noscript

Please Wait...

Propos anti-musulmans: La Maison Blanche juge Trump «disqualifié»

Propos anti-musulmans: La Maison Blanche juge Trump «disqualifié»
folder_openAmériques access_time depuis 9 années
starAJOUTER AUX FAVORIS

La Maison blanche a jugé mardi qu'en proposant d'interdire tous les musulmans d'entrée sur le territoire des Etats-Unis, Donald Trump s'était «disqualifié» de lui-même de la course à l'élection présidentielle de novembre prochain.

La présidence démocrate appelle également tous les autres candidats à l'investiture républicaine à rejeter «sans délai» sa candidature.

«Ce qu'a dit Donald Trump le disqualifie pour être président», a déclaré, sur un ton inhabituellement ferme, Josh Earnest, Propos anti-musulmans: La Maison Blanche juge Trump «disqualifié»

porte-parole de Barack Obama, cité par l'AFP.

«C'est moralement répréhensible et cela a des conséquences pour notre sécurité nationale», a-t-il poursuivi.

Le milliardaire a appelé lundi dans un communiqué à un arrêt des entrées des musulmans aux Etats-Unis, jusqu'à ce que le Congrès «puisse comprendre ce qui se passe» après l'attaque de la semaine dernière en Californie.

Ses rivaux républicains, pourtant habituellement peu enclins à défendre les musulmans, ont condamné plus ou moins vivement la provocation trumpienne, de Marco Rubio à Chris Christie. Jeb Bush, qui avait lui-même après les attentats de Paris proposé d'exclure les réfugiés syriens musulmans mais d'accepter les chrétiens, l'a traité de «déséquilibré».

La Maison Blanche est sortie de sa réserve habituelle pour enjoindre le parti républicain à couper ses liens avec «un aboyeur de foire» pour ne pas se laisser entraîner «dans les poubelles de l'histoire».

Hillary Clinton, la favorite de l'investiture démocrate, a estimé que les républicains n'en faisaient pas assez pour se séparer de Trump. Le camp démocrate les accuse d'avoir eux-mêmes poussé des politiques discriminatoires en déclarant les réfugiés syriens persona non grata aux Etats-Unis, après les attentats de Paris.

Colère dans la communauté musulmane

Dans la communauté musulmane américaine, c’est la colère. Nihad Awad est le directeur de l’organisation Cair, l’une des plus importantes associations de musulmans américains. Pour lui, «c’est outrageant, venant d’une personne qui veut occuper les plus hautes fonctions du pays, c’est dangereux et ce n’est pas américain. Donald Trump s’exprime plus comme un meneur de gangs prêt à lyncher, et non comme le leader d’une grande nation comme la nôtre».

Et de poursuivre : «Les musulmans américains font partie du ciment de ce grand pays, nous sommes des secouristes, des médecins, des policiers, des pompiers et des membres des forces armées, et nous nous tenons debout, unis en tant qu’Américains, contre la stigmatisation, contre l’islamophobie, contre les terroristes de [l’organisation] Etat islamique et contre le terrorisme. Donald Trump ne doit pas jouer avec les émotions de quelques personnes fourvoyées dans notre pays et profiter de la peur qui s’insinue. Ses idées ne sont pas seulement inconstitutionnelles, elles sont le contraire de l’Amérique».

Vague d'indignation aussi à travers le monde

Les propos du milliardaire ont fait réagir bien au-delà des frontières américaines. De Londres au Caire en passant par Paris, les condamnations se sont multipliées après la dernière provocation de Donald Trump. Condamnations venues d’abord des musulmans eux-mêmes. Pour l’autorité religieuse égyptienne Dar al-Islam, interdire le sol américain aux musulmans, ce serait «donner aux extrémistes de tous bords des opportunités pour accomplir leurs actes criminels».

En Europe, le Premier ministre britannique David Cameron a dénoncé une proposition tout simplement erronée et qui sèmerait la discorde. Même le Premier ministre français s'est exprimé, alors qu'il n'est pas dans ses habitudes de commenter les débats politiques d'un pays étranger. Pour Manuel Valls, «Monsieur Trump, comme d’autres, entretient la haine et les amalgames».

Source : agences et rédaction

Comments

//