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Imam des opprimés

Cuba: Le président accuse les États-Unis de «génocide»

Cuba: Le président accuse les États-Unis de «génocide»
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Par AlAhed avec agences

Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a dénoncé ce dimanche la «politique génocidaire» de Washington envers Cuba, accusant les États-Unis de vouloir «s’approprier le pays».

Depuis janvier, le gouvernement de Donald Trump applique une politique de pression maximale sur l’île, située à 150 km des côtes de Floride.

À l’embargo en vigueur depuis 1962 s’est ajouté un blocus pétrolier et une longue liste de sanctions contre des entreprises et des dirigeants cubains.

Ces mesures ont entraîné une chute drastique du tourisme, le départ de nombreuses entreprises étrangères et un assèchement des entrées de devises.

Les sanctions les plus récentes, annoncées jeudi, concernent le programme des missions médicales cubaines à l’étranger, une des principales sources de revenus du pays.

Le blocus, «une arme de guerre»

«Cuba mène aujourd’hui une bataille historique» contre «une politique génocidaire qui s’est donné pour objectif d’asphyxier tout un peuple afin de s’approprier le pays», a dénoncé le chef de l’État cubain depuis la province de Pinar del Rio.

«Le blocus est une arme de guerre et provoque des morts», a accusé le chef de l’État, estimant que Washington cherchait à provoquer, à Cuba comme dans d’autres pays, une «explosion sociale dans le seul but d’imposer des gouvernements alignés sur ses intérêts impériaux».

Sur l’île de 9,4 millions d’habitants, la crise énergétique provoque des coupures de courant de 30 heures dans la capitale et de plusieurs journées d’affilée en province.

Elle affaiblit les services sociaux et attise le malaise social.

Le pays a également connu trois coupures d’électricité générales en juillet.

Le président cubain a appelé à l'«unité» et à la «mise en œuvre des transformations économiques et sociales», annoncée mi-juin sous forme d’un programme de 176 mesures qui prévoit un virage économique majeur vers une économie de marché.

Le président américain Donald Trump prétend que Cuba représente «une menace extraordinaire» pour la sécurité nationale des États-Unis.

Il a plusieurs fois menacé d’en «prendre le contrôle».

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