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Réunion à Paris de la coalition internationale

Réunion à Paris de la coalition internationale
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La coalition conduite par Washington qui mène la guerre contre «Daech» en Irak et Syrie se réunit mercredi à Paris, avec l'objectif de mobiliser plus de moyens militaires et de pays partenaires.

Les ministres de la Défense des sept pays les plus engagés dans la campagne aérienne alliée et la formation des forces irakiennes - Etats-Unis, France, Australie, Grande-Bretagne, Allemagne, Italie et Pays-Bas - se retrouvent à 11H00 GMT au ministère français de la Défense.

Co-présidée par le Français Jean-Yves Le Drian et l'Américain Ashton Carter, la réunion de Paris permettra de faire «le bilan des actions de la coalition» et «d'étudier les pistes d'intensification de la campagne militaire», selon Paris. «Ils vont voir ce qui peut être nécessaire pour accélérer le tempo» de la campagne Réunion à Paris de la coalition internationale

militaire, selon la même source.

Lancée à l'été 2014, cette campagne a longtemps souffert des engagements épars de ses membres, selon des experts.

A Paris on assure qu’«il y a des tensions au sein de l'organisation (terroriste), des baisses de rémunération des combattants, des effets d'érosion de Daech».

Stratégie militaire faible

Pour les Américains, la réunion de Paris doit permettre de rassembler plus de soutien. «Beaucoup de nations peuvent faire plus», ne cesse de répéter le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter.

Le message s'adresse notamment aux pays arabes et du Golfe, davantage mobilisés depuis mars sur le Yémen, et dont une participation accrue, même symbolique, serait vivement appréciée, souligne-t-on dans l'entourage de Carter.

Les pays d'Asie, impliqués surtout dans des activités humanitaires, pourraient aussi accroitre leur soutien en terme de fournitures d'équipements militaires, estime cette même source.

Dans un rare aveu, le chef des opérations de l'état-major français, le général Didier Castres, a récemment reconnu devant des parlementaires que la stratégie militaire de la coalition souffrait de «faiblesses pour produire des effets rapides». Notamment, a-t-il précisé, dans les «moyens engagés» et du fait de procédures américaines très contraignantes pour éviter des dommages collatéraux.

Lors de leur réunion, les sept ministres vont également étudier quels moyens supplémentaires mobiliser (matériels, formateurs...) «pour accélérer la montée en puissance des forces locales», peshmergas kurdes et armée irakienne, selon Paris.

Si les Occidentaux rechignent à renouveler l'expérience d'une présence américaine massive au sol en Irak, ils reconnaissent la nécessité d'augmenter le nombre de leurs forces spéciales et leurs capacités en collecte de renseignements.

Parmi les Européens, les Pays-Bas avaient promis une réponse sur leur engagement d'ici fin janvier. L'Australie en revanche a déjà rejeté toute idée d'un accroissement de son aide militaire.

La Libye, où «Daech» profite depuis des mois du chaos politique pour monter en puissance, fera également partie des discussions, mais il n'y pas de propositions concrètes sur la table, affirme-t-on de source militaire américaine.

Pour les conflits en Irak et Syrie, l'idée reste de coupler le dossier militaire et le volet diplomatique, souligne-t-on à Paris. Le souhait de la France d'une «grande et unique coalition» contre «Daech», incluant la Russie absente de la réunion mercredi, est cependant resté lettre morte.

Prévus par l'ONU le 25 janvier à Genève, des pourparlers pour une solution politique en Syrie s'annoncent ardus, les principaux acteurs restant incapables de s'entendre sur la composition de la délégation de l'opposition syrienne.

Les chefs des diplomaties américaine et russe, John Kerry et Sergueï Lavrov, doivent discuter de la Syrie ce mercredi lors d'une rencontre à Zurich, en Suisse.

Source : agences et rédaction

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