
La France veut demander l’arrêt des négociations sur le TTIP
La France veut l'arrêt des négociations sur le traité de libre-échange transatlantique, a annoncé le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur Matthias Fekl.

Le gouvernement français va demander en septembre à la commission européenne d'arrêter les négociations sur le projet de traité de libre-échange entre Européens et Américains (TTIP), a annoncé mardi le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur Matthias Fekl.
«Il n'y a plus de soutien politique de la France à ces négociations» et «la France demande l'arrêt de ces négociations», a déclaré M. Fekl, sur la radio RMC.
Il a justifié cette demande par le fait que les négociations, qui sont menées, côté européen, par la Commission européenne au nom des 27 Etats membres, souffraient d'un déséquilibre en faveur des positions américaines.
«Les Américains ne donnent rien ou alors des miettes (…), ce n'est pas comme ça qu'entre alliés on doit négocier», a-t-il indiqué, ajoutant que «les relations ne sont pas à la hauteur entre l'Europe et les USA, il faut reprendre plus tard sur de bonnes bases».
La France exprimera cette position en septembre, lors d'une réunion des ministres chargés du commerce extérieur à Bratislava, a-t-il précisé, cité par l'AFP.
Depuis juin 2013, l'Union européenne est en négociations avec les Etats-Unis au sujet du partenariat transatlantique de libre-échange. Il s'agit de créer la plus grande zone de libre-échange du monde pour un marché de près de 800 millions de consommateurs.
Les propos de Matthias Fekl interviennent au moment où l'accord est rejeté par un nombre croissant de Français et d'Européens.
Fervent partisan de l'accord en 2014, François Hollande s'y est radicalement opposé en 2016. Après le 13e round des négociations sur le TAFTA ou TTIP, le président de la République a déclaré que la France disait «non» au traité au stade actuel.
Fin juin, le premier ministre français Manuel Valls a de son côté déclaré qu'il ne pouvait pas y avoir d'accord sur le partenariat transatlantique de libre-échange (Tafta) entre les Etats-Unis et l'UE si les intérêts de cette dernière n'étaient pas prises en considération.
À noter également que plus de 3,5 millions de personnes se sont déjà prononcées contre l'accord de libre-échange transatlantique ayant signé une pétition lancée par le collectif STOP TTIP.
Source: agences et rédaction
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