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Arabie: le chef d’état-major et d’autres responsables militaires limogés

Arabie: le chef d’état-major et d’autres responsables militaires limogés
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C'est un remaniement majeur, aux allures de limogeage, qui a été opéré à la tête de l'armée saoudienne, lundi 26 février. Le secrétaire général de l'armée a été placé à la retraite et remplacé par le général Fayyad ben Hamed al-Ruwayli. Les chefs des armées de l'air et de terre ont été évincés, ainsi que des fonctionnaires civils, dont plusieurs sous-ministres, par une série de décrets royaux pris tard dans la nuit, ont annoncé les médias d'État saoudiens.

Arabie: le chef d’état-major et d’autres responsables militaires limogés

«Fin des services du général Abdel Rahmane ben Saleh al-Bunyan, chef d'état-major», a rapporté l'agence de presse officielle SPA.

Fait rare dans le royaume saoudien, une femme, Tamadur bent Youssef al-Ramah, a été choisie comme ministre adjoint au Travail. Le roi Salmane a aussi désigné un nouveau maire dans plusieurs villes, et trois gouverneurs adjoints parmi les descendants des princes Ahmed, Talal et Muqrin, frères du roi Salmane qui ont pu se sentir lésés depuis que ce dernier a accédé au trône en 2015.

Le nouveau gouverneur adjoint de la province d'Asir est le prince Turki ben Talal, frère de l'homme d'affaires milliardaire Al-Walid ben Talal, qui avait été arrêté pour des soupçons de corruption avant d'être libéré en janvier.

«Bavure» militaire au Yémen

Aucune explication officielle n'a été donnée à ces changements à la tête de l'armée, alors que Riyad intervient militairement au Yémen depuis près de trois ans.

Le remaniement survient également au lendemain de l'annonce à Sanaa d'une «bavure» de la coalition emmenée par l'Arabie saoudite, dont l'aviation aurait bombardé par erreur une base militaire de l'armée yéménite, son alliée, faisant entre 6 et 20 morts et 15 blessés, selon des sources militaires progouvernementales.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane, 32 ans, fils du roi saoudien, qui dirige le ministère de la Défense, consolide son emprise sur le pouvoir depuis quelques mois, tout en poursuivant une politique régionale affirmée. Il conduit depuis 2015 l'agression contre le Yémen voisin.

En novembre, toujours à l'initiative du monarque, des dizaines de princes, de ministres et d’hommes d’affaires avaient été arrêtés en Arabie saoudite lors d’une «opération anticorruption». En tout, 381 personnalités du royaume ont fait les frais de cette purge, présentée à ses débuts comme «une nouvelle ère de transparence».

Source: agences et rédaction

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