Nucléaire, missiles balistiques: Trump accuse l’Iran, qui dénonce de «gros mensonges»
Par AlAhed avec AFP
L’Iran a rejeté mercredi de «gros mensonges» américains, après que Donald Trump l’a accusé de développer des missiles capables de frapper les États-Unis et de poursuivre ses «sinistres ambitions nucléaires».
Avant de nouveaux pourparlers entre les deux pays prévus jeudi à Genève, sous médiation omanaise, le président américain a toutefois dit privilégier la voie diplomatique alors que Téhéran estimait qu’un accord était «à portée de main».
Les États-Unis, qui ont multiplié les menaces d’attaque en cas d’échec de la diplomatie, ont déployé un dispositif militaire massif dans la région du Golfe.
«Tout ce qu’ils avancent au sujet du programme nucléaire iranien, des missiles balistiques de l’Iran et du nombre de victimes lors des troubles de janvier n’est rien d’autre que la répétition de gros mensonges», a déclaré sur X le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.
Quelques heures plus tôt, Donald Trump avait affirmé lors de son discours de politique générale devant le Congrès que l’Iran avait «déjà développé des missiles qui peuvent menacer l’Europe et nos bases» militaires et travaillait à concevoir des missiles «qui pourront atteindre bientôt les États-Unis».
«Ils poursuivent à l’heure actuelle leurs sinistres ambitions nucléaires», a accusé le président américain.
«Ils veulent conclure un accord, mais nous n’avons pas encore entendu ces mots-clés: Nous n’aurons jamais l’arme nucléaire», a-t-il insisté.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, avait auparavant affirmé que son pays était «déterminé à parvenir à un accord juste et équitable, dans les plus brefs délais».
Il a fait état d’une «opportunité historique de conclure un accord sans précédent qui prenne en compte» les intérêts mutuels.
«Un accord est à portée de main, mais seulement si la diplomatie est privilégiée», a-t-il ajouté.
Téhéran se défend d’ambitions nucléaires militaires, mais insiste sur son droit au nucléaire civil, en vertu du Traité de non-prolifération (TNP) dont il est signataire.
L’Iran et les États-Unis, qui ont renoué le dialogue le 6 février à Mascate, avaient tenu cinq sessions de pourparlers nucléaires l’an dernier, stoppés net par la guerre de 12 jours déclenchée en juin par une attaque «israélienne», durant laquelle Washington avait bombardé des sites nucléaires iraniens.
Comments
