Les opérations palestiniennes étranglent l’économie israélienne

La municipalité de «Jérusalem», confrontée à une crise financière endémique aggravée par les opérations palestiniennes de ces derniers mois, va supprimer plus de 2.000 emplois municipaux, selon un communiqué reçu vendredi.
Cette décision prise jeudi intervient alors que le maire Nir Barkat est engagé dans un bras de fer avec le ministère des Finances depuis plusieurs mois pour obtenir des rallonges budgétaires.
«C'est une décision très difficile mais, à mon grand regret, nous n'avons pas le choix», faute d'aide de la part du ministère, a déclaré Nir Barkat, cité par le communiqué de ses services.
Il a précisé que 170 employés dans le nettoyage avaient déjà reçu leurs lettres de licenciement. Les secteurs de la culture, de la protection sociale, de l'éducation et de la sécurité seront aussi touchés.
La municipalité de «Jérusalem» emploie directement 8.000 personnes et des milliers d'autres sont employées par les différentes agences et associations qui travaillent pour elle, a indiqué une porte-parole de la mairie.
Dans une période comme celle-là d'attaques nous nous attendons à recevoir du soutien et pas à être confrontés à de l'indifférence, a déploré Nir Barkat.
Selon la presse, il demande depuis des semaines une rallonge budgétaire de 450 millions de shekels (environ 106 millions d'euros) au ministre des Finances Moshé Kahlon, qui la lui refuse.
M. Kahlon a cependant débloqué 100 millions de shekels (environ 24 millions d'euros) pour aider les commerçants de la Ville sainte dont l'activité a été durement touchée par la vague d'attaques anti-israéliennes, la plupart à l'arme blanche, qui secoue la ville, la Cisjordanie occupée, et dans une moindre mesure certaines villes israéliennes depuis début octobre.
Selon la presse, M. Kahlon motive son refus de transférer les fonds demandés par M. Barkat en accusant ce dernier de «mauvaise gestion».
Le budget de «Jérusalem» souffre d'un déséquilibre chronique causé par la faiblesse relative du nombre de grandes entreprises installées dans la ville et par la pauvreté d'une partie importante de ses habitants exonérés des impôts municipaux.
Source : agences