Arrivée en France des quatre ex-otages du Niger, au moins 20 millions d’euros versés
Les quatre ex-otages français du Sahel libérés mardi ont atterri mercredi en fin de matinée à l'aéroport militaire de Villacoublay, près de Paris, à bord d'un avion du gouvernement, en provenance de la capitale du Niger, Niamey.
Pierre Legrand, Daniel Larribe, Thierry Dol et Marc Féret, salariés du groupe Areva et d'une filiale de Vinci enlevés sur le site minier d'Arlit en septembre 2010 par Al-Qaïda au Maghreb islamique
(AQMI), sont accompagnés par les ministres des Affaires étrangères et de la Défense, Laurent Fabius et Jean-Yves Le Drian.
François Hollande a suspendu le conseil des ministres pour les accueillir à Villacoublay, où se trouvent aussi leurs familles et le président d'Areva, Luc Oursel.
«C'est un formidable moment mais il faut penser à ceux qui restent», a déclaré le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, à des journalistes, à la sortie du conseil. Il a refusé de répondre aux questions sur le versement éventuel d'une rançon.
«Plus d'une vingtaine de millions d'euros» versée
Ces libérations ont été permises grâce à une opération de récupération de huit jours, le
versement d'une rançon de 20 à 25 millions d'euros et des mois de négociations, a révélé Le Monde plus tôt dans la matinée.
«Une rançon de 20 millions d'euros, prélevée sur les fonds secrets alloués aux services de renseignement, a été payée pour obtenir la libération des otages français», précise le quotidien français.
Le Monde détaille longuement les tractations qui ont permis la libération des quatre hommes. Selon ses informations, Areva a été exclue du jeu des négociations au profit du Niger. La France aurait travaillé à partir du mois de mai avec Mohamed Akotey, homme de confiance du président nigérien, et intermédiaire privilégié des groupes extrémistes de la région. Ce dernier aurait obtenu d'AQMI la libération des otages en échange d'une rançon. François Hollande aurait donné son accord à cette solution.
L'Elysée dément tout versement de rançon
L'Elysée s'est refusé à préciser la manière dont les otages avaient été libérés, et notamment s'il y a eu une opération militaire des forces nigériennes. A Niamey, pressé par des journalistes de dire où avait eu lieu la libération, le président nigérien, Mahamadou Issoufou, a déclaré que les otages se trouvaient dans le nord du Mali.
Laurent Fabius a démenti tout paiement de rançon de la part des autorités françaises: «La consigne du président (Hollande) est de ne pas payer de rançon, cette consigne est respectée»,
a-t-il insisté sur RTL. Le ministre ne s'est cependant pas prononcé sur un éventuel versement d'argent par l'entreprise Areva et son sous-traitant Satom, qui employaient les quatre otages.
Il n'y a eu ni «rançon» ni «assaut», a pour sa part précisé le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian à la chaîne de télévision TF1.
Les deux ministres ont en revanche tous deux salué l'action du président nigérien. Laurent Fabius a rendu hommage à «l'action déterminante» du président Issoufou dans la libération des quatre hommes, évoquant un parcours «long et difficile». «Il y a eu une initiative prise par les réseaux du président Issoufou qui a permis une libération sans heurts», a-t-il souligné.
Jean-Yves Le Drian a affirmé mercredi que le président François Hollande était «déterminé à mener toutes les actions nécessaires pour libérer tous les otages» français encore détenus.
Sept ressortissants français sont toujours retenus en otages : deux au Sahel, un au Nigeria et quatre en Syrie, selon les sources officielles.
Source: agences et rédaction
Pierre Legrand, Daniel Larribe, Thierry Dol et Marc Féret, salariés du groupe Areva et d'une filiale de Vinci enlevés sur le site minier d'Arlit en septembre 2010 par Al-Qaïda au Maghreb islamique
(AQMI), sont accompagnés par les ministres des Affaires étrangères et de la Défense, Laurent Fabius et Jean-Yves Le Drian.François Hollande a suspendu le conseil des ministres pour les accueillir à Villacoublay, où se trouvent aussi leurs familles et le président d'Areva, Luc Oursel.
«C'est un formidable moment mais il faut penser à ceux qui restent», a déclaré le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, à des journalistes, à la sortie du conseil. Il a refusé de répondre aux questions sur le versement éventuel d'une rançon.
«Plus d'une vingtaine de millions d'euros» versée
Ces libérations ont été permises grâce à une opération de récupération de huit jours, le
versement d'une rançon de 20 à 25 millions d'euros et des mois de négociations, a révélé Le Monde plus tôt dans la matinée.«Une rançon de 20 millions d'euros, prélevée sur les fonds secrets alloués aux services de renseignement, a été payée pour obtenir la libération des otages français», précise le quotidien français.
Le Monde détaille longuement les tractations qui ont permis la libération des quatre hommes. Selon ses informations, Areva a été exclue du jeu des négociations au profit du Niger. La France aurait travaillé à partir du mois de mai avec Mohamed Akotey, homme de confiance du président nigérien, et intermédiaire privilégié des groupes extrémistes de la région. Ce dernier aurait obtenu d'AQMI la libération des otages en échange d'une rançon. François Hollande aurait donné son accord à cette solution.
L'Elysée dément tout versement de rançon
L'Elysée s'est refusé à préciser la manière dont les otages avaient été libérés, et notamment s'il y a eu une opération militaire des forces nigériennes. A Niamey, pressé par des journalistes de dire où avait eu lieu la libération, le président nigérien, Mahamadou Issoufou, a déclaré que les otages se trouvaient dans le nord du Mali.
Laurent Fabius a démenti tout paiement de rançon de la part des autorités françaises: «La consigne du président (Hollande) est de ne pas payer de rançon, cette consigne est respectée»,
a-t-il insisté sur RTL. Le ministre ne s'est cependant pas prononcé sur un éventuel versement d'argent par l'entreprise Areva et son sous-traitant Satom, qui employaient les quatre otages.Il n'y a eu ni «rançon» ni «assaut», a pour sa part précisé le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian à la chaîne de télévision TF1.
Les deux ministres ont en revanche tous deux salué l'action du président nigérien. Laurent Fabius a rendu hommage à «l'action déterminante» du président Issoufou dans la libération des quatre hommes, évoquant un parcours «long et difficile». «Il y a eu une initiative prise par les réseaux du président Issoufou qui a permis une libération sans heurts», a-t-il souligné.
Jean-Yves Le Drian a affirmé mercredi que le président François Hollande était «déterminé à mener toutes les actions nécessaires pour libérer tous les otages» français encore détenus.
Sept ressortissants français sont toujours retenus en otages : deux au Sahel, un au Nigeria et quatre en Syrie, selon les sources officielles.
Source: agences et rédaction
Comments