairement issue de familles immigrées, mais comportant également une part importante de convertis (20%). Près de la moitié des individus recensés étaient inconnus des services spécialisés avant leur signalement», a-t-il souligné.
Cazeneuve a jugé la situation «d'une exceptionnelle gravité» et en a appelé au «consensus républicain» qui «renforce notre capacité à lutter contre l'action des groupes terroristes». «De tous les chantiers de sécurité que j'ai eu à connaître depuis ma prise de fonction, aucun ne m'a paru aussi lourd de risques pour notre pays», a-t-il jugé.
Source : sites web
Cette adolescente «dont les parents avaient signalé la disparition le 18 juillet et qui avait
manifesté à plusieurs reprises son intention de se rendre en Syrie, a pu être retrouvée grâce à un signalement d'Interpol», s'est félicité Bernard Cazeneuve, à l'Assemblée. L'un des objectifs du texte est d'empêcher le départ de jeunes Français vers la Syrie en instaurant notamment une interdiction administrative de sortie du territoire, matérialisée par la confiscation de la carte d'identité et du passeport.
Déjà interceptée à l'aéroport de Lyon
La jeune fille n'en est pas à sa première fugue. Déjà, le 25 février dernier, elle avait été interceptée in extremis à l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry, par la police aux frontières. Elle prévoyait de prendre un vol à destination d'Istanbul, en Turquie. L'homme qui l'avait conduite à l'aéroport avait été interpellé par la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire trois mois plus tard.
«A ceux et à celles qui songent au départ, que ce soit du fait d'une attirance morbide pour la violence, par désespérance, au nom d'un idéal religieux dévoyé, ou même par romantisme et par compassion pour les victimes du régime de Assad, je veux dire qu'ils commettent une erreur funeste et une faute irréparable. Parce que leurs douleurs, leurs frustrations ou leur quête de sens ne trouveront aucune réponse, aucun exutoire, dans l'anéantissement des plus faibles qu'eux. Parce que leur patrie, quelles que soient leurs origines, c'est la France», a affirmé le ministre.
«Le nombre des jeunes Français radicalisés combattant sur le théâtre d'opérations syrien n'a cessé de croître. Les effectifs combattants sont ainsi passés depuis le 1er janvier dernier de 224 à 350, comprenant au moins 63 femmes et 6 mineurs», a-t-il souligné.
«L'étude des filières djihadistes au départ de la France, composées pour les deux tiers de ressortissants français, montre qu'il s'agit d'une population jeune et hétérogène, majoritairement issue de familles immigrées, mais comportant également une part importante de convertis (20%). Près de la moitié des individus recensés étaient inconnus des services spécialisés avant leur signalement», a-t-il souligné.
Cazeneuve a jugé la situation «d'une exceptionnelle gravité» et en a appelé au «consensus républicain» qui «renforce notre capacité à lutter contre l'action des groupes terroristes». «De tous les chantiers de sécurité que j'ai eu à connaître depuis ma prise de fonction, aucun ne m'a paru aussi lourd de risques pour notre pays», a-t-il jugé.
Source : sites web
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