"Israël" avertit les médias de ne pas embarquer sur la flottille pour Gaza
"Israël" a mis en garde les journalistes étrangers de ne pas embarquer à bord de la flottille internationale de la Liberté, qui doit appareiller de Grèce vers la Bande de Gaza dans les prochains jours.
Le Bureau de presse gouvernemental israélien (GPO) a déclaré que "les membres des médias étrangers qui prendront part à l’expédition sont passibles d’une interdiction d’entrée de dix ans en Israël".
"Que les choses soient bien claires, la participation à cette flottille est une violation volontaire de la loi israélienne et est susceptible de coûter aux participants une interdiction d’entrée en Israël pendant dix ans, la confiscation de leur matériel et des sanctions supplémentaires", a écrit le directeur du GPO, Oren Helman, dans une lettre adressée aux représentants des organes de presse étrangers basés en "Israël".
L’Association de la presse étrangère (FPA), qui représente les journalistes étrangers couvrant les Territoires palestiniens, a protesté contre cette lettre, estimant qu’"elle envoie un message glaçant aux médias internationaux et pose de sérieuses questions quant à l’engagement d’Israël en faveur de la liberté de la presse".
"Les journalistes couvrant un événement d’actualité légitime doivent être autorisés à faire leur travail sans menaces ni intimidation. Nous exhortons le gouvernement israélien à revenir immédiatement sur cette décision", a-t-elle affirmé dans un communiqué.
Quelques 350 militants de 22 pays, dont l’écrivain suédois Henning Mankell ainsi quelques journalistes, ont prévu d’appareiller de Grèce cette semaine à bord d’une dizaine de bateaux dans le cadre d’une "flottille de la liberté" transportant de l’aide humanitaire à Gaza, malgré des menaces d’Israël et l’opposition de l’ONU.
Cette initiative pour briser le blocus de Gaza imposé depuis cinq ans par Israël, et qui se veut pacifique, se reproduit pour la deuxième année consécutive.
En mai 2010, une première tentative d’approcher de Gaza (territoires palestiniens) a coûté la vie à neuf personnes après l’assaut sanglant de la marine israélienne contre le ferry turc Mavi Marmara, qui servait de navire amiral à la flottille.
