noscript

Please Wait...

soleimani2025

Evacuation de la place de la République, le mouvement reprendra lundi soir

Evacuation de la place de la République, le mouvement reprendra lundi soir
folder_openFrance access_time depuis 9 années
starAJOUTER AUX FAVORIS

Les manifestants qui depuis onze jours se retrouvaient pour des «Nuits debout» afin de contester entre autres le projet de loi travail ont été évacués lundi au matin de la place de la République à Paris, ont indiqué des sources policières.

L’évacuation par la police de la centaine de personnes encore sur place a commencé vers 5h 30 et s’est déroulée sans incident.

Evacuation de la place de la République, le mouvement reprendra lundi soir

L’évacuation «visait prioritairement à enlever les structures fixes, conformément aux déclarations de manifestation déposées qui prévoyaient un démontage dimanche en fin de soirée», a expliqué la préfecture de police de Paris. Mais une nouvelle demande de manifestation ayant été déposée, le mouvement reprendra lundi soir, a affirmé une source policière.

Vers 7h 30, il n’y avait plus de manifestants et les services de propreté de la ville de Paris, en présence de CRS (policiers anti-émeutes), continuaient de nettoyer et démonter les structures de stands et autres installations qui avaient été mises en place au fur et à mesure, a constaté un journaliste de l’AFP.

«Si ça tourne à la violence, on ne peut pas tolérer»

Chaque nuit depuis la journée de mobilisation du 31 mars contre le projet de réforme contesté du code du travail, des manifestants, souvent par milliers, se retrouvent à République dans le cadre de ce mouvement citoyen qui dépasse largement l’opposition à la loi El Khomri.

La vaste esplanade draine une foule bigarrée, dont de nombreux jeunes, dans une ambiance de kermesse et de forum altermondialiste, entre stands, réunions de commissions et «assemblées générales». Le mouvement s’est depuis étendu à plusieurs dizaines de villes de province, avec plus ou moins d’affluence.

Des incidents ont toutefois émaillé la «Nuit debout» de Paris dans la nuit de samedi à dimanche, lorsque quelques centaines de personnes ont voulu se rendre au domicile du premier ministre, Manuel Valls, dans l’Est parisien. Huit personnes ont été interpellées et des dégradations ont été déplorées par les autorités.

«Tant que c’était bon enfant on pouvait tolérer, même si l’occupation ou la privatisation d’une place n’est pas totalement possible. Et puis nous sommes quand même dans une période pour le moins troublée du point de vue des risques de terrorisme. Mais là, depuis quelques jours, la violence s’est invitée (…) donc la difficulté est là. C’est-à-dire que l’on peut discuter, dialoguer (…), mais si ça tourne à la violence, on ne peut pas tolérer», a déclaré le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, sur France Info lundi.

Source: agences et rédaction

Comments

//