Le SOS des familles des mineurs et jeunes majeurs français partis combattre en Syrie
Trois collectifs de prévention contre les dérives radicaux ont lancé une pétition pour le rapatriement des mineurs et jeunes majeurs français partis combattre en Syrie aux côtés des groupes armés terroristes. Ils appellent le gouvernement à agir.
Une pétition intitulée «Rendez-nous nos enfants» en faveur du rapatriement des jeunes Français partis de gré ou de force en Syrie a été lancée mercredi 9 avril à Paris, à l'initiative de trois associations de prévention contre le radicalisme. Cette pétition est surtout un message adressé au chef de l'État. «Quand on voit que le président de la République peut faire revenir une lycéenne en France [dans le cadre de l'affaire Leonarda], il peut rapatrier ces jeunes», s'indigne Jonathan Mehenni, dont la sœur Sarah, 16 ans, est partie en Syrie le 11 mars. «C'est un appel lancé à tous les Français. Nous voulons faire réagir», a martelé de son côté Meriam Rhaiem, présidente du collectif «Jamais sans Assia», la mère de la fillette de 23 mois.
«Ce qu'on attend des autorités, c'est qu'elles s'emparent de ce problème et qu'elles aillent chercher les enfants en Syrie», a déclaré lors d'une conférence de presse Dounia Bouzar, fondatrice du Centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l'islam (CPDSI), l'un des trois collectifs.
L'association revient notamment sur le sort de la petite Assia, âgée de 23 mois, et enlevée par son père parti mener la «guerre sainte» en Syrie aux côtés des bandes armées terroristes. Mais «il y a aussi Norah, juste 15 ans, Sarah, juste 16 ans, et tous les autres...», énumère le communiqué.
Le CPDSI, le collectif «Jamais sans Assia» et l'association "Syrien ne bouge... agissons" - dirigée par Dominique Bons, la mère de Nicolas, décédé en Syrie en décembre 2013 - déplorent surtout le manque d'un dispositif d'alerte autour de «l'emprise mentale» dont sont victimes les mineurs et jeunes majeurs qui partent combattre en Syrie.
Parmi les revendications du CPDSI et des familles figure la suppression de la circulaire du 1er janvier 2013 qui autorise les mineurs à quitter le territoire sans accord parental et munis d'un passeport.
À ce jour, le CPDSI comptabilise une dizaine de mineurs qui seraient partis en Syrie, en précisant que la tranche d'âge 19-22 ans serait la plus présente sur place. «Je pense qu'on peut les compter par centaines», a déclaré Dounia Bouzar
.
Fin janvier, quelque 250 Français ou résidents en France se trouvaient en Syrie et 21 autres avaient trouvé la mort sur place depuis le début des affrontements entre les terroristes et les forces du président Bachar al-Assad, selon le ministère français de l'Intérieur.
Dans un entretien à Reuters mi-février, le juge antiterroriste Marc Trévidic faisait état d'une accélération de l'exode des jeunes Français pour la Syrie avec le retour d'une première génération qui s'efforce d'embrigader ses proches.
Source : agences et rédaction
Une pétition intitulée «Rendez-nous nos enfants» en faveur du rapatriement des jeunes Français partis de gré ou de force en Syrie a été lancée mercredi 9 avril à Paris, à l'initiative de trois associations de prévention contre le radicalisme. Cette pétition est surtout un message adressé au chef de l'État. «Quand on voit que le président de la République peut faire revenir une lycéenne en France [dans le cadre de l'affaire Leonarda], il peut rapatrier ces jeunes», s'indigne Jonathan Mehenni, dont la sœur Sarah, 16 ans, est partie en Syrie le 11 mars. «C'est un appel lancé à tous les Français. Nous voulons faire réagir», a martelé de son côté Meriam Rhaiem, présidente du collectif «Jamais sans Assia», la mère de la fillette de 23 mois.
«Ce qu'on attend des autorités, c'est qu'elles s'emparent de ce problème et qu'elles aillent chercher les enfants en Syrie», a déclaré lors d'une conférence de presse Dounia Bouzar, fondatrice du Centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l'islam (CPDSI), l'un des trois collectifs.
L'association revient notamment sur le sort de la petite Assia, âgée de 23 mois, et enlevée par son père parti mener la «guerre sainte» en Syrie aux côtés des bandes armées terroristes. Mais «il y a aussi Norah, juste 15 ans, Sarah, juste 16 ans, et tous les autres...», énumère le communiqué.
Le CPDSI, le collectif «Jamais sans Assia» et l'association "Syrien ne bouge... agissons" - dirigée par Dominique Bons, la mère de Nicolas, décédé en Syrie en décembre 2013 - déplorent surtout le manque d'un dispositif d'alerte autour de «l'emprise mentale» dont sont victimes les mineurs et jeunes majeurs qui partent combattre en Syrie.
Parmi les revendications du CPDSI et des familles figure la suppression de la circulaire du 1er janvier 2013 qui autorise les mineurs à quitter le territoire sans accord parental et munis d'un passeport.
À ce jour, le CPDSI comptabilise une dizaine de mineurs qui seraient partis en Syrie, en précisant que la tranche d'âge 19-22 ans serait la plus présente sur place. «Je pense qu'on peut les compter par centaines», a déclaré Dounia Bouzar
.
Fin janvier, quelque 250 Français ou résidents en France se trouvaient en Syrie et 21 autres avaient trouvé la mort sur place depuis le début des affrontements entre les terroristes et les forces du président Bachar al-Assad, selon le ministère français de l'Intérieur.
Dans un entretien à Reuters mi-février, le juge antiterroriste Marc Trévidic faisait état d'une accélération de l'exode des jeunes Français pour la Syrie avec le retour d'une première génération qui s'efforce d'embrigader ses proches.
Source : agences et rédaction
Comments
person Ben Hédi Lilia
ABAT LE TERRORISME
Il faut combattre, et même éliminer ce fléau d'islamistes qui nous empoisonnent la vie et mènent les jeunes de toutes les nationalités à la mort sous le couvert de l'islam. C GRAVE et il faut les anéantir.