Démolitions, vols de drones et frappes au Liban: «Israël» continue de violer l’accord de cessez-le-feu
Par AlAhed avec agences
L’armée d’occupation «israélienne» a mené de vastes opérations de démolition dans le sud du Liban, tandis que des drones «israéliens» ont, à plusieurs reprises, violé l’espace aérien libanais au-dessus de Beyrouth et de sa banlieue sud, marquant une nouvelle entorse à l’accord-cadre conclu sous médiation américaine entre le gouvernement libanais et l’entité «israélienne».
Lundi le 20 juillet, l’Agence nationale d’information libanaise (ANI) a rapporté qu’une violente explosion a secoué, peu avant midi, la localité de Kfar Tebnit, dans le sud du pays.
Il a ensuite été confirmé que cette explosion résultait d’une opération de démolition menée par les forces «israéliennes». «D’épaisses colonnes de fumée se sont élevées du site».
Dans le district de Marjayoun, au sud du pays, trois explosions successives ont été entendues à Qlayaa.
L’ANI a indiqué qu’elles étaient dues à des détonations contrôlées effectuées par l’armée libanaise pour neutraliser des munitions non explosées, obus et roquettes, vestiges de précédents affrontements.
Parallèlement, des drones «israéliens» ont survolé Beyrouth et sa banlieue sud, tandis que des avions de guerre «israéliens» ont effectué des raids aériens simulés le long de la frontière nord du Liban ainsi qu’au-dessus des régions montagneuses de l’Akkar (Nord), et de Hermel (Est).
Au cours des dernières semaines, les forces d’occupation «israéliennes» ont systématiquement procédé à la destruction d’habitations, au dynamitage de ponts et à la démolition d’infrastructures civiles dans le sud du Liban.
Ces incidents surviennent alors que l’offensive militaire «israélienne» au Liban se poursuit sans relâche, malgré «l’accord-cadre», signé le mois dernier entre le gouvernement libanais et «Tel-Aviv» sous médiation américaine.
Cet «accord-cadre» prévoit un retrait progressif des forces «israéliennes» des territoires libanais occupés.
Toutefois, il ne fixe aucun calendrier précis, le retrait complet étant conditionné à la prise en charge totale de la sécurité des zones évacuées par l’armée libanaise.
Le président du Parlement libanais, Nabih Berri, s’oppose à cet «accord-cadre» controversé, promettant d’empêcher sa ratification par le Parlement.
De hauts responsables parlementaires affiliés au mouvement de résistance libanais Hezbollah ont vivement condamné cet «accord-cadre», le qualifiant d’«humiliation», de «honte» et de «renoncement à la souveraineté du Liban».
«Israël» continue de s’emparer plusieurs secteurs du sud du Liban, notamment des zones qu’il contrôle depuis plusieurs décennies ainsi que d’autres territoires occupés au cours de son agression entre octobre 2023 et novembre 2024.
Selon les chiffres officiels, depuis le 2 mars 2026, date à laquelle l’armée «israélienne» a débuté sa guerre contre le Liban, au moins 4 328 personnes ont été tuées et plus de 12 227 autres blessées.
Comments
