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Trafic d’influence présumé: Nicolas Sarkozy placé en garde à vue

Trafic d’influence présumé: Nicolas Sarkozy placé en garde à vue
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L'ancien président doit s'expliquer sur son rôle dans l'affaire de trafic d'influence présumé soulevée après son placement sur écoutes.

Nicolas Sarkozy a été placé en garde à vue mardi matin 1er juillet dans un dossier de trafic d'influence présumé, une mesure inédite pour un ancien chef de l'État, a indiqué à l'AFP une source judiciaire. Les enquêteurs de l'office anticorruption (Oclciff) de la PJ française vont pouvoir entendre Nicolas Sarkozy pendant une durée pouvant aller jusqu'à 24 heures, éventuellement renouvelable une fois. Cette mesure intervient au moment où les rumeurs se font de plus en plus précises sur la volonté de Nicolas Sarkozy de renouer officiellement avec la vie politique et de prendre la tête de l'UMP.


Depuis lundi, l'avocat historique de Nicolas Sarkozy, Me Thierry Herzog, est en garde à vue, ainsiTrafic d’influence présumé: Nicolas Sarkozy placé en garde à vue que deux hauts magistrats, Gilbert Azibert et Patrick Sassoust. Une voiture noire aux vitres teintées, transportant l'ancien chef de l'État, est arrivée au siège de la direction centrale de la police judiciaire à Nanterre, dans la banlieue de Paris, a rapporté une journaliste de l'AFP. Des juges ont été saisis fin février par le parquet national financier (PNF).

Coûteuses conversations

L'affaire trouve sa genèse au printemps 2013. Plusieurs proches de Nicolas Sarkozy ont été placés sur écoutes dans l'enquête libyenne : Claude Guéant, Brice Hortefeux, mais aussi Michel Gaudin, ancien patron de la police nationale et ancien préfet de police de Paris. Ce dernier, qui a suivi l'ancien chef de l'État après la défaite de 2012 pour devenir son directeur de cabinet, tient plusieurs conversations qui interpellent les enquêteurs. Il semble notamment vouloir, en vain, se renseigner sur l'enquête libyenne auprès du patron du renseignement intérieur, Patrick Calvar.
Les juges décident de placer à son tour l'ancien président de la République sur écoutes notamment le téléphone qu'il utilise sous l'identité d'emprunt de Paul Bismuth pour converser avec Me Herzog. Or, des échanges entre les deux hommes peuvent laisser croire qu'ils ont cherché à obtenir des informations auprès de Gilbert Azibert sur une décision cruciale attendue dans l'affaire Bettencourt. Le prix de ces placements sur écoutes se révèle élevé pour le camp Sarkozy : un échange téléphonique entre Brice Hortefeux et l'ex-patron de la PJ parisienne Christian Flaesch avait déjà conduit au limogeage de ce dernier en décembre par Manuel Valls. Le policier semblait indiquer à son ancien ministre comment préparer une audition.

D'autres enquêtes

Outre les dossiers du financement libyen et du trafic d'influence, la justice mène plusieurs enquêtes susceptibles de se dresser sur la route d'un retour politique de Nicolas Sarkozy. La semaine dernière, le parquet de Paris a confié à des juges financiers une enquête pour "faux et usage de faux", "abus de confiance" et "tentative d'escroquerie", cette fois sur le financement de la campagne de 2012 de Nicolas Sarkozy. Ses meetings semblent avoir été en grande partie financés par l'UMP afin de masquer un dépassement du plafond autorisé.
Dans l'affaire de l'arbitrage Tapie, Claude Guéant a été placé en garde à vue, tout comme dans le dossier des primes qu'il a perçues quand il était directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy à l'Intérieur. Michel Gaudin a également été placé en garde à vue dans cette affaire des primes. Les policiers s'interrogent également sur la régularité des contrats conclus entre l'Élysée et neuf instituts de sondage sous le quinquennat Sarkozy.

Source : AFP

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