Hollande veut «aller toujours plus loin, toujours plus vite» pour reconquérir les Français
Plus impopulaire que jamais deux ans après son élection, François Hollande s'est montré mardi sur BFMTV et RMC volontariste affirmant vouloir aller «toujours plus loin, toujours plus vite» dans les réformes pour redresser la France, en dépit «des doutes» des Français.
«Il y a un chemin de sortie», a affirmé le président de la République appelant les Français à «garder espoir», pariant toujours sur «un retournement» dans la deuxième phase de son quinquennat, après la débâcle des municipales .
Deux ans pile après sa victoire à la présidentielle, un peu plus d'un mois après avoir changé de
Premier ministre, le président, qui ne s'était pas exprimé à la radio ou à la télévision depuis sa grande conférence de presse de janvier, s'est voulu pugnace.
«Je n'ai rien à perdre mais ce que qui compte c'est que le pays ait tout à gagner», a martelé M. Hollande qui, pendant une heure, a répondu aux questions de Jean-Jacques Bourdin, puis à celles des auditeurs et téléspectateurs. Les Français ne me font «aucune indulgence» mais «je ne m'attendais pas à des lendemains qui chantent», a-t-il confié demandant à être jugé à la «fin du quinquennat».
Selon lui, son nouveau Premier ministre, Manuel Valls, est en mesure de donner «l'impulsion nécessaire» pour redresser le pays à la tête «d'un gouvernement de combat».
«Tant mieux» si Manuel Valls est populaire, a affirmé au passage le chef de l'État qui cote a dégringolé sous la barre des 20% : une cote qui contraste avec celle dont bénéficie son rival potentiel pour 2017, majoritairement considéré comme un bon Premier ministre.
M. Hollande s'est également appliqué à défendre son mode de gouvernance, réfutant tout reproche d'«amateurisme» dans son action, alors qu'il est souvent la cible d'un procès en indécision. Il a par ailleurs soutenu n'avoir «jamais été dans une forme de vulgarité ou de grossièreté» dans la gestion de sa vie privée, alors que sa liaison avec l'actrice Julie Gayet a défrayé la chronique.
Le président Hollande a admis ne pas avoir «suffisamment dit» aux Français au lendemain de son élection, il y a deux ans, la gravité de la crise économique.
La baisse du chômage, une «obsession»
Martelant que la lutte contre le chômage était «son obsession», il a à demi reconnu son échec dans ce domaine en affirmant que s'il n'en avait «pas inversé la courbe» il l'avait «stabilisé».
L'objectif du chef de l'État, qui a tenté d'innover dans sa communication, avec cette séquence en deux temps, est de reconquérir le cœur des Français alors qu'il est devenu le président le plus impopulaire de la Ve République.
Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a lui-même admis lundi un «lien perdu» entre «les Français et le président», l'attribuant au «poids» des décisions prises pendant les deux premières années du quinquennat.
Reste que son pari d'«un retournement» apparaît risqué au moment où la France s'est engagée à réaliser 50 milliards d'euros d'économies d'ici à 2017, pour tenir l'objectif d'un retour à 3% de déficit public en 2015.
Les prévisions de croissance avancées par l'exécutif (1% cette année, avant 1,7% en 2015 et 2,25% les deux années suivantes) laissent dubitatif le Haut Conseil des Finances publiques, chargé de veiller à la sincérité de ces projections officielles. De nombreux économistes craignent par ailleurs que les mesures d'économies ne brisent le fragile élan de la reprise.
Doute aussi à la Commission européenne ; qui ne croit pas à un déficit français ramené à 3% en 2015. Dans ses dernières prévisions publiées lundi, l'exécutif européen table 3,4%.
«Le retournement» laisse tout autant sceptique une large part de la classe politique. Le patron de l'UMP, Jean-François Copé, raille un président qui "vient tous les mois à la télévision pour dire aux Français: +ne vous inquiétez pas, cela va s'arranger+".
Un «grand bluff de François Hollande saison 3» a critiqué l'ex-ministre UMP Valérie Pécresse, tandis que le président du MoDem, François Bayrou, a moqué une manifestation de la «pensée magique», et Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, «des méthodes d'illusionniste».
Plusieurs ministres sont en revanche montés au créneau pour donner corps à l'optimisme du chef de l'État. Le retournement, «je le sens», a assuré M. Le Foll quand Jean-Marie Le Guen (Relations avec le Parlement) y voit «le carburant du redressement».
Source : AFP
«Il y a un chemin de sortie», a affirmé le président de la République appelant les Français à «garder espoir», pariant toujours sur «un retournement» dans la deuxième phase de son quinquennat, après la débâcle des municipales .
Deux ans pile après sa victoire à la présidentielle, un peu plus d'un mois après avoir changé de
Premier ministre, le président, qui ne s'était pas exprimé à la radio ou à la télévision depuis sa grande conférence de presse de janvier, s'est voulu pugnace.«Je n'ai rien à perdre mais ce que qui compte c'est que le pays ait tout à gagner», a martelé M. Hollande qui, pendant une heure, a répondu aux questions de Jean-Jacques Bourdin, puis à celles des auditeurs et téléspectateurs. Les Français ne me font «aucune indulgence» mais «je ne m'attendais pas à des lendemains qui chantent», a-t-il confié demandant à être jugé à la «fin du quinquennat».
Selon lui, son nouveau Premier ministre, Manuel Valls, est en mesure de donner «l'impulsion nécessaire» pour redresser le pays à la tête «d'un gouvernement de combat».
«Tant mieux» si Manuel Valls est populaire, a affirmé au passage le chef de l'État qui cote a dégringolé sous la barre des 20% : une cote qui contraste avec celle dont bénéficie son rival potentiel pour 2017, majoritairement considéré comme un bon Premier ministre.
M. Hollande s'est également appliqué à défendre son mode de gouvernance, réfutant tout reproche d'«amateurisme» dans son action, alors qu'il est souvent la cible d'un procès en indécision. Il a par ailleurs soutenu n'avoir «jamais été dans une forme de vulgarité ou de grossièreté» dans la gestion de sa vie privée, alors que sa liaison avec l'actrice Julie Gayet a défrayé la chronique.
Le président Hollande a admis ne pas avoir «suffisamment dit» aux Français au lendemain de son élection, il y a deux ans, la gravité de la crise économique.
La baisse du chômage, une «obsession»
Martelant que la lutte contre le chômage était «son obsession», il a à demi reconnu son échec dans ce domaine en affirmant que s'il n'en avait «pas inversé la courbe» il l'avait «stabilisé».
L'objectif du chef de l'État, qui a tenté d'innover dans sa communication, avec cette séquence en deux temps, est de reconquérir le cœur des Français alors qu'il est devenu le président le plus impopulaire de la Ve République.
Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a lui-même admis lundi un «lien perdu» entre «les Français et le président», l'attribuant au «poids» des décisions prises pendant les deux premières années du quinquennat.
Reste que son pari d'«un retournement» apparaît risqué au moment où la France s'est engagée à réaliser 50 milliards d'euros d'économies d'ici à 2017, pour tenir l'objectif d'un retour à 3% de déficit public en 2015.
Les prévisions de croissance avancées par l'exécutif (1% cette année, avant 1,7% en 2015 et 2,25% les deux années suivantes) laissent dubitatif le Haut Conseil des Finances publiques, chargé de veiller à la sincérité de ces projections officielles. De nombreux économistes craignent par ailleurs que les mesures d'économies ne brisent le fragile élan de la reprise.
Doute aussi à la Commission européenne ; qui ne croit pas à un déficit français ramené à 3% en 2015. Dans ses dernières prévisions publiées lundi, l'exécutif européen table 3,4%.
«Le retournement» laisse tout autant sceptique une large part de la classe politique. Le patron de l'UMP, Jean-François Copé, raille un président qui "vient tous les mois à la télévision pour dire aux Français: +ne vous inquiétez pas, cela va s'arranger+".
Un «grand bluff de François Hollande saison 3» a critiqué l'ex-ministre UMP Valérie Pécresse, tandis que le président du MoDem, François Bayrou, a moqué une manifestation de la «pensée magique», et Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, «des méthodes d'illusionniste».
Plusieurs ministres sont en revanche montés au créneau pour donner corps à l'optimisme du chef de l'État. Le retournement, «je le sens», a assuré M. Le Foll quand Jean-Marie Le Guen (Relations avec le Parlement) y voit «le carburant du redressement».
Source : AFP
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