Bahreïn : Des milliers de manifestants dans dix régions

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Des heurts ont éclaté vendredi entre manifestants et forces de l'ordre bahreïnies aux abords de Manama, en marge des obsèques d'une femme tombée en martyre, Abda Abdel Hussein, 59 ans, suite à l’inhalation des gaz lacrymogènes.
Des milliers de Bahreïnis ont défilé vendredi dans les rues de dix villages situés autour de la capitale Manama pour réclamer des réformes, certains demandant le renversement de la dynastie au pouvoir.
Répondant à l'appel de l'opposition, les manifestants, parmi lesquels figuraient des dignitaires, des femmes et des personnes âgées, réclamaient des réformes dans le royaume, mais certains sont allés encore plus loin, appelant à "la chute du régime".
"A bas Hamad", scandaient-ils, en référence au roi de Bahreïn, Hamad ben Issa Al-Khalifa.
Ils ont également exigé le limogeage du Premier ministre Khalifa Ben Salmane Al-Khalifa, l'oncle du roi, en poste depuis 40 ans.
La police a eu recours aux canons à eau contre les protestataires qui se dirigeaient vers la Place de la Perle, symbole du soulèvement populaire réprimé par les forces saoudo-bahreïnies.
Plusieurs centaines de policiers arrivés en renfort ont ensuite dispersé la foule à coups de matraques et de grenades lacrymogènes.
Dans un communiqué, l'opposition, dont le puissant parti Al-Wefaq, a affirmé qu'elle poursuivrait le mouvement de protestation jusqu'à ce que le régime "oppresseur" soit remplacé par "un Etat civil et démocratique, fondé sur la justice, la liberté, la démocratie et la justice sociale".
L'opposition a également appelé à la libération des prisonniers politiques et à la mise en œuvre "honnête" des recommandations formulées par une commission d'enquête indépendante sur la répression l'an dernier du soulèvement populaire.
En outre, un nouveau bahreïni est tombé en martyre à l’hôpital Souleimaniya, à Manama, suite aux gaz toxiques lancés d’une façon excessive par les forces de l’ordre à l’encontre des quartiers résidentiels.
Les obsèques de la victime Ahmad Abdel Nabi, 31 ans, auront lieu aujourd'hui, dans son village natal, Chahrakane.
Le Haut-Commissariat de l'Onu aux droits de l'homme, qui soupçonne les services de sécurité de faire un usage excessif de la force et des gaz lacrymogènes, a dit cette semaine vouloir enquêter sur le sujet.
Selon l'opposition et plusieurs organisations de défense de droits de l’Homme, des centaines de personnes ont été tuées ou blessées depuis juin par les forces saoudo-bahreïnies.
Source: Divers
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