
Une mineure de 16 ans, prête à commettre un attentat en France, déférée
Une mineure de 16 ans, qui se disait prête à commettre un attentat en France, a été présentée à la justice lundi en vue d'une mise en examen, a indiqué une source judiciaire.
Elle avait été interpellée jeudi dans le cadre d'une opération antiterroriste à Melun (Seine-et-Marne), en grande banlieue parisienne.
«Très radicalisée», elle était administratrice d'un groupe sur la messagerie chiffrée Telegram, où «elle a relayé de nombreux messages de propagande du groupe Etat islamique (EI ou Daech), a relayé des appels à la commission d'un attentat et a également exprimé son intention de passer à l'acte», a précisé une source proche de l'enquête.
Une information judiciaire, confiée à des juges d'instruction antiterroristes, a été ouverte par le parquet de Paris qui a requis son placement en détention provisoire.
Les enquêteurs sont remontés jusqu'à l'adolescente, qui n'a pas d'antécédent judiciaire, après avoir repéré un message «très inquiétant» posté au sein de ce groupe sur Telegram, a indiqué la même source.
Des perquisitions ont été menées jeudi par les policiers d'élite du Raid à Melun, notamment au domicile familial de la jeune fille. Ni arme ni explosif n'ont été découverts.
«A ce stade des investigations, les enquêteurs n'ont pas mis en évidence une cible de lieu ou un projet (d'attaque) abouti», a ajouté la source proche de l'enquête.
L'ordinateur et le téléphone de la mineure sont en cours d'exploitation et «il n'y a pas eu à ce stade d'autres interpellations», a-t-elle souligné.
Magnanville (13 juin, deux morts), Nice (14 juillet, 85 morts) puis Saint-Etienne-du-Rouvray (26 juillet, un mort): en proie à une menace terroriste sans précédent, la France a subi en un mois et demi trois attaques terroristes revendiquées par le groupe extrémiste «Daech», plus de six mois après les attentats de Paris et Saint-Denis en novembre (130 morts).
Source: agences et rédaction
Comments