Ex-otages du Niger : rôle des Algériens et des Qataris dans la libération
Selon le quotidien algérien El-Watan, Alger et doha auraient été impliqués dans les négociations, ayant abouti à la libération des quatre Français enlevés à Arlit en 2010 et libérés mardi.
Si les otages français d'Arlit -Pierre Legrand, Daniel Larribe, Thierry Dol et Marc Féret- ont été libérés, comme le révèle le journal Le Monde, grâce au paiement d'une rançon de 20 millions d'euros, les Algériens et les Qataris ont aussi joué un rôle important dans les négociations, rapporte l'édition en ligne du quotidien algérien El-Watan. Surtout depuis que le dossier a été pris en charge, au printemps dernier, par Bernard Bajolet, directeur de la DGSE et ancien ambassadeur de France en Algérie, proche des services de renseignements algériens.
«Il y a deux mois, les Qataris, qui entretiennent de bonnes relations avec les mouvements
salafistes en Syrie et en Libye, sont intervenus à la demande des Français, et sont entrés en contact avec des cadres d'Ansar Dine [un groupe extrémiste malien, NDLR]», a précisé une source sécuritaire algérienne au quotidien.
«Pour montrer leur bonne volonté, les autorités maliennes ont arrêté leurs recherches contre 20 combattants d'Ansar Dine», a expliqué cette source. Cette décision aurait convaincu Iyad Ag Ghaly, ancien dirigeant de la rébellion touareg et chef de ces combattants, de faire jouer ses réseaux pour obtenir la libération des quatre otages.
Cette source sécuritaire explique qu'en parallèle, l'Algérie aurait mené une opération, et activé ses propres contacts. Il y a quelques jours, le mauritanien Mustapha Ould Chafii s'est rendu à Alger.
Pendant ce temps, les Algériens, qui voient toujours d'un mauvais œil l'intrusion du Qatar dans les affaires maghrébines, ont aussi mené une opération parallèle. «Il y a quelques jours, Mustapha Ould Chafii, s'est rendu à Alger», assure ce cadre des renseignements. Ce Mauritanien, conseiller du président burkinabais Blaise Compaoré, est aussi un homme d'affaires, «déjà sollicité lors des pourparlers précédents pour la libération d'otages au Mali».
Toujours d'après les services de renseignements algériens, le chef terroriste Abou Zeid, responsable de l'enlèvement des otages français, a été tué en mars dernier lors d'une opération pour libérer les otages, qui visait précisément son groupe, la katiba Tariq Ibn Zyad. Les négociations ont été menées par son successeur, l'Algérien Saïd Abou Moughatil, et le Tunisien Abou Mohamed, un cadre du groupe, qui maîtrise plusieurs langues et auquel Abou Zeid avait souvent recours lors des négociations. Cette même source avance que la libération des otages s'est faite en contrepartie de la libération de deux groupes terroristes d'Aqmi prisonniers au Mali, dans les prisons de Gao.
Déjà, mardi soir, le président de l'Observatoire international du terrorisme Roland Jacquard avait évoqué sur FRANCE 24 le rôle joué par Alger dans le dénouement de l'affaire. Il expliquait notamment que le directeur de la DGSE, Bernard Bajolet, avait été ambassadeur de France en Algérie, et qu'il avait conservé d'étroits liens avec le renseignement algérien.
Source : sites web
Si les otages français d'Arlit -Pierre Legrand, Daniel Larribe, Thierry Dol et Marc Féret- ont été libérés, comme le révèle le journal Le Monde, grâce au paiement d'une rançon de 20 millions d'euros, les Algériens et les Qataris ont aussi joué un rôle important dans les négociations, rapporte l'édition en ligne du quotidien algérien El-Watan. Surtout depuis que le dossier a été pris en charge, au printemps dernier, par Bernard Bajolet, directeur de la DGSE et ancien ambassadeur de France en Algérie, proche des services de renseignements algériens.
«Il y a deux mois, les Qataris, qui entretiennent de bonnes relations avec les mouvements
salafistes en Syrie et en Libye, sont intervenus à la demande des Français, et sont entrés en contact avec des cadres d'Ansar Dine [un groupe extrémiste malien, NDLR]», a précisé une source sécuritaire algérienne au quotidien.«Pour montrer leur bonne volonté, les autorités maliennes ont arrêté leurs recherches contre 20 combattants d'Ansar Dine», a expliqué cette source. Cette décision aurait convaincu Iyad Ag Ghaly, ancien dirigeant de la rébellion touareg et chef de ces combattants, de faire jouer ses réseaux pour obtenir la libération des quatre otages.
Cette source sécuritaire explique qu'en parallèle, l'Algérie aurait mené une opération, et activé ses propres contacts. Il y a quelques jours, le mauritanien Mustapha Ould Chafii s'est rendu à Alger.
Pendant ce temps, les Algériens, qui voient toujours d'un mauvais œil l'intrusion du Qatar dans les affaires maghrébines, ont aussi mené une opération parallèle. «Il y a quelques jours, Mustapha Ould Chafii, s'est rendu à Alger», assure ce cadre des renseignements. Ce Mauritanien, conseiller du président burkinabais Blaise Compaoré, est aussi un homme d'affaires, «déjà sollicité lors des pourparlers précédents pour la libération d'otages au Mali».
Toujours d'après les services de renseignements algériens, le chef terroriste Abou Zeid, responsable de l'enlèvement des otages français, a été tué en mars dernier lors d'une opération pour libérer les otages, qui visait précisément son groupe, la katiba Tariq Ibn Zyad. Les négociations ont été menées par son successeur, l'Algérien Saïd Abou Moughatil, et le Tunisien Abou Mohamed, un cadre du groupe, qui maîtrise plusieurs langues et auquel Abou Zeid avait souvent recours lors des négociations. Cette même source avance que la libération des otages s'est faite en contrepartie de la libération de deux groupes terroristes d'Aqmi prisonniers au Mali, dans les prisons de Gao.
Déjà, mardi soir, le président de l'Observatoire international du terrorisme Roland Jacquard avait évoqué sur FRANCE 24 le rôle joué par Alger dans le dénouement de l'affaire. Il expliquait notamment que le directeur de la DGSE, Bernard Bajolet, avait été ambassadeur de France en Algérie, et qu'il avait conservé d'étroits liens avec le renseignement algérien.
Source : sites web
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