Fusillade de San Bernardino : Obama n’exclut pas la piste terroriste

Les enquêteurs ont trouvé 12 engins explosifs au domicile des deux suspects de la fusillade mortelle de San Bernardino. Les motivations de deux tireurs demeures inconnues. Selon Barack Obama, la piste terroriste est «possible».
Accès de rage contre des collègues ou attaque terroriste ? Barack Obama a déclaré, jeudi 3 décembre, que les motivations des auteurs de la sanglante fusillade perpétrée mercredi à San Bernardino, en Californie, demeuraient inconnues, tout en jugeant que la piste terroriste était «possible».
«À ce stade, nous ne savons pas pourquoi cet événement terrible s'est produit, a déclaré le président américain depuis le Bureau ovale en présence de son Conseil de sécurité nationale. Nous savons que les deux individus qui ont été tués étaient équipés d'armes et avaient, semble-t-il, accès à d'autres armes à leur domicile. Mais nous ne savons pas pourquoi ils l'ont fait, nous ne connaissons pas leurs motivations».
Des engins explosifs retrouvés au domicile des suspects
Lors d’un point presse tenu jeudi, le chef de la police de San Bernardino s’est en tout cas «bien gardé de parler de terrorisme». Il n’a même pas relayé la prétendue radicalisation des suspects en Arabie saoudite.
Plus tôt dans la journée, CNN avait indiqué que Syed Farook «était en contact téléphonique et via les réseaux sociaux avec plusieurs entités liées au terrorisme international».
De fait, le chef de la police s’est uniquement attardé sur la perquisition effectuée au domicile des suspects. Plus de 6 500 cartouches de fusils d'assaut et d'armes de poing ont ainsi été retrouvées au domicile, dans la voiture et sur le couple de suspects.
Trois autres engins explosifs reliés entre eux et actionnables à distance ont été retrouvés dans le bâtiment visé par les tueurs. Ils n'ont finalement pas explosé. Les deux pistolets et deux fusils d'assaut avaient été achetés légalement.
L'homme et la femme, âgés respectivement de 28 et 27 ans avaient une petite fille de six mois qu'ils avaient confiée à la mère de Syed Farook en début de journée au prétexte d'un rendez-vous médical, a indiqué un beau-frère du jeune homme.
Farook, de nationalité américaine, avait travaillé comme expert sanitaire pour les services de santé de San Bernardino, une ville située à l'est de Los Angeles. Ce sont ses anciens collègues qui étaient réunis mardi pour ce déjeuner festif durant lequel une dispute a éclaté, à la suite de laquelle Syed Farook aurait quitté les lieux, pour revenir plus tard avec son épouse perpétrer le massacre.
Source : sites web et rédaction
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