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La France «n’était pas prête» à affronter des attaques terroristes

La France «n’était pas prête» à affronter des attaques terroristes
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Il n'y a «pas eu de gros ratés» dans la gestion des attentats parisiens de 2015, mais la France n'était «pas prête» à affronter des attaques terroristes de cette ampleur, ont indiqué le rapporteur et le président de la commission d'enquête parlementaire sur «les moyens mis en œuvre par l'État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015».

La France «n’était pas prête» à affronter des attaques terroristes

«Notre pays n'était pas préparé, maintenant il faut se préparer», a déclaré à l'AFP le député Les Républicains Georges Fenech, qui a présidé la commission. Il prône notamment la refonte des services de renseignement autour d'une agence nationale antiterroriste.

L'attaque terroriste du 13 novembre contre le Bataclan n'aurait pas pu être évitée, a par ailleurs estimé le rapporteur de la commission Sébastien Pietrasanta, alors que des menaces avaient été proférées en 2009 et 2015 et étaient connues du renseignement.

«Contrecarrer les attaques aurait supposé que les magistrats instructeurs et les agents des services de renseignement aient gardé, personnellement, en mémoire toutes les cibles mentionnées par les terroristes lors de leurs auditions», selon le député socialiste.

L'état d'urgence décrété dans la foulée des attaques djihadistes du 13 novembre à Paris et l'opération militaire Sentinelle n'ont qu'«une portée limitée sur la sécurité nationale», estime également le rapporteur.

«L'état d'urgence a eu un effet mais il semble s'être rapidement amenuisé. Et dix-huit mois après le début de l'opération Sentinelle, alors que cette contribution qui a été jusqu'à 10.000 hommes est encore aujourd'hui de 6.000 à 7.000 soldats, je m’interroge sur la valeur ajoutée réelle dans la sécurisation du territoire national», déclare Pietrasanta.

La commission préconise une réorganisation du renseignement autour d'une agence nationale placée directement sous l'autorité du Premier ministre, sur le modèle américain du Centre national antiterroriste (NTC) créé après le 11 septembre 2001.

«Face au défi du terrorisme international, il faut des ambitions beaucoup plus élevées que ce qu'a mis en œuvre jusqu'à maintenant le ministère de l'Intérieur en termes de renseignement et créer une agence nationale de lutte contre le terrorisme», déclare Georges Fenech, le président de la commission.

Le soir du 13 novembre, Paris vit trois heures de carnage au Bataclan, aux terrasses de bars et restaurants parisiens, et aux abords du Stade de France à Saint-Denis. Bilan, 130 morts, 496 blessés. Dix mois plus tôt, le 7 janvier 2015, les frères Chérif et Saïd Kouachi faisaient irruption dans les locaux de Charlie Hebdo et abattaient froidement douze personnes. Le lendemain, Amédy Coulibaly tuait une policière municipale à Montrouge, en banlieue parisienne, et quatre Juifs le 9 janvier dans un supermarché casher de l'est parisien.

Parmi les auteurs de ces attaques, ceux de nationalité française étaient connus des services judiciaires, pénitentiaires ou de renseignement. Ils avaient tous été fichés, contrôlés, écoutés ou incarcérés pendant le parcours qui a mené à leur radicalisation.

Pour les victimes et les proches des personnes tuées le 13 novembre, les «dysfonctionnements» ont été nombreux, notamment pendant l'intervention des forces de l'ordre le soir des attaques, dans la prise en charge des blessés par les services de secours ou encore pour l'identification des corps et des blessés. Sans compter le parcours du combattant administratif pendant des mois après le drame.

Source: sites web et rédaction

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